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« Curieux idolâtres et acheteurs de statues ». Le marché de la sculpture sous la Révolution et l’Empire à Paris

Thèse non numérisée. Résumé : L histoire du marché de l art a fait l objet d un renouveau d intérêt de la part des historiens de l art depuis la parution des ouvrages fondateurs de Francis Haskell et d Antoine Schnapper. Le but de cette thèse était d envisager le marché de l art dans le domaine de la sculpture à Paris sous la Révolution et l Empire (1780-1820) : il s agissait d étudier les ventes et les achats de sculptures dans la capitale à une période de bouleversements politiques et d évolution des modes, des goûts et des savoirs. En étudiant de façon séparée le marché de la fin de l Ancien Régime, puis le marché de la période révolutionnaire et impériale, l accent a été mis sur les sculptures dispersées lors des ventes aux enchères, dont le contenu est bien connu grâce aux nombreux catalogues de ventes répertoriés pour la période, sur les collections de sculptures saisies à la Révolution par les Commissions révolutionnaires et sur la façon dont elles ont été redistribuées entre les musées et le marché de l art, et enfin sur quelques personnalités d amateurs de sculpture redécouverts à la faveur des catalogues et des inventaires.
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1452)

Les Travaux publics sous le ministère de Marcel Sembat (1914-1916)

Pendant la Première Guerre Mondiale, l’économie française connut de grands bouleversements. A cette époque, le Ministère des Travaux Publics est cantonné dans des domaines restreints mais importants, tels que l’organisation des transports et l’approvisionnement en charbon et fut amené à exercer un contrôle sur le marché du charbon. Avant la guerre, le Ministère des Travaux Publics comprend l’administration des Ponts et Chaussées, ainsi que celle des Mines. En 1914, suite aux bouleversements dus à la guerre, un nouveau ministre fut nommé : Marcel Sembat, socialiste et représentant le SFIO, avec son chef de Cabinet, Léon Blum. Le Ministère des Travaux publics va faire face alors à deux crises : le charbon et les transports.L’approvisionnement en combustible provient de charbon français en partie, l’autre partie venant de houille anglaise. En 1915, Marcel Sembat arrive à obtenir de la part des houillières françaises qu’elles n’augmentent pas leur prix ; en revanche celui du charbon anglais continue à monter . Face à cette situation, en automne 1915, le Ministère des Travaux Publics et la commission des Mines de la Chambre des députés élaborent un projet de loi pour y remédier.D’autre part, de grosses perturbations dans les transports ont eu lieu en 1915. Dès la fin de cette même année, les journaux parlent alors de « crise des transports ». Pour y remédier, la navigation fluviale est organisée, notamment sur la Seine, mais également dans les ports pour améliorer la circulation et les échanges. A la fin de l’année 1916, le Ministère des Travaux publics vise trois objectifs : assurer les importations de charbon pour limiter la pénurie et faire baisser les prix ; réglementer la distribution de charbon ; et enfin améliorer la production d’énergie en France. Pourtant, dès le mois de novembre, la pénurie de charbon s’installe et Marcel Sembat devient le bouc émissaire de cette situation. C’est surtout le gouvernement dirigé par Aristide Briand que l’on cherche à atteindre à travers la personne de Marcel Sembat

Représentations de la table et de la commensalité (1150-1350). Dans la moitié septentrionale de la France, l’Angleterre et les Pays-Bas

Thèse non numérisée. Résumé : Cette Thèse s’inscrit au croisement de l’histoire de l’alimentation et de l’histoire des idéologies et des représentations. Les historiens de l’alimentation s’intéressent de plus en plus à la cour. En effet, l’organisation de la salle du banquet reflète la société ; le roi, les serviteurs, les jeunes, les femmes, sont mis en relief par la table à laquelle ils siègent. On s’intéresse également à l’iconographie religieuse, en particulier les repas vétéro-testamentaires et eucharistiques pour les intégrer dans le cadre des représentations de la commensalité. Le terme de commensalité se diffuse en français et en latin, au début du XVe siècle et place l’objet de la table comme le centre de la pratique conviviale. On s’intéresse à la Table de Dieu, et principalement au sujet de la cène. Au XIIIe siècle, l’image de la Cène est d’abord celle de la chute du mauvais convive. Un aspect important de la représentation de la commensalité se manifeste avec un éclat particulie dans les images de repas divins : l’importance de l’axe vertical.La Table du roi est généralement identifiée par l’étude du Lancelot en prose. La table semble avoir une véritable fonction: c’est à table que se fait la circulation des nouvelles entre les convives. Les images de la table du roi présentent l’isolement de celui-ci. Mais c’est à partir de 1300 que le roi solitaire cesse d’etre connoté négativement. Une autre question intéresse les historiens de l’alimentation, celle de la mixité conviviale. A la cour la présence de la reine est exceptionnelle ; dans la maison seigneuriale, elle est systématique.La table et l’image de table sont deux représentations qui reflètent un espace symbolique organisé
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1457) fl

Un héritage des Bonaparte : Le prix du galvanisme (1802-1815) et le prix Volta (1852-1888). L’État et l’encouragement à la recherche sur l’électricité

Cette étude porte sur deux prix scientifiques fondés l’un par Napoléon Bonaparte en 1802, l’autre par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852, et tous les deux consacrés à la recherche sur l’électricité. Le prix du galvanisme est une des premières fondations de l’Institut ; les conditions pour participer au prix sont particulièrement souples : le prix est ouvert à tous, quel que soit le pays d’origine, etc… Toutes les conditions sont réunies pour favoriser une émulation à l’échelle européenne. Le galvanisme constitue un moment très particulier dans l’histoire de l’électricité. La Société galvanique fut fondée peu de temps après le prix du galvanisme et joua un rôle considérable dans la constitution d’un groupe de médecins, de physiciens et de chimistes. La Société devint alors un lieu renommé pour ses expertises. En 1852, Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République, prend la décision de fonder un prix destiné à l’application la plus utile de la pile de Volta. Oublié aujourd’hui, le prix Volta connut un grand succès à l’époque de son existence. A partir des années 1880, l’électricité conquiert définitivement l’industrie. Forts de ce succès, l’avenir de la profession est désormais garanti. L’initiative des Bonaparte rencontre alors le désir de toute une communauté d’etre reconnue et encouragée pour mieux se constituer en profession : le corps des électriciens

Le livre de raison d’Honoré de Quiqueran de Beaujeu

Thèse non numérisée. Résumé : Le livre de raison occupe une place spécifique au sein des écrits du for privé. Ceux ci connaissent un regain d’intérêt depuis quelques années. Le livre de raison est une écriture intime, un « nous » collectif, celui de la famille. Il joue un rôle primordial dans la construction et la préservation de la mémoire familiale. Un des meilleurs exemples est celui d’Honoré Quiqueran de Beaujeu, écrit entre 1655 et 1687, (conservé au Centre Historique des Archives nationales), gentilhomme arlésien. Le livre de raison est tout d’abord un moyen pour l’auteur de garder intacte la mémoire de sa famille.La famille Quiqueran de Beaujeu est solidement établie dans la ville d’Arles et est une famille d’auteurs reconnus : Pierre et Honoré de Quiqueran de Beaujeu. Pierre est le troisième enfant de François de Quiqueran de Beaujeu et de sa première femme, Jeanne de la Rivière. Honoré est le premier enfant issu du remariage de son père François avec Isabeau de Thieuloy. L’histoire du livre d’Honoré est mieux connue que celle de Pierre.Le choix de la généalogie des Quiqueran de Beaujeu est fait d’une généalogie verticale, privilégiant l’ascendance masculine, celle qui donne le nom ainsi que la noblesse. Le livre de raison d’Honoré de Quiqueran de Beaujeu dit peu de choses sur le quotidien de la famille. En revanche, il renseigne sur les pratiques de l’exploitation agricole a travers les comptes. Honoré de Quiqueran fournit dans son livre un exemple précieux pour mieux comprendre la construction d’une mémoire familiale ainsi que les évolutions de la noblesse au XVIIe siècle

Michel Liénard, l’ornement du XIXe siècle

Thèse non numérisée. Résumé : Le personnage de l ornemaniste occupe une place primordiale mais rarement bien définie dans les processus de création du monde des arts décoratifs du XIXe siècle. Michel Liénard (1810 1870) est l un de ces artistes curieux de tout, engagés dans de nombreux chantiers et de multiples domaines dans lesquels s est construit l esprit du siècle, à la fois tourné vers le passé et constamment à la recherche de progrès et de nouveauté. Spécialiste du néo-Renaissance mais participant plus globalement du courant de l éclectisme, Michel Liénard a collaboré avec les grands noms de l époque et ses travaux regardent aussi bien l orfèvrerie, avec François-Désiré Froment-Meurice ou le mobilier avec la maison Grohé, la sculpture religieuse monumentale (chapelle royale de Dreux) ou mobilière (église Sainte-Clotilde, orgues de Cavaillé-Coll), la décoration d intérieur (ministère des Affaires étrangères au quai d Orsay) ou l urbanisme haussmannien. L étude biographique s accompagne du catalogue raisonné d une partie du fonds Liénard conservé au musée des Arts décoratifs de Paris, explicitant les activités de l artiste : copies de bâtiments anciens, études d ornements, de mobilier, travaux préparatoires pour des recueils de modèles gravés, etc.

Rendre la justice au parlement de paris sous la ligue (1589-1594). Procédure civile et conciliation

Thèse non numérisée. Résumé : En premier lieu, la problématique de cette étude est de savoir comment le Parlement a pu, dans une période de guerres civiles, rendre la justice. Il faut pour répondre à ceci, reconstituer la procédure civile à la fin du XVIe siècle et examiner la façon dont les parlementaires rendent la justice. La procédure au Parlement se fonde sur plusieurs textes législatifs qui datent de l’époque de Saint Louis. En règle générale, le déroulement normal d’un procès est assez souvent perturbé par des voies de recours. En effet, l’intérêt des parties ayant un procès devant le Parlement est de le faire durer le plus longtemps possible. Ainsi, les parties multiplient les incidents de procédure et les voies de recours. Au début du XVIe siècle, le Parlement compte trois Chambres : la Grand Chambre ainsi que deux chambres des enquêtes. Au temps de la Ligue, le Parlement joue un rôle de régulateur. En effet, concernant les affaires matrimoniales par exemple, le Parlement ne règle pas les questions de divorce, en revanche il gère les demandes de séparation de biens et de corps entre les époux. Mais lorsque la situation prend une tournure violente, le Parlement intervient en tant que protecteur de l’ordre social : protection des individus, et notamment les femmes lorsqu’elles sont battues ; protection des familles…Ensuite, on peut se demander quelle influence la ligue a-t-elle sur les décisions prises ? Tout d’abord avec le problème particulier des offices : les conflits concernant les offices naissent à cette période dans un contexte très particulier qui favorise les tensions. Il existe donc une fermeture progressive des offices les plus importants à ceux qui ne sont pas du meme milieu que leurs détenteurs. Ainsi la tension est a son comble. C’est dans ce contexte tendu que le Parlement de Paris est censé juger les causes relatives aux offices. Ensuite, avec la question du « parti pris », question qui est difficile à trancher. En effet, la période de la Ligue oblige souvent à prendre parti

À la découverte de l’Italie et de l’Égypte, les voyages d’André Dutertre. Carnets de dessins de l’École nationale supérieure des Beaux-arts

Thèse non numérisée. Résumé : André Dutertre (1753-1842), artiste dessinateur et graveur, fut aussi un voyageur infatigable. Ce travail replace dans la carrière de l’artiste les deux grands voyages que ce dernier a effectués, en s’appuyant sur l’inventaire de deux recueil de dessins conservés à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Le premier voyage de Dutertre, au cours duquel il découvrit l’Italie, fut entrepris en 1783. Il s’apparente à un traditionnel voyage d’étude comme nous le montrent les dessins rapportés par l’artiste, dessins qui nous livrent aussi la vision très personnelle et intime que Dutertre avait de l’Italie. Le second voyage de Dutertre l’a amené en Égypte entre 1798 et 1801. En effet, il eu la chance d’appartenir à la Commission des Sciences et des arts qui a accompagnée l’Expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte. Il s’est agit pour Dutertre de répondre à une commande officielle : rassembler le plus de documentation possible sur L’Égypte, ses habitants, ses mœurs, sa géographie… Cette étude revient aussi sur le professeur de fleurs et d’ornements que fut Dutertre auprès du corps des Pages de l’Empereur puis à l’École gratuite de dessin, ainsi que sur sa carrière de copiste et d’illustrateur

Édouard Reuss (1804-1891), Erinnerungen aus meinem Leben. Édition partielle (1846-1872) et commentaire

Thèse non numérisée. Résumé : Édouard Reuss, professeur à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, a rédigé à partir de 1850 ses Mémoires, et a poursuivi leur rédaction tout au long de sa vie. Ce texte intitulé Erinnerungen aus meinem Leben constitue la source principale pour les travaux sur Édouard Reuss, mais est aussi une source de premier plan pour l’histoire du protestantisme alsacien et l’histoire de la théologie au XIXe siècle. Dans les Erinnerungen aus meinem Leben, Édouard Reuss se fait tout à tour autobiographe, mémorialiste et auteur d’un journal intime. Ce travaille porte sur la période de 1846 à 1872, c'est-à-dire sur les tomes cinq et six du manuscrit conservé à la médiathèque protestante de Strasbourg. Édouard Reuss a été le témoin des bouleversements politiques de la Révolution de 1848 et de la guerre franco-prussienne. Comme le montre sa très riche correspondance, il a entretenu des contacts avec des universitaires, français et allemands principalement, surtout théologiens et philologues. Il a ainsi participé aux débats théologiques de son époque, marquée par le développement des sciences historiques et exégétiques. Son poids et son rôle furent importants dans la direction de l’Église de la Confession d’Augsbourg au XIXe siècle. En même temps, ses mémoires livrent un aperçu de la vie d’une famille bourgeoise à Strasbourg au XIXe siècle et de ses relations sociales.

Les Commissaires du quartier du Louvre (1751-1791). Contribution à une histoire de la praxis policière dans le Paris du second XVIIIe siècle

Thèse non numérisée. Résumé : Étudier un des quarante-huit commissaires-enquêteurs-examinateurs au Châtelet de Paris au XVIIIe siècle et son activité paraissait un moyen de mieux connaître l’institution policière en s’intéressant directement à des acteurs-clé, ceux auxquels la population avait le plus souvent affaire. Qui sont-ils ? Quelle est leur formation ? À quoi ressemble leur travail quotidien ? Comment s’organisent-ils entre eux, y a-t-il un partage des tâches, une spécialisation ? Comment collaborent-ils avec les autres « policiers », inspecteurs et Guet de Paris ?Pour tenter de répondre à ces questions, il faut se pencher sur une figure précise de commissaire. Pierre Chénon, en poste de 1751 à 1791 dans le quartier du Louvre/Saint-Germain-l’Auxerrois, est un modèle de commissaire spécialisé dans la recherche des livres prohibés et la Bastille, questions sensibles pour l’administration de la capitale. Ce professionnel sortant de l’ordinaire est étudié en regard des pratiques de ses collègues du même quartier – successivement Louis Cadot, Hubert Mutel, puis son propre fils Marie-Joseph Chénon – commissaires plus généralistes

« Tam Parisius quam alibi ». Unité et pluralité de la chancellerie royale au temps de Charles VII (1418-1461)

Thèse non numérisée. Résumé : Dans l’histoire de la chancellerie royale, la période qui s’étend de la fuite du dauphin en 1418 à la mort du roi Charles VII en 1461 est d’une importance capitale : c’est au moment de la désorganisation la plus complète du royaume, lors du « Schisme royal », que le démembrement de la chancellerie est érigé en principe. En effet, à partir de 1418, des preuves tangibles de l’existence d’au moins deux chancelleries fonctionnant simultanément, auprès du roi et auprès du Parlement, peuvent être rassemblées, tandis qu’une double série d’enregistrement est conservée à partir de 1440. Entre 1420 et 1428, puis surtout après 1444, la tripartition de la chancellerie est avérée, « tam Parisius quam alibi », puisqu’elle apparaît clairement dans les comptes de l’audience du sceau. En s’immergeant au cœur de cette réalité, il est possible de comparer l’organisation et le rayonnement de la chancellerie de la Cour et de celle du Palais et de rendre palpable l’efficacité et les avantages d’un fonctionnement bipartite ou tripartite, s’appuyant sur le corps des notaires et secrétaires, sous l’autorité du chancelier. Les démembrements de la chancellerie remettent en cause le monopole de la grâce royale car ils supposent une délégation permanente du droit de grâce, notamment au conseil établi à Paris. Pour pallier cette tendance à l’éclatement, tout est mis en œuvre pour rappeler que le roi est source de toute grâce et pour contrôler l’action des chancelleries. Le succès de la chancellerie du Palais n’est plus à démontrer : c’est sur ce modèle que sont constituées les petites chancelleries créées par les successeurs de Charles VII

La vie des monuments de l’État. Histoire administrative et patrimoniale de la Caisse nationale des monuments historiques(1912-1978)

Thèse non numérisée. Résumé : La Caisse nationale des monuments historiques fut créée en 1914 dans le climat de crise qui, pour le service des Monuments historiques, a suivi la Séparation de l’Église et de l’État, afin d’apporter compléments de ressources et souplesse budgétaire grâce à la formule en vogue de l’établissement public ; elle a connu de multiples transformations au fil des décennies. Imaginée à l’origine pour recevoir dons, legs, et ressources fiscales, la Caisse a finalement été alimentée par les droits d’entrée instaurés dans les monuments historiques après la guerre, et à partir de la fin des années 1920, par le développement d’une activité commerciale. Bas de laine discret de la direction des Beaux-Arts durant l’Entre-deux-guerres, la Caisse fait valoir à partir de Vichy les enjeux du développement touristique des monuments historiques, et l’édition de la revue Les Monuments historiques de la France illustre ce dynamisme nouveau. Après la création du ministère des Affaires culturelles, une réforme importante fait de l’établissement public en 1965 un organisme d’exploitation des monuments historiques aux attributions élargies, cherchant à rendre la vie aux vieilles pierres. La machine administrative se met en place progressivement, les rapports à la tutelle parfois tendus illustrent les enjeux nouveaux de l’action de la Caisse. L’analyse porte sur les hommes, les procédures, les moyens, les résultats, dans une perspective d’histoire administrative et patrimoniale. Le dernier chapitre s’attache à la question des domaines et châteaux possédés en propre par l’établissement public

La tradition gréco-latine de l’optique médiévale, de Calcidius jusqu’au XIIe siècle

Thèse non numérisée. Résumé : L’objet de ce travail est de faire le point sur ce que les Occidentaux ont retenu de l’optique grecque entre la traduction du Timée par Calcidius accompagnée de son commentaire et la vague de traductions gréco- et arabo-latines du XIIe siècle. La période longue retenue, huit siècles, permet de souligner des continuités, dans l’étude des textes, dans les traditions culturelles et interprétatives, dans la persistance d’un intérêt pour l’optique, comprise comme une théorie de la vision très élargie. La vision, en effet, tout comme la nature de la lumière, atteint une résonance qui dépasse de loin les bornes du phénomène physique ou physiologique. Tout comme la vision est à la base de noétique alti-médiévale, puis plus strictement de la gnoséologie au XIIe siècle, la nature de la lumière est le nœud d’interrogations métaphysiques qui sous-tendent un discours physique latent. Ainsi, la relecture du Timée permet la réinterprétation physique d’un certain nombre de problématiques métaphysiques développées à partir de l’assimilation de Dieu à la Lumière, issues du texte biblique lui-même et encore enrichies par les Pères de l’Église. Cette relecture esquisse un programme cohérent d’interprétation de tous les phénomènes liés au visuel, qu’il s’agisse de la nature et de la propagation de la lumière, des couleurs de l’arc-en-ciel, de la réflexion sur la matière par opposition à la lumière, alors définie à partir des critères qui déterminent sa visibilité. La cohérence de cette théorie, élaborée essentiellement par Thierry de Chartres et Guillaume de Conches, lui permet de bénéficier d’un retentissement qui dépasse largement le cercle restreint de l’école de Chartres et la première moitié du XIIe siècle, puisqu’elle se ressent fortement dans la reprise de termes spécialisés dans les traductions du XIIe siècle. Il n’y a donc avec l’arrivée des traductions du grec et de l’arabe ni rupture complète avec les traditions intellectuelles du haut Moyen Âge, ni création ex nihilo d’une science, l’optique, à partir d’un corpus d’œuvres traduites.

Inventaires de trésors de l’époque carolingienne en Francie occidentale (VIIIe-Xe siècle)

Thèse non numérisée. Résumé : Les inventaires de trésors sont des textes exceptionnels pour la connaissance des objets, de l’art et de la langue ainsi que des pratiques liturgiques et économiques de l’époque carolingienne. Le trésor carolingien se définit surtout comme un trésor fonctionnel. Il s’agit principalement d’un ensemble d’objets réunis pour etre utilisés dans les cérémonies religieuses. Le trésor est une notion bien réelle à l’époque carolingienne. Les inventaires de trésors sont nombreux à l’époque carolingienne, mais ils ne sont pas propres à cette période, puisque le pape Grégoire le Grand et la règle de saint Benoit conseillent déjà à la fin du Vie siècle de faire régulièrement des inventaires des possessions des églises et monastères. Une des spécificités des inventaires réside dans le rôle joué par les autorités dans leur rédaction : de nombreux capitulaires préconisent l’utilisation d’inventaires à des fins de gestion, notamment ceux réglant l’action des « missi » de l’empereur envoyés pour enquêter dans les différentes parties de l’Empire. Les biens ecclésiastiques sont particulièrement soumis à l’attention des « missi » en raison de leur caractère sacré. Les inventaires sont donc fortement influencés par les règles émises par les autorités

Guillaume-François Joly de Fleury. (1675-1756)

Thèse non numérisée. Résumé : L’un des principaux acteurs du Parlement de Paris au XVIIIe siècle est le Procureur Général. C’est en 1705 que Guillaume-François Joly de Fleury fit son entrée au parquet, après la mort subite de son frère ainé. Il devint un conseiller indispensable pour le roi ainsi que pour les ministres. La promotion au parquet marquait un tournant essentiel pour les Joly de Fleury. Le Parlement de Paris, au XVIIIe siècle, était au centre de l’activité quotidienne du parquet, et demeurait également une cour de justice. Tout devait passer par Joly de Fleury qui répartissait les taches et donnait les ordres. Et sous sa direction, avocats généraux, substituts, secrétaires et commis assuraient un service permanent auprès des différentes chambres. Seigneur de Grigny, Bondoufle, Plessis-Pâté, La Courbe, la Mousse et La Valette, Joly de Fleury consolida sa réussite personnelle par l’établissement de ses enfants, tant par les mariages que par l’achat de charges très onéreuses, comme celle d’avocat général au parlement . En 1746, Guillaume-François Joly de Fleury laissait au parquet son fils ainé Guillaume-François-Louis, avocat général promut procureur général, et Jean Omer, son second fils, avocat général. Les Joly de Fleury conservèrent la charge de procureur général jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et ils occupèrent à partir des années 1730 une charge d’avocat général. La fin de l’Ancien Régime marquait la fin d’une époque. Les Joly de Fleury tombèrent dans l’oubli et disparurent en 1866, faute d’héritiers, à la mort du dernier de leurs représentant, Bon-Gabriel-Jean-Guillaume Joly de Fleury
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1470-1)

« En pur et vray don ». Donateurs et donations pieuses aux Célestins de Paris à la fin du Moyen Âge

Le couvent des Célestins de Paris, peu travaillé par l’historiographie, n’en a pas moins laissé un riche chartrier. Ce paradoxe est le point de départ d’une étude dont le cœur a été la conception d’un outil adapté au traitement rigoureux de sources caractérisées par leur variété typologique : une base de données heuristique. Le premier volet est consacré à la prosopographie des donateurs du couvent avec, en filigrane, l’étude des relations entre les Célestins et le pouvoir d’une part, l’intégration des moines dans le paysage religieux du Paris médiéval d’autre part. En outre, la mise en perspective de ces sources multiples invite à s’interroger sur le discours, nécessairement déformateur, qu’elles produisent, en particulier au sujet des donateurs. Le deuxième volet s’intéresse à la pratique de la donation pieuse aux XIVe et XVe siècles, telle qu’elle transparaît dans les sources célestines. Une étude diplomatique détaillée de la charte de donation permet de comprendre pourquoi cette forme d’acte, loin d’être détrônée par le testament, connaît un automne flamboyant : c’est qu’elle appartient à la sphère de l’acte publique et solennel, quand le testament possède davantage un caractère intime et individuel. C’est qu’en cet automne du Moyen Âge, les mentalités changent, tout comme les attentes des fidèles. Ceux-ci font ainsi constamment appel au sacré, par le moyen de petites donations en espèces pour quelques messes ou prières à l’effet très ponctuel. L’étude de la donation pieuse est donc le révélateur de mutations sociales profondes qui se laissent entrevoir ici et là dans le rapport de l’individu médiéval au sacré
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1446)

