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Le risque

"Le risque" renvoie à une thématique centrale de la philosophie ricoeurienne : l’action. Le risque et l’action sont abordés sous l’angle d’un investissement réel dans le monde social et politique ; ils sont situés précisément entre les plans mieux assurés et plus confortables de la raison et de la foi.

Socialisme et christianisme

"Socialisme et christianisme" s’attache à montrer les raisons pour lesquelles l’engagement chrétien conduit nécessairement à un engagement en faveur du socialisme, tout en maintenant une vigilance à l’égard des conditions concrètes de l’action dans le monde social.

La crise de la démocratie et de la conscience chrétienne

"La crise de la démocratie et de la conscience chrétienne" soutient la nécessité de l’engagement chrétien en faveur de la démocratie et du politique ; les dangers émanant des régimes fascistes et totalitaires sont venus rappeler encore davantage cette nécessité.

Tâches pour la paix

"Tâche pour la paix" est un rapport arrêtant, au sein du mouvement du christianisme social, un ensemble de positions politiques en faveur de la paix en se focalisant sur l’Europe continentale (Allemagne, France, Italie).

La question de "l’humanisme chrétien"

"La question de l’humanisme chrétien" est un texte visant à définir un rapport à l’humanisme selon la visée eschatologique d’un christianisme se confrontant à l’histoire profane.

Que signifie "humanisme" ?

"Que signifie “humanisme” ?" revient sur les approches courantes de l’humanisme ainsi que sur les conceptions relatives à une crise de la culture propre à la modernité, pour esquisser les conditions d’un humanisme contemporain en mouvement, critique, et poétique.

La place des "humanités" dans la civilisation industrielle

"La place des humanités dans la civilisation industrielle" évoque le problème de l’humanisme à l’époque contemporaine en réutilisant des éléments de l’analyse plus étendue que l’on trouve dans "Que signifie “humanisme” ?" (1956).

L’homme et son mystère

"L’homme et son mystère" est la transcription d’une conférence faite lors des travaux de la Semaine des intellectuels catholiques du 18 au 25 novembre 1959. Ricœur examine le thème du "mystère" à la lumière de divers points de l’anthropologie philosophique élaborée dans "Philosophie de la volonté" (1950-1960) - en particulier dans "L’homme faillible" (1960) - , relativement à la question du symbolisme, et en abordant le domaine de la psychanalyse qu’on retrouvera dans "De l’interprétation. Essai sur Freud" (1965).

Liberté et destin

"Liberté et destin" est la transcription d’une conférence faite par Ricoeur à l’église presbytérienne Saint-Luc à Montréal, le 20 octobre 1959. Si la question du destin est rapportée au cadre d’une pensée grecque ou au stoïcisme et celle de la liberté au projet émancipateur de la prédication chrétienne, Ricoeur envisage une liberté s’identifiant à la nécessité de notre responsabilité pour autrui.

La critique de la religion

"La critique de la religion" est le texte d’une conférence donnée par Ricoeur en Suisse, en 1963. Afin de déterminer le cadre contemporain de la foi et de la religion, Ricoeur veut rattacher la procédure de démythologisation initiée par Bultmann à la critique radicale de la religion issue de Marx, Nietzsche et Freud. Au regard des enjeux herméneutiques liés à notre distance vis-à-vis du monde culturel duquel a émergé le texte biblique, une affirmation du kérygme chrétien ne peut résulter que de ce travail préalable de déconstruction.

Le langage de la foi

"Le langage de la foi" est le texte d’une conférence donnée par Ricoeur en Suisse en 1963. Après l’exposé intitulé "La critique de la religion", l’objectif du philosophe est de déborder du cadre de la démythologisation. Ainsi s’achemine-t-il vers une philosophie herméneutique intégrant de manière affirmative la question de la foi, mais qui, en tant qu’exégèse généralisée, n’est pas réductible à celle-ci et se maintient dans une recherche sur le langage en tant que foyer de la sécularisation.

Prospective du monde et perspective chrétienne

"Prospective du monde et perspective chrétienne" confronte la conception chrétienne (et protestante) d’un rapport au monde économique et social en évolution, avec les enjeux de la prospective et de la planification constitutifs de la politique générale des pays développés après la Seconde Guerre mondiale. Une perspective chrétienne est posée comme devant contrebalancer une prospective qui, en étant centrée sur la technique et l’économique, met en péril la capacité humaine à donner un sens à la vie et à être responsable vis-à-vis d’autrui.

Sciences humaines et conditionnements de la foi

"Sciences humaines et conditionnements de la foi" est la transcription d’une conférence dans laquelle Ricœur analyse la tension entre religion et foi en intégrant le point de vue critique des sciences humaines. Tout en reconnaissant les apports décisifs de ces sciences, son but est de rappeler leur limitation pour expliquer le rapport foi-religion afin de favoriser des recherches qui viseraient davantage à comprendre ce rapport.

La recherche philosophique peut-elle s’achever ?

Discutant du thème de la fin d’une pensée et d’une recherche philosophiques, Ricœur rappelle dans "La recherche philosophique peut-elle s’achever ?" son attachement au principe d’une systématicité et d’une rationalité comme étant inséparable de l’inachèvement constitutif de cette pensée et de cette recherche. Il se réfère aussi à son lien plus personnel à une perspective kérygmatique, entre le discours sur une origine radicale héritée de la psychanalyse et celui sur une fin ultime instituée par la métaphysique hégélienne, comme source de son rapport au philosophique sans qu’il faille, pour autant, confondre cette source avec le philosophique lui-même.

Présentation de la philosophie française contemporaine

"Présentation de la philosophie française contemporaine" est un texte d’introduction à un ouvrage publié en 1966 revenant sur la situation de la philosophie française contemporaine depuis 1945. Ricœur dresse un panorama général de la situation courante en revenant sur une histoire en amont de la période récente.

La Parole, instauratrice de liberté

"La parole, instauratrice de liberté", publié en 1966 dans les "Cahiers universitaires catholiques", vise à redéfinir le sens du lien entre parole et liberté. La parole doit être dégagée d’une gangue morale et réinscrite dans le contexte contemporain marqué par la critique marxiste, freudienne, et nietzschéenne, avant d’être envisagée, via une "théologie de la parole", comme une source de l’action indépendante de toute philosophie du choix.

Doctrine de l’homme

"Doctrine de l’homme" examine le projet d’une anthropologie philosophique en revenant sur les enseignements issus d’une confrontation de la prédication chrétienne avec les principes de la modernité et de certains apports d’une anthropologie chrétienne.

L’interprétation non-religieuse de christianisme chez Bonhoeffer

"L’interprétation non-religieuse du christianisme chez Bonhoeffer" est la transcription d’une conférence dans laquelle Ricoeur revient sur la vie et la pensée de Dietrich Bonhoeffer. Acteur central de l’Église confessante assassiné par le régime nazi, Bonhoeffer est l’auteur d’une oeuvre essentielle pour la pensée théologique contemporaine.

Autonomie et obéissance

"Autonomie et obéissance" vise à redéfinir le sens de l’articulation entre contrainte et liberté. Ricoeur annonce que son propos n’est pas de faire part de considérations immédiatement pédagogiques, mais de retrouver l’origine d’un rapport à l’obéissance à travers une confrontation aux philosophies du soupçon et une référence à une théologie de la parole. Ce texte reprend les analyses développées dans "La parole, instauratrice de liberté" (1966), également disponible sur ce portail.

Pourquoi la philosophie ?

"Pourquoi la philosophie ?" est un document incluant les transcriptions de deux conférences de Ricœur, "Interrogation philosophique et engagement", et "Structure et signification dans le langage", données à Montréal en 1965 et 1967. Ces conférences traitent respectivement du rôle de la philosophie dans le monde social et de la concentration sur le langage de la philosophie contemporaine.

Langage (Philosophie)

"Langage" est un article publié dans l’Encyclopædia Universalis en 1971 qui synthétise les recherches et cours conduits par Ricoeur sur ce sujet pendant les années 1960. Cette synthèse effectue un tour d’horizon complet de la question du langage en distinguant les approches issues des sciences linguistiques des approches relevant de la philosophie, tout en plaçant les approches herméneutiques comme horizon d’une investigation favorisée par Ricoeur, dans la mesure où elles sont susceptibles d’englober les approches antérieures.

Kant et le problème du mal

La préface à "Kant et le problème du mal" de Reboul offre à Ricœur l’occasion de revenir sur l’apport du philosophe de Königsberg à une réflexion philosophique sur le mal dans la foulée des nombreuses références à la philosophie de la religion Kant contenues dans "Le Conflit des interprétations".

D’où vient l’ambiguïté de la phénoménologie ?

"D’où vient l’ambiguïté de la phénoménologie ?" est la transcription d’un échange lors d’une séance de travail de la Société française de philosophie, à la suite d’une conférence d’Alexandre Lowit. Ce dernier rapporte un tournant idéaliste et, conséquemment, une forme d’ambiguïté à une phénoménologie husserlienne au sein de laquelle la question de la perception est centrale. Ricœur considère que la question de la fondation précède celle de la perception et que la seconde ne peut être comprise que par rapport à la première. Il rappelle aussi la nécessité de situer le discours philosophique sur un plan transcendantal.

Événement et sens

"Événement et sens" traite d’une dialectique de l’événement et du sens du point de vue d’une théologie de la parole et du point de vue d’une théologie de l’histoire. Ricœur se place dans le cadre d’une conception de l’herméneutique philosophique centrée sur la notion de fusion des horizons : est désignée ainsi, à la suite de Gadamer, une conjonction de l’horizon des textes qui nous parlent d’autrefois et de l’horizon de notre expérience présente.

La foi soupçonnée

"La foi soupçonnée" aborde la question de la foi en rappelant les limites de la seule distinction entre foi et religion. Mise à l’épreuve des philosophies du soupçon de Nietzsche, Freud, et Marx, une foi vivante est ce qui rattache à des principes d’espérance, d’imagination, et de parole qui sont autant de ressources dans un monde contemporain irréductible à l’opposition entre capitalisme et socialisme.

