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« En pur et vray don ». Donateurs et donations pieuses aux Célestins de Paris à la fin du Moyen Âge
Le couvent des Célestins de Paris, peu travaillé par l’historiographie, n’en a pas moins laissé un riche chartrier. Ce paradoxe est le point de départ d’une étude dont le cœur a été la conception d’un outil adapté au traitement rigoureux de sources caractérisées par leur variété typologique : une base de données heuristique. Le premier volet est consacré à la prosopographie des donateurs du couvent avec, en filigrane, l’étude des relations entre les Célestins et le pouvoir d’une part, l’intégration des moines dans le paysage religieux du Paris médiéval d’autre part. En outre, la mise en perspective de ces sources multiples invite à s’interroger sur le discours, nécessairement déformateