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Fenêtre sur Tour. Le Tour de France et l’image de la société française, des actualités cinématographiques aux débuts de la télévision (1947-1968)
Thèse non numérisée. Résumé : Le Tour de France cycliste est un évènement complexe qui franchit très tôt les frontières de la compétition sportive pour devenir un véritable phénomène de société : le Tour renvoie une certaine image de la France. Si le rôle prépondérant de la télévisiosn dans l'établissement de ces représentations est unanimement reconnu, c'est pourtant dans les salles de cinéma que s'est effectuée la première rencontre entre le public et le Tour de France "animé". L'étude inédite des journaux d'actualités cinématographiques constitue le centre de gravité de notre analyse, en comparaison avec les débuts du reportage télévisé, durant une période considérée comme l'age d'or de la Grande Boucle. Tout comme Alfred Hitchcok, réalisateur de Fenêtre sur cour, ne laisse aucune place au hasard lorsque chaque signe anodin -un chignon, un parterre de fleurs, un briquet ou un verre de lait- acquiert une importance narrative capitale, cette Fenêtre sur Tour démontre le sens des détails dans le récit du Tour de France. L'anecdotique se change en essentiel : le combatif Jean Robic et son "casque légendaire" sont le symbole de la hargne du peuple breton; un échantillon de dentifrice lancé par la caravane publicitaire se mue en trésor inestimable; la présence du Président de la République au bord de la route devient un fait "historique" et marque davantage les esprits que la plus cruciale de ses visites diplomatiques. Du grand écran à la petite lucarne, l'analyse de la portée symbolique de ces élements apporte un regard nouveau sur les représentations de la société française de l'après-guerre à 1968.
Au générique des années noires… Les vedettes de cinéma en France pendant l’occupation (1940-1944)
Thèse non numérisée. Résumé : Alors que le cinéma français est profondément bouleversé à la suite de la défaite de juin 1940, les vedettes évoluent dans un contexte social, économique, culturel et politique jusqu'alors inédit. La traditionnelle rivalité avec les stars hollywoodiennes est interrompue par la censure et laisse aux vedettes nationales la possibilité d'investir la majorité des représentations cinématographiques dans les médias pendant quatre années. Ce travail propose ainsi un parcours dans le cinéma en France pendant l'Occupation par l'étude du vedettariat, en abordant ce phénomène comme un système relevant de l'ensemble de la chaîne constitutive du cinéma, de la productioon à la réception, des acteurs économiques et artistiques au public. L'examen de sources nombreuses (allant des archives des institutions corporatives mises en place patr le gouvernement de Vichy, aux fonds privés de société et d'interprètes, en, passant par l'étude approfondie de la presse illustrée, d'ouvrages imprimés, des films et de leur matériel publicitaire) permet d'en dessiner les contours et de faire apparaître les figures les plus marquantes du cinéma de l'Occupation, tels que Danielle Darrieux, Edwige Feuillère, Fernandel ou Viviane Romance. L'analyse, au prisme de l'histoire culturelle et de l'histoire des médias, se fonde aussi sur les conceptions et les instrumentalisations politiques et idéologiques des vedettes de cinéma. Cela nous amène notamment à renouveler les perspectives concernant le voyage de propagande des artistes français en Allemagne de 1942, ainsi que la place de la société franco-allemande Continental dans l'industrie du film en France de 1940 à 1944.
Des « ouvriers infidèles » et un commerce « odieux ». Appropriations et contrebande des laines dans la draperie rémoise (1730-1860)
Thèse non numérisée. Résumé : La manufacture textile de Reims est, entre les années 1730 et les années 1860, le cadre de conflits récurrents entre les acteurs de la fabrique -fabricants, ouvriers ou encore administrateurs- au sujet des vols et de la contrebande des laines destinées au travail de la draperie. Cette thèse s'attache à mieux connaître ces tensions à travers l'étude des documents produits par les justices et les amisnistrations rémoises. Ces délits forment une catégorie particulière : ils s'enracinent en effet dans les modalités du travail dispersé, dans les boutiques, les ateliers et les chaumières; dasn des coutumes d'appropriation; ainsi que dans les modes de circulation des matières premières. Ils expriment le caractère ambigu de la propriété de matières premières qui circulent de mains en mais au cours de l'élaboration des produits et, surtout, le peu de contrôle des donneurs d'ouvrage sur le travail effectué par les ouvraiers. La pratique des appropriations de laine, et la contrebande qu'elle génère, sont ainsi le propre du mode d'organisation du travail qui se développe dès le début du XVIIIe siècle et dessinent une contradiction de l'organisation marchande de la production. Mais ces tensions sont aussi partie prenantes des transformations qui mènent, vers le milieu du XIXe siècle, à une prise de contrôle du procès de travail par le capital et, donc, à une mutation essentielle d'un capitalisme qui de marchand devient industriel. Ces transformations accentuées par la rupture institutionnelle que représente la Révolution française, s'expriment tant sur le plan du contrôle direct du travail par les manufacturiers que sur celui des institutions encadrantes, c'es-à-dire à l'échelle de la manufacture.
L'église abbatiale cistercienne Notre-Dame d’Acey. Étude historique, architecturale et archéologique
Thèse non numérisée
Lettres de Philippine-Charlotte de Prusse, duchesse douairière de Brunswick, à la princesse Louise de Montmorency (1798-1801). Édition critique et commentaire
Thèse non numérisée. Résumé : La duchesse douairière de Brunswick, Philippine-Charlotte de Prusse, et la princesse française Louise de Montmorency ont échangé de nombreuses lettres pendant trois des dernières années de la Révolution française (1798-1801). Leur intimité se dévoile à travers 365 lettres de Philippine-Charlotte à Louise, conservées aux Archives nationales de France. Cette thèse s'est attachée à les éditer, en demeurant la plus fidèle possible à leur élaboration et à leur matérialité invisible, et en les accompagnant d'explications sur le contexte d'écriture. Le commentaire qui suit s'efforce de mettre en lumière leurs points remarquables. La focalisation sur l'épistolarité révèle les dessous de la pratique épistolaire des élites du XVIIIe siècle dans l'appropriation singulière des principes d'une correspondance, ainsi que le rapport à la bienséance qui lui est associée, entre respect et affranchissement. Le deuxième axe se concentre sur l'impact de la vieillesse et la portée du regard vieillissant sur l'amitié, la santé et la relation aux autres par le biais des réseaux. Enfin, le dernier point explore la réalité des transferts culturels dans le sens France-Allemagne au sein de la relation épistolaire, comme le prouvent les activités et divertissements évoqués, les habitudes alimentaires et l'usage de la langue française par la Duchesse-mère. Mais il déplore l'absence des apports allemands à la culture française. Finalement, cet écrit du for privé se fait le miroir de l'histoire et des bouleversements du XVIIIe siècle à l'aube du siècle suivant, tout en donnant un léger aperçu des mutations en gestation.
Fonder pour la gloire. Les collégiales séculières de Haute-Bretagne (XIIIe-début du XVIe siècle)
Thèse non numérisée. Résumé : Entre le XIIIe et le début du XVIe siècle, la frange orientale de la Bretagne se dote de collégiales, églises desservies par des chanoines séculiers réunis en chapitre. Après avoir déterminé les établissements qui entrent dans cette définition, l’étude se propose de les replacer dans leur contexte socio-économique, religieux et politique en précisant tout d’abord leur fonctionnement institutionnel, à partir des actes de fondation et des statuts capitulaires. Les raisons qui motivent la fondation d’une collégiale séculière ne sont pas les mêmes entre le xiiie siècle, où elle affirme la puissance d’un pouvoir laïc sur ses terres, et les deux derniers siècles du Moyen Âge où elle résulte du choix des princes et puissants serviteurs du duché breton. Les fondateurs sont essentiellement laïcs mais les ecclésiastiques ne sont pas absents, notamment dans la ville de Nantes où fonder une collégiale apparaît comme un instrument de gouvernement du diocèse. Reflet de la renommée de leurs fondateurs, les chapitres séculiers sont aussi chargés de la commémoration de leur souvenir et accueillent les donations d’autres fidèles, attirés par le lustre d’établissements richement dotés, qui contribue à l’essor d’un clergé bicéphale dévoué à la célébration de la mémoire. La vocation liturgique des chapitres séculiers n’empêche pas à certains de ses membres de mener une vie profane, consacrée au service du seigneur fondateur, aristocrate des Marches ou duc de Bretagne : institutions flexibles et dépendantes des individus qui les dotent, les collégiales séculières sont un miroir fidèle du rapport des hommes de la fin du Moyen Âge à leur propre salut et des relations entre Église et laïcs.
Approvisionnement et consommation alimentaires à Toulouse de 1600 à 1715. Regard sur l’histoire alimentaire de la ville au travers de ses documents fiscaux et comptables
Thèse non numérisée
Jean Claude Gandur, portrait d’un collectionneur semi-public
Thèse non numérisée
« Le Prix de la Gloire ». Création et commande artistiques autour d’une église à la Renaissance : Saint-Gervais-Saint-Protais de Gisors de 1515 à 1629
Thèse non numérisée. Résumé : A la Renaissance, Gisors, capitale du Vexin normand, était une ville prospère, qui concentrait un grand nombre d’officiers enrichis et de nobles. Du fait qu’elle était la seule église paroissiale de la ville, l’église Saint-Gervais-Saint-Protais concentrait toutes les générosités des riches donateurs. Le chantier et les aménagements de l’église étaient structurés par la fabrique et les confréries, particulièrement nombreuses à Gisors. De la fin du XVe siècle à la moitié XVIe siècle environ, l’église de Gisors fut intégralement reconstruite dans un style flamboyant. Au cours de cette reconstruction, des motifs renaissants furent peu à peu introduits. A partir de 1550 environ, les ordres à l’antique, puis les motifs bellifontains deviennent un vocabulaire courant pour les architectes de l’église. Une tour, le frontispice occidental et un jubé furent édifiés au cours de cette période. Ce chantier et les commandes artistiques qu’il impliquait d’un milieu artistique particulièrement dynamique, aussi bien dans le domaine de la sculpture, intimement lié à l’architecture, que dans ceux de la peinture ou de la peinture sur verre. Le milieu artistique de Gisors, à la croisée des chemins, bénéficia autant de l’influence d’autres foyers artistiques qu’il ne propagea un style développé et muri dans la ville. Si nous trouvons à Gisors des œuvres fabriquées par des artistes étrangers à la ville, les artistes de Gisors ont également essaimé dans d’autres lieux.
De la scène judiciaire aux coulisses de la vie intime : gens de justice et écrits du for privé (1760-1830)
À la fin du XVIIIe siècle, les gens de justice forment un groupe socio-professionnel bien organisé, doté de structures encadrant leur vie commune et favorisant le développement d’une identité collective. Ce groupe évolue sensiblement quand survient la Révolution française et que s’installe un nouvel ordre judiciaire. Qu’ils soient avocats, procureurs ou juges, dans le cadre des affaires qu’ils ont à traiter, ces derniers doivent tous les jours prendre la plume. Néanmoins, en dehors de cette pratique d’écriture professionnelle, certains d’entre eux décident également d’écrire, une fois le travail terminé, dans la sphère privée, pour parler de leur vie personnelle et de leur entourage ou pour faire le récit des évènements remarquables auxquels ils ont assisté. L’objet de la présente étude est, d’abord, l’analyse des raisons qui incitent ces professionnels du droit à écrire dans leur intimité ; ensuite, la recherche d’une spécificité de ce type d’écriture, en comparaison avec le reste de leurs productions écrites. Celle-ci repose notamment sur l’identité culturelle et sociale des rédacteurs. L’exploitation, enfin, de ce type de sources, permet de tirer des conclusions sur les personnes à l’origine de ces écrits, et notamment sur leurs opinions politiques, majoritairement teintées de conservatisme.
Le savoir s’asseoir Roche-Bobois. De la conception à la réception (1960-fin des années 1980)
Thèse non numérisée. Résumé : Ce travail s’attache à montrer la genèse et la mise en place d’une idée du siège, du savoir s’asseoir et du confort propre à Roche-Bobois, sa concrétisation, de la conception à la réception par le client, et sa représentation pour un public qui dépasse la clientèle. Etudier les savoirs s’asseoir, les sièges qui les matérialisent par des formes et des matériaux, et les diverses conceptions du confort correspondantes permet de lire l’évolution des sociétés et des groupes qui les composent. Roche-Bobois se prête particulièrement bien à un tel travail puisque les sièges constituent la part la plus importante de l’offre de l’enseigne, constamment renouvelée et surtout élargie, donc toujours en adéquation avec les demandes de la clientèle, et puisque les mises en scène et en ambiance de ces sièges permettent une lecture précise des styles de vie et de leurs évolutions. De multiples acteurs se rejoignent pour réaliser cette idée commune élaborée par les dirigeants qui sont présents à toutes les étapes de la chaîne du siège, des créateurs aux fabricants, des franchisés formant le réseau de l’enseigne aux photographes chargés d’élaborer des visuels qui diffusent une image de marque cohérente et aux vendeurs qui interagissent avec le client. Réceptacle de toutes ces attentions, le siège devient un signe mais aussi un objet-plus investi d’une aura proche de celle d’une œuvre d’art. Cette idée transparaît dans sa représentation par Roche-Bobois, notamment dans les documents commerciaux, liée aux sphères artistiques et marquée par le parti d’une mise en scène théâtrale, mais aussi dans sa représentation par des acteurs extérieurs, principalement les institutions culturelles.
« Utile, si je puis ». Les ouvrages d’éducation de Pierre Blanchard (1809-1832)
Thèse non numérisée
Mise en perspective de la carrière d’un aide de camp sous le Consulat et le Premier Empire. Le cas de Charles de Flahaut de La Billarderie (1785-1815)
Thèse non numérisée. Résumé : Fils illégitime de Talleyrand, amant de la reine Hortense et père du duc de Morny, Charles de Flahaut est un personnage historique polymorphe souvent laissé dans l'ombre de ses contemporains. Son rôle sous le Consulat et le Premier Empire ne saurait se résumer a celui d'un second couteau. Né en 1785, à l'agonie de l'Ancien Régime, il parvient en une trentaine d'années à s'élever dans la hiérarchie militaire, au point de faire partie du proche entourage de Napoléon en 1815, au moment ou s'effondre véritablement l'édifice impérial. À cette époque, il est connu comme un aide de camp, un officier attaché à la personne d'un général, d'un maréchal ou d'un souverain, destiné à remplir un vaste éventail de missions, allant de la transmission d'ordres verbaux ou écrits à la reconnaissance du terrain, en passant par la participation à des négociations. Au-delà des affaires de cœur, des esclandres liées à sa naissance ou à celle de son fils, Flahaut se définit surtout par son statut, qui lui permet tout à la fois de se montrer à la hauteur du souvenir de son père légitime, Charles-Francois, guillotiné sous la Révolution, et de s'émanciper graduellement de sa mère, Adélaïde. Ce qui constitue l'essence de cet homme, c'est sa carrière en tant qu'officier, depuis son engagement à quinze ans jusqu'à son entrée dans la Maison militaire de l'Empereur, une nomination qui constitue l'apogée de son parcours dans l'armée. L'homme étant indissociable de la fonction, il semble légitime de proposer une biographie à perspective militaire qui éclaire ces trente années décisives dans l'existence de Flahaut.
L'abbaye bénédictine de Saint-Alyre, entre autorités épiscopale et monastiques (XIIe-XVIe siècle)
Thèse non numérisée. Résumé : Saint-Alyre, abbaye voisine de la cité épiscopale de Clermont, en Auvergne, reste longtemps un monastère autonome, qui n'appartient à aucune congrégation. Les Bénédictins qui y vivent se trouvent avant tout sous l'autorité de leur abbé, mais une autorité épiscopale s'exerce aussi sur l'abbaye, qui ne bénéficie d'aucune exemption, au temps où les congrégations monastiques prennent leur essor. Le monastère, entouré d'un bourg aux portes de Clermont, fait parfois figure de concurrent pour la seigneurie épiscopale toute proche, qui contrôle la ville et ses environs. L'échappatoire recherchée par certains abbés, dès lors que les relations avec l'évêque s'assombrissent, est de faire appel à d'autres autorités. C'est ainsi que Saint-Alyre se trouve au centre d'un jeu complexe de pouvoirs, entre conflits clermontois et représentants de l'abbaye haut placés auprès du pape ou du roi. L'abbaye entre successivement dans plusieurs congrégations monastiques, au gré des circonstances et de ses intérêts. Seule la congrégation bénédictine de Chezal-Benoît, qui ajoute aux institutions communes un projet réformateur, parvient à accueillir durablement Saint-Alyre à partir du début du XVIe siècle.
Violoncelle et violoncellistes dans les orchestres parisiens et versaillais de la seconde moitié du XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Cette thèse s'emploie à étudier quel a pu être la place du violoncelle, tant du point de vue institutionnel que musical, dans les orchestres parisiens et versaillais de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les particularités en terme d'effectifs et de disposition sont mises en valeur pour tenter de saisir l'influence que celles-ci ont pu avoir sur l'écriture des compositeurs de la période. Les symphonies de François-Joseph Gossec ont plus particulièrement attiré notre attention dans le cadre d'une étude comparée avec celles de Joseph Haydn. Cette étude permet de saisir les différences d'écriture concernant la partie de basse, et en particulier la partie de violoncelle. Les musiciens présents derrière les violoncelles sont également mis en lumière. Il paraissait essentiel de donner des noms et des visages aux violoncellistes de la seconde moitié du XVIIIe siècle, trop souvent restés en retrait dans l'historiographie du fait de la place très importante prise par les violonistes. Les Archives des Menus-Plaisirs du Roi se sont avérées particulièrement précieuses pour mieux cerner cette question. On voit que ces instrumentistes s'intègrent parfaitement dans le processus de professionnalisation apparu au début de l'époque moderne et participent, pour certains d'entre eux, à la naissance du vedettariat.
Pour une paléographie des inscriptions : enjeux et limites. Le corpus des inscriptions lapidaires financées par des sénateurs à Rome entre le iIIe et le Ve siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Centré sur les inscriptions tardo-antiques à Rome, ce travail se propose d'étudier la paléographie des inscriptions dédiées par les sénateurs tant dans le domaine public que privé. Il s'agit d'une recherche qui vise à définir l'évolution dans le temps des caractères alphabétiques mais aussi des modalités de mises en forme, avec une interrogation sous-jacente : dans quelle mesure y a-t-il un lien entre le statut social du commanditaire et le niveau de réalisation de l'inscription, un type d'écriture est-il privilégié ou un agencement particulier ? Quelles modifications subissent ces systèmes ? Nous avons circonscrit notre étude sociologiquement, choronologiquement et spatialement afin d'étudier les tituli à travers le prisme de leur destination sociale et architecturale (travaux publics, funéraires, honorifiques, actes). La graphie (établissement de tableaux alphabétiques, lettre à lettre), la mise en page (agencement, abréviations, interponction, coupures de mots), mais aussi le support (ordinatio, gravure, remploi) constituent les trois piliers de cette étude, et nous permettent, au-delà d'un tableau descriptif, de nous interroger sur les pratiques de l'écriture lapidaire entre le IIIe et le Ve siècle.
L’arbre et le livre au Moyen Âge. Encyclopédies et herbiers : les arbres dans le savoir botanique occidental (XIIIe – XVe siècle)
Thèse non numérisée. Résumé : Le Moyen Âge nous a légué de nombreux ouvrages dans le domaine de l’histoire naturelle. Les plantes n’ont pas échappé aux entreprises de compréhension du monde menées par les savants médiévaux, dont les connaissances nous sont parvenues par le biais des encyclopédies et des herbiers. Longtemps déconsidérée, la science botanique médiévale fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt. Un travail de recherches portant sur l’arbre s’inscrit dans cette logique et nous nous proposons d’aborder sa place dans le savoir naturel médiéval, du XIIIe au XVe siècle. La confrontation de sources diverses permet d’en dresser une image la plus précise possible, et d’illustrer l’intérêt croissant du Moyen Âge pour le végétal, au-delà de ses aspects utilitaires. Après un retour sur les sources qui fondent la botanique médiévale, l’étude se penche sur la définition et les caractères constitutifs de l’arbre en tant que catégorie du monde végétal, tant dans les textes savants que dans l’iconographie des herbiers. Les naturalistes médiévaux cherchent en effet à circonscrire l’identité même de l’arbre, ainsi qu’à ordonner les nombreuses essences qui composent le monde des arbres. Les propriétés botaniques de certains arbres sont en outre source de développements symboliques et moraux qui donnent au végétal toute sa place dans l’histoire culturelle. La botanique médiévale apparaît même indissociable de l’histoire des mentalités puisqu’à travers le prisme du savoir livresque, il s’avère possible de lire en filigrane certaines représentations collectives formées autour d’une essence en particulier.
Bière ou « vin de grain » ?. La communauté des brasseurs parisiens au XVIIIe siècle
Les travaux réalisés sur les communautés de métiers parisiennes ont délaissé jusqu'ici une profession pourtant implantée de longue date dans la capitale : les brasseurs. Il apparaît en effet qu'au xviiie siècle, les contemporains considèrent la consommation de bière à Paris comme un phénomène fort peu répandu, essentiellement pour des motifs culturels. Or, la communauté des brasseurs est riche et présente les mêmes logiques de fonctionnement que les autres métiers parisiens, entre défiance envers le pouvoir royal et crises internes au milieu du siècle. Nous allons donc tenter de résoudre ce paradoxe, notamment en reconstituant la chaîne de production de la bière et ses contraintes. Sa commercialisation ainsi que les règlements la concernant ont des conséquences sur les maîtres, tout d'abord à l'échelle individuelle, par l'utilisation courante mais parfois dangereuse du crédit, ensuite à l'échelle collective car cet arsenal juridique provoque tensions et conflits avec d'autres communautés de métiers mais également entre les maîtres, parfois en désaccord pour gérer les importantes sommes issues de la fiscalité pesant sur le produit. L'étude plus précise de cette fiscalité prouve par ailleurs que la consommation de bière est un phénomène plus massif que ne le croient les contemporains. Suffisamment massif en tous cas pour permettre à certains maîtres et veuves d'artisans de vivre dans l'aisance, grâce à leur commerce mais aussi à l'entretien de relations familiales et professionnelles judicieuses. Leur succès est loin de concerner tous les membres de la profession, parfois incapables de faire face aux importantes dépenses que génère le commerce de brasserie.
Le clan Bochetel : servir la couronne de France au XVIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Villeroy, ce nom évoque une figure influente de puissant secrétaire d’État, le premier en charge des Affaires étrangères, à la fin du XVIe siècle. De même que Villeroy a voulu oublier ses ancêtres marchands de poissons, on oublie souvent l’origine modeste de sa puissance, pourtant contenue dans le nom de son épouse poétesse, Madeleine de L’Aubespine. Cette origine, c’est le clan Bochetel dont l’initiateur est un homme peu connu, Guillaume Bochetel, l’un des quatre premiers secrétaires d’État sous Henri II, qui, par le jeu des alliances matrimoniales, s’attache à construire, sous Henri II, un clan familial, détenant les secrétariats d’État et quelques-uns des postes les plus prestigieux de la diplomatie résidente naissante. Ce clan, parmi d’autres hommes oubliés, tel le secrétaire d’État Jacques Bourdin, compte des hommes dont la postérité a retenu le nom, comme Claude de L’Aubespine, père de Madeleine, son frère Sébastien ou Jean de Morvillier, tous trois conseillers influents de Catherine de Médicis pendant les guerres de Religion. Ce clan de pouvoir s’élabore sous l’égide des Bochetel entre le XVe siècle, date d’émergence de la famille Bochetel à Bourges, et 1577, lorsque meurt l’un des derniers hommes du clan originel, Jean de Morvillier. Grâce aux sources locales sur la famille Bochetel, et à la correspondance des Bochetel et de leurs alliés, il est possible d’étudier ce clan familial. Gentilshommes mécènes, secrétaires d’État lettrés, conseillers expérimentés du souverain, ou diplomates, unis par les liens du sang, ils forment un milieu de hauts serviteurs de la couronne de France, qui accompagnent la construction de la monarchie française au XVIe siècle en un État moderne.
Voyage au continent américain par un François en 1777, et réflexions philosophiques sur ces nouveaux républicains (BnF, ms. fr. 14695). Édition critique
Thèse non numérisée
Luc Estang, Journal (1940-1955). Édition critique
Thèse non numérisée. Résumé : En présentant l’édition de deux cahiers d’un journal intime qui en compte quatre, cette étude entend mettre à jour une figure aujourd’hui tombée dans un oubli relatif, mais qui a joué un rôle certain dans le monde intellectuel et littéraire de la seconde moitié du XXe siècle. Le parcours de Luc Estang (1911-1992), critique littéraire de La Croix et écrivain revendiquant la qualité de catholique, permet d’entrer dans le milieu, encore trop méconnu, des intellectuels catholiques, et d’étudier l’engagement de l’un d’entre eux dans cette période troublée, où la littérature ne peut bien souvent pas échapper à la politique. L’intérêt de la figure de Luc Estang s’accroît du fait que, loin d’être entièrement représentatif de cette catégorie de « l’intellectuel catholique » où on le classe de prime abord un peu rapidement, son itinéraire présente plusieurs particularités, la plus frappante d’entre elles étant la condamnation de sa trilogie romanesque Charges d’âmes par les autorités romaines en 1950 et son départ forcé de La Croix, journal où il avait effectué sa carrière depuis 1934, en 1955. Enfin, cette étude, outre l’évocation du milieu intellectuel des années 40-50 et d’une personnalité ambiguë, permet également d’aborder des questions intéressant la littérature, et plus spécifiquement les rapports qu’elle peut entretenir avec la religion.
Le rôle de l’Homme pécheur. (BnF, MS., Naf 6514) - Édition critique
Thèse non numérisée. Résumé : Conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France sous la cote NAF 6514, découvert et édité en partie par Mme Estelle Doudet et MM. Darwin Smith et Giovanni Matteo Roccati au début des années 2010, le rôle de l'Homme Pécheur est un manuscrit surprenant à bien des égards. Manuscrit dit « de rôle », il contient le texte d'un seul des personnages d'une pièce de théâtre. Depuis l'historien du théâtre Louis Petit de Julleville, cette pièce est rattachée au genre de la moralité et connue sous le nom de L'Homme pécheur ; elle est attestée dans diverses sources, notamment imprimées, à la fin du XVe siècle. Le texte a été édité et annoté intégralement ; il est précédé d'une introduction qui contient notamment le résumé de la pièce réplique par réplique, ainsi que d'une notice et suivi d'un glossaire, et de compléments de lecture : table des citations, résumé de la pièce contenue dans l'une des éditions imprimées, table des répliques du manuscrit, table des didascalies. L'introduction ouvre quelques pistes de réflexion quant à certains des nombreux problèmes soulevés par ce « rôle » : sa datation, sa provenance, ses caractéristiques codicologiques et les rapports entre le texte qu'il contient et celui qui nous est parvenu par les sources imprimées. Elle se consacre ensuite aux aspects plus linguistiques du rôle : citations, lexique, mais aussi phonétique, morphologie, traits de syntaxe marquants et caractéristiques graphiques du manuscrit.
De la sépulture à la sainteté. Tombes privilégiées et émergence de cultes de saints à l’époque romane
Thèse non numérisée. Résumé : A l'époque romane, parmi la multitude des défunts qui ont rejoint l'anonymat du cimetière, une poignée de privilégiés – prélats, princes ou nobles dames – virent leur sépulture admise dans un lieu d'inhumation plus à même d'entretenir leur mémoire pour l'éternité. Il s'agit le plus souvent de monastères. À proximité des saints des premiers temps, la mémoire de certains personnages évolue peu à peu jusqu'à partager le même état de sainteté. Il s'agit là du point d'aboutissement d'un long processus entourant le défunt privilégié dont on assure l'immortalité de la mémoire par divers moyens (obituaire, épitaphe, tombeau, célébrations liturgiques, prières...). Ce processus de sanctification est le plus souvent engagé par la communauté qui a accueilli la sépulture, et peut être plus ou moins abouti selon les cas. Notre étude se porte dans un premier temps sur le phénomène de l'inhumation privilégiée dans les églises à l'époque romane, puis dans un second temps sur les raisons qui poussent les communautés religieuses à créer des saints à partir de ces défunts privilégiés et les différences ou similitudes que l'on trouve entre ces derniers et les saints des premiers siècles. Enfin nous nous sommes attardé sur quelques cas particuliers de personnages s'étant vu – ou non – reconnaître le titre de saint, à travers lesquels nous avons tenté de mettre en lumière différentes facettes de ce phénomène à la fois social et anthropologique qu'est la sainteté.
Verre et verriers à Paris dans la seconde moitié du XVIe siècle (1547-1610)
Thèse non numérisée. Résumé : Malgré une foisonnante bibliographie consacrée au verre français de la Renaissance (dont un certain nombre de monographies régionales), aucun ouvrage n'avait été spécifiquement dédié au verre dans le cadre parisien. Pourtant, les fouilles archéologiques menées à Paris ces dernières années ont révélé de très nombreux verres de cette époque et la plus célèbre des verreries du XVIe siècle, celle de Saint-Germain-en-Laye n'était située qu'à quelques kilomètres de Paris. La présente thèse a pour but d'identifier et d'étudier les différents centres de production du verre dans la région parisienne, on s'interrogera également sur le commerce du verre à Paris, aussi bien qu'à l'omniprésence du matériau verre dans la vie quotidienne du parisien de la seconde moitié du XVIe siècle, à une époque où l'art du verre vénitien, bénéficiant de la faveur des monarques exerçait une forte influence sur les verriers français. Pour cela, nous nous appuierons sur les sources archivistiques mais aussi l'iconographie, les trouvailles archéologiques et les pièces de musées.
Partition pour flûtes sur fond de mer. L'intégration des flûtes hollandaises dans la marine française, 1595-1815
Thèse non numérisée
Souvenirs et impressions du siège de Paris. Édition critique et commentaire
Thèse non numérisée
Les activités à caractère culturel dans les établissements pénitentiaires français (de la Libération aux années 1980)
Thèse non numérisée. Résumé : Le premier protocole d'accord Culture/Justice est co-signé le 25 janvier 1986 par Jack Lang et Robert Badinter. Faisant suite au premier colloque international sur la culture en prison (mai-juin 1985), ce texte vient officialiser la politique interministérielle d'intervention culturelle en détention menée pendant la première moitié des années 1980. Cependant, il existe des activités à caractère culturel dans les établissements pénitentiaires français dès la Libération. De la chorale à l'atelier théâtre en passant par les concerts, elles sont tantôt qualifiées d'éducatives, de socio-culturelles, de récréatives ou de culturelles. D'abord menées par les assistantes sociales, ces activités deviennent ensuite le quasi monopole des éducateurs, nouveau corps de personnel pénitentiaire créé par la réforme Amor en 1946. Elles sont alors réservées à quelques rares établissements et sont menées dans le but d'éduquer, d'amender et d'observer le détenu. Dans les années 1970, suite à la crise pénitentiaire, une nouvelle réforme les transforme en outil de réinsertion et de décloisonnement. Le début des années 1980, avec l'intervention du ministère Lang vient bouleverser ce paysage. De nouvelles activités apparaissent. Elles sont désormais animées par des artistes, associations et institutions proches du monde de la création dans l'optique d'assurer le droit à la culture des personnes détenues. Les éducateurs doivent alors se reconvertir en coordinateurs. Dès lors, les activités dépendent des liens tissés entre la détention et le tissu culturel local. L'administration pénitentiaire doit donc se réorganiser afin de prendre en compte ces nouvelles interaction
Un recueil d'exempla franciscain méridional du XIIIe siècle. Édition critique du manuscrit BNF, lat. 3555
Thèse non numérisée. Résumé : Les Exempla sont une source majeure de l'anthropologie médiévale, en particulier pour l'histoire des croyances et de la prédication. Le recueil anonyme inclus dans le manuscrit latin 3555 de la Bibliothèque nationale de France, daté de la seconde moitié du XIIIe siècle, nous offre 244 récits exemplaires, dont environ la moitié sont à ce jour inédits. La visée de cette thèse est double : fournir une édition complète du recueil, incluant les diverses sources des Exempla ainsi que leur postérité éventuelle, pour en réaliser une étude codicologique, littéraire et historique. Le compilateur, un franciscain vraisemblablement originaire de Montpellier, effectue un important travail d'adptation des textes afin de permettre une prédication populaire efficace, grâce notamment à une réécriture tant des nouveaux récits que des Exempla tirés des oeuvres de grands auteurs et prédicateurs. Il nous livre également sa propre vision de la société médiévale : au fil des exmpla, la culture savante et le dgme chrétien se mêlent aux croyances et aux pratiques populaires pour déboucher au final sur un portrait idéalisé, à la fois religieux et moral, de la communauté des fidèles.
Les Elle « Ferdinand », la peinture en héritage. Un atelier parisien au Grand Siècle (1601-1717)
Thèse non numérisée. Résumé : Les Elles, dits "Ferdinand", sont une famille de peintres d'origine flamande établis à Paris puis à Rennes au XVIIe siècle. Ils ont pour spécialité le portrait. Le premier d'entre eux, Ferdinand Elle (vers 1580-1637), est attesté à Fontainebleau en 1601. Devant la difficulté de mener carrière en France sous son patronyme, qui se confond avec le pronom féminin de la troisième personne du singulier, il se fait connaître sous son seul prénom, Ferdinand. Ses fils Louis (1612-1689) et Pierre Elle (1617-1665)conservent cette habitude, tout comme son petit-fils, Louis Elle le Jeune (1649-1717), qui s'installe à Rennes en 1696. La dynastie des Elle se perpétue ainsi de 1601 à 1717, la formation des fils étant assurée par leurs pères. Autour d'eux gravitent élèves et compagnons, gendres et beaux-frères, formant un atelier à la clientèle prestigieuse établi pendant près d'un siècle entre la rue de Seine et la rue Mazarine. En 1648, Louis Elle le Père est l'un des membres fondateurs del'Académie royale de peinture et de sculpture, où son fils est admis en 1681. Calvinistes et néerlandophones, les Elle entretiennent des liens commerciaux, artistiques et familiaux avec les pays protestants tout au long de leur carrière française. La révocation de l'édit de Nantes et des difficultés financières croissantes conduisent le dernier d'entre eux, Louis Elle le Jeune,à quitter la capitale pour Rennes, où il fait valoir sa qualité d'académicien pour remporter des commandes prestigieuses, à l'image du plafond de la chambre des Enquêtes du Parlement de Bretagne. Avec lui, s'interrompt, en 1717, une lignée de trois générations de peintres dans la France du Grand Siècle.
Les premières lois imprimées. Étude des actes royaux imprimés de Charles VIII à Henri II (1483-1559)
Les premières impressions d'actes royaux à la fin du XVe et au début du XVIe siècle s'inscrivent dans le cadre de l'affermissement du pouvoir monarchique. Le roi de France renforce alors son intervention dans l'ordre juridique du royaume par la promulgation croissante de lettres palentes. Celles-ci commencent à être mises sous presse à l'unité au début de la décennie 1490. Si l'initiative revient d'abord aux seuls imprimeurs-libraires, les institutions monarchiques s'aperçoivent des bénéfices de la reproduction massive des décisions royales. Elles amorcent la régulation de ce marché par l'attribution de privilèges de librairie. La protection accordée à des imprimeurs-libraires choisis se double du contrôle d'une activité qui touche à une prérogative essentielle du roi, celle de faire loi. Dès lors, l'imprimerie ne reste pas sans effet sur le processus législatif lui-même. Elle engendre notamment des évolutions diplomatiques. Ainsi, le formulaire des lettres patentes intègre désormais leur diffusion imprimée. Les caractères externes sont également affectés, notamment par l'expérimentation des originaux imprimés. La très grande majorité des actes royaux imprimés reste néanmoins constituée de simples copies privées à destination d'un public de juristes professionnels et d'érudits. A partir de la fin du règne de François Ier, l'impression des lois s'intensifie, avant de connaître une croissance exponentielle durant la seconde moitié du XVIe siècle. Le phénomène permet alors le développement d'un mode non institutionnel de diffusion et de conservation par la formation de collections d'actes royaux imprimés, qui assurent encore aujourd'hui une meilleure connaissance de la législation d'Ancien Régime.
Das ist der stat Strassburg ordenunge irs fussvolckes. L’organisation d’une armée communale au XVe siècle : l’exemple de Strasbourg
Thèse non numérisée. Résumé : La fin du Moyen âge voit de nombreuses évolutions, sinon des révolutions, dans le domaine de la guerre. Le développement du mercenariat, de l'armée permanente, des armes à poudre, ainsi que la hausse des effectifs des armées, en augmente considérablement les coûts. Ce poids est de plus en plus difficile à supporter pour les acteurs politiques régionaux, à commencer par les villes d'Empire, qui disposent de ressources, humaines et financières, limitées. Le cas de Strasbourg, à travers l'étude des documents qui ont servi à recruter, équiper, commander, ravitailler ses troupes, nous dévoile les rouages d'une armée municipale, essentiellement composée de miliciens, qui reste efficace pour les guerres de siège, en attaque ou en défense, grâce notamment à la puissante artillerie de la ville, mais qui peine à briller lors de batailles rangées. Des expéditions punitives contre les châteaux des Raubritter, les "chevaliers brigands", aux guerres de Bourgogne; qui nécessitent un effort de guerre sans commune mesure avec les précédents affrontements, le XVe siècle est riche de défis que Strasbourg, bon gré mal gré, a relevés militairement pour continuer à assurer la prospérité de son commerce, la paix de ses habitants, et la survie de son indépendance.
Dieu, le roi et la France. Prier pour le roi sous Philippe le Bel (1285-1314)
Thèse non numérisée. Résumé : Cette thèse s'intéresse à l'entretien et au renouvellement de la prière pour le roi sous le règne de Philippe le Bel, petit fils de saint Louis, selon ses modalités et ses conséquences, spécialement à travers l'étude des lettres qu'envoient certains monastères ou églises pour promettre leurs suffrages. À travers ce prisme de la communion spirituelle des chrétiens dans la prière pour le souverain, il est ainsi possible d'entrevoir l'étendue géographique de la présence spirituelle des Capétiens dans leur royaume, ainsi que les contaminations réciproques de la liturgie et de l'idéologie royale, la présence symbolique du roi sur son territoire. Après avoir établi une typologie archivistique et documentaire des moyens employés pour établir ou pérenniser l'intercession royale, à l'initiative du roi ou des religieux, la thèse étudie les modalités de cette intercession liturgique, avant de dégager les aspects propres de la dynastie capétienne au XIIIe siècle, et enfin d'interroger les représentations royales induites par la célébration liturgique en terme de symbolique et d'extension géographique et sociale, pour conclure sur le caractère assez étroit mais plus consensuel que volontariste de la mémoire capétienne.
Édition critique du Trialogue Quiéret (1461)
Thèse non numérisée. Résumé : Le Trialogue Quiéret est un texte écrit par un noble picard en 1461, au moment où il apprend la mort de Charles VII et l'avènement de Louis XI. Ce traité politique, sous forme de prosopopée, met en scène trois allégories : France, Prouesse et Bonne Renommée. France, conformément à la tradition des complaintes funéraires, se lamentent de la mort de son roi, et se trouve désemparée face aux difficultés qui assaillent son royaume. Après l'avoir réconfortée, Prouesse et Bonne Renommée entreprennent de répondre à ses inquiétudes, en lui prodiguant des conseils politiques. Ceux-ci portent autant sur la guerre des Deux-Roses en Angleterre et sur le conflit entre la Maison d'Anjou et la Maison d'Aragon copncernant la souveraineté du royaume de Naples et de Sicile, que sur des aspects de politique intérieure. L'objectif premier est de ramener l'ordre au sein du territoire français, afin de pouvoir affirmer sa puissance à l'étranger. Au-delà des conseils politiques, l'un des enjeux principaux est la redéfinition de la chevalerie au milieu du XVe siècle, à un moment où ses valeurs et ses traditions contrastent avec les évolutions de l'Etat monarchique qui préparent l'Etat moderne.
Maximilien Rubel, éditeur de Marx dans la Bibliothèque de la Pléiade (1955-1968)
En 1960, Robert Gallimard confie à Maximilien Rubel (1905-1996), le soin d'éditer Marx dans la prestiguieuse Bibliothèque de la Pléiade ; en 1996 paraît le dernier tome d'une édition en quatre volumes laissée inachevée. Anti-marxiste et anticommuniste, Rubel mène une carrière de chercheur au CNRS consacrée à Marx, dont l'essentiel paraît dans sa revue, les Etudes de marxologie. L'édition de Rubel s'organise autour de principes éditoriaux audacieux : le rejet des écrits d'Engels et de son travail d'éditeur des manuscrits de Marx, notamment sur les livres II et III du Capital, la tripartition thématique des écrits de Marx entre économie, philosophie et politique, mais aussi la mise à disposition de matériaux parfois inédits, à partir des manuscrits de Marx déposés à l'IISG d'Amsterdam et le projet de rendre, par un travail éditorial scientifique et historicocritique, la pensée de Marx dans son inachèvement, qui la rend par essence rétive à toute mise en système. A ce titre, Marx fut, aux yeux de Rubel, le meilleur critique du marxisme, pour reprendre le titre d'un de ses recueils d'articles. Communiste des conseils et anti-autoritaire, Rubel affirma toute sa vie, que s'il écrit son ouvrage sur l'Etat, Marx aurait prôné sa disparition. Malgré leurs divergences, incontestablement d'ordre politique, les critiques s'attachent bien plus à contester le caractère scientifique de l'édition. L'édition des écrits de Marx proposée par Rubel ne saurait donc être l'édition de référence qui manque toujours en langue française, malgré le rôle joué par la figure de Marx dans la vie intellectuelle et politique française.
Vivre hors du cloître. L'habitat canonial à Metz au Bas Moyen Âge (1200-1530)
Thèse non numérisée. Résumé : Le monde clérical médiéval est assez peu connu au-delà des thématiques proprement religieuses. Le public autant que les chercheurs oublie souvent que derrière des bâtiments, des institutions, des commandes artistiques, se cachent des personnalités dont la position sociale n'est pas aussi bien connue qu'on ne le pense. L'objet de cette thèse est de combiner les méthodes de l'histoire traditionnelle et celles de l'histoire de l'art pour dégager une vision, aussi claire que possible, de ce qu'est un membre d'un chapitre cathédral et des composantes qui définissent son mode de vie. Le choix de la ville de Metz pour cadre offre un exemple instructif en ceci que la cité accueille la plus ancienne communauté de chanoines de la Chrétienté, et qu'elle a développé au Bas Moyen Âge une culture originale imputable à sa position dans un espace charnière. L'exploitation des archives capitulaires de la fin du Moyen Âge et leur confrontation avec les éléments subsistants de l'habitat canonial permet de mettre en lumière un réel statut social privilégié, justifié par la mission pastorale qui est celle du chapitre cathédral, toujours imprégné au xiiie siècle d'une culture encyclopédique d'origine romane, mais en prise directe et croissante avec les milieux nobiliaires et la culture laïque émergente. L'examen des maisons canoniales in situ ou sur plan, ainsi que l'analyse d’œuvres conservées dans les collections publiques, autorisent également à poser la question de l'homogénéité entre les résidences des chanoines et celles des laïcs, et à revoir les théories de l'historiographie locale sur la structure de l'habitat et les influences extérieures que celui-ci a pu subir.
Le Libellus de notitia orbis de Jean, Archevêque de Sultanieh
Thèse non numérisée