Volonté

"Volonté" est un article de synthèse abordant cette thématique, tout d’abord, à travers l’histoire de la philosophie via les philosophies d’Aristote, d’Augustin, de Descartes, de Kant et de Hegel, puis, selon une perspective analytique qui est plus directement d’ordre phénoménologique. La question de la liberté est considérée comme le prolongement philosophique d’une approche de la volonté qui demeure liée à un plan psychologique.

Objectivation et aliénation dans l’expérience historique

"Objectivation et aliénation dans l’expérience historique" réarticule le rapport phénoménologique-herméneutique à une historicité avec le débat entre herméneutique des traditions et critique des idéologies. L’enjeu de cette communication à un "colloque Castelli" est de ne pas réduire l’expérience historique à une notion d’aliénation, pour rapporter cette notion aux aspects les plus négatifs du rapport d’objectivation qui se constitue inévitablement dans notre rapport à l’histoire.

Poétique et symbolique

"Poétique et symbolique" est le chapitre d’un ouvrage collectif intitulé "Initiation à la pratique de la théologie". Il vise à rapporter l’émergence d’un discours religieux au passage d’un niveau préconceptuel à un niveau conceptuel ainsi qu’à une dialectique entre ces deux niveaux. Pour ce faire, il revisite la conception du symbole qu’il a mis en œuvre de "La philosophie de la volonté" à la période intermédiaire à La métaphore vive et "Temps et récit".

Monde de texte, monde du lecteur. Entretien avec Paul Ricœur

"Monde du texte, monde du lecteur. Entretien avec Paul Ricœur" est le texte d’un échange du philosophe avec Joël Roman. Cet entretien revient sur la conception de la lecture que Ricœur a développée depuis "Temps et récit", dans le troisième volume de cette œuvre, et, à travers la notion d’application, sur le problème de l’interprétation et sa conception de l’herméneutique.

Le philosophe dans la cité Paul Ricoeur, du texte à l’action

"Le philosophe dans la cité. Paul Ricœur, du texte à l’action" est la transcription d’un entretien avec Michel Contat. Ricœur rend compte de son positionnement philosophique et politique dans une période marquée par la publication de "Temps et récit" et "Du texte à l’action". Engagé dans une activité d’enseignement aux États-Unis, le contexte de cet entretien est aussi marqué par un rappel de la compromission de Heidegger avec le nazisme et le thème d’une crise de la culture.

De la volonté à l’acte : un entretien de Paul Ricœur avec Carlos Oliveira

"De la volonté à l’acte. Entretien de Paul Ricœur avec Carlos Oliveira" ouvre le recueil intitulé "Temps et récit" de Paul Ricœur en débat ; Ricœur y expose les points principaux de sa philosophie, ainsi que son évolution depuis sa "Philosophie de la volonté" jusqu’à sa conception d’une philosophie de l’action à l’époque de "Temps et récit".

Réponses de Paul Ricœur à ses critiques

"Réponses aux critiques" est le texte clôturant "Temps et récit" de Paul Ricœur en débat ; Ricœur répond aux lectures critiques faites par les différents contributeurs du volume.

Un entretien avec Paul Ricœur : "Soi-même comme un autre"

"Entretien avec Paul Ricœur. Soi-même comme un autre" est la transcription d’un échange du philosophe avec Gwendoline Jarczyk à l’occasion de la publication de son ouvrage de 1990. Ricœur revient sur la question d’une philosophie du sujet, sur sa reconception de cette dernière à travers la notion d’ipséité, sur son rapport la singularité des positionnements philosophiques et à d’autres conceptions philosophiques, et sur les tâches qu’il assigne à la philosophie contemporaine.

La souffrance n’est pas la douleur

"La souffrance n’est pas la douleur" est le texte d’une conférence publiée dans "Revue de psychiatrie française" en 1992. La distinction entre souffrance et douleur correspond à un idéal-type permettant de différencier les signes du souffrir au plan physique de ceux relevant du plan éthique et moral. Réarticulant le souffrir à sa conception de l’agir humain, Ricœur veut toutefois identifier dans notre capacité à endurer la souffrance ce qui peut nous permettre de surmonter la douleur, voire de lui donner un sens.

Quo vadis ? Un entretien avec Paul Ricœur

"Quo vadis ? Un entretien avec Paul Ricœur" est la transcription d’un entretien réalisé par Yvanka B. Raynova. Ricœur y revient sur son parcours en considérant des problématiques en philosophie de l’histoire et politique qui, dans l’ère de l’après-guerre froide, doit favoriser une éthique de la discussion et une conception de l’action dégagée des grands récits messianiques post-hégéliens.

Le débat du 23 mai 1989 entre A. J. Greimas et P. Ricœur

"Le débat du 23 mai 1989 entre A. J. Greimas et P. Ricœur" est la transcription d’un échange entre le sémioticien et le philosophe. Partant d’une réflexion sur le rapport entre expliquer et comprendre tel que mis en œuvre depuis le champ de l’herméneutique, Greimas et Ricœur concentrent ensuite leur échange sur la problématique de la "sémiotique des passions" mise en œuvre par Greimas.

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