Les carnets de voyage de Malesherbes. Étude et édition critique

Le directeur de la librairie et ministre Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (1721-1794) a eu en parallèle de ses activités juridiques et politiques des préoccupations scientifiques qui l ont amené à partir en voyage en Europe et à rédiger au fur et à mesure de ses déplacements des carnets de voyage. Ces sources, encore largement méconnues et inexploitées, font l objet ici d une édition critique. Les voyages retenus sont celui de 1767 qui le mène de Moulins à Avignon en passant par une partie des Alpes, puis à travers la Provence jusqu aux Pyrénées et celui de 1778 qui se situe essentiellement dans les Alpes, notamment en Suisse. Cette édition est suivie d une étude, qui s axe sur les conditions de voyage en cette deuxième moitié du XVIIIe siècle, puis sur les objets qui retiennent l attention de notre voyageur, tels que l agriculture, l industrie et le commerce, avant de se concentrer sur le caractère proprement scientifique du matériau recensé et de la méthodologie mise en œuvre dans ces carnets, qui posent Malesherbes comme un collecteur d informations sur le terrain, à destination des savants de son entourage.
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1445)

Le port d’armes en France et la législation royale du milieu du XIIIe au milieu du XIVe siècle

Thèse numérisée
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1444) fl

Les moniales de Saint-Antoine-des-Champs au XIIIe siècle. « Velut lucernas in loco caliginoso lucentes »

Thèse numérisée

Camille Gaston Kahn (1864-1928). Un consul français en Chine

Thèse non numérisée

Le Collectionneur François-Roger de Gaignières (1642-1715). Biographie et méthodes de collection Catalogue de ses manuscrits

Thèse non numérisée

La Bible de Saint-André-au-Bois. (Boulogne-sur-Mer, BM, ms. 2)

Thèse non numérisée

La mise en archives du trésor des chartes (XIIIe-XIXe siècle)

Thèse non numérisée

Guizot et la Grèce. Questions d’influences

Thèse non numérisée

L’Ilias de Simon Chèvre d’Or. Édition critique et commentaire

Thèse non numérisée

Autour de l’Hôtel de Saint Louis (1226-1270). Le cadre, les hommes, les itinéraires d’un pouvoir

Thèse non numérisée

Simon Arnauld de Pomponne. Secrétaire d’État des Affaires étrangères de Louis XIV (1618-1699)

Thèse non numérisée

Les lettres de dénonciation à l’encontre des conventionnels pendant la Terreur et la Réaction thermidorienne. Représentants face au peuple

Thèse non numérisée
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1434) - Tome 1

L’iconographie de saint Antoine de Padoue. Sources et représentations (XIIIe-XVIe siècle)

Thèse numérisée

Napoléon François Libois. Procureur de la société des Missions Étrangères de Paris à Macao et Hong Kong (1837-1866)

Thèse non numérisée

Jacques Le Marquet scénographe aux multiples talents (1953-1990)

Thèse numérisée
These ENC (cote AN : AB XXVIII 1431)

Henry Marcel (1854-1926)

Thèse numérisée
Thèse ENC (cote AN : AB XXVIII 1336)

L’intervention française aux Açores en 1583

Thèse numérisée

L’éditeur réformé Jacob Stoer (1542-1610). Recherches sur son officine typographique d’après la bibliographie de ses éditions

Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes

La Grande Guerre dans les images de presse en France (1919-1939)

Thèse non numérisée
Thèse ENC (cote AN : AB XXVIII 1427)

La maison et les métiers du bâtiment à Paris (milieu du XIVe-milieu du XVe siècle)

Thèse numérisée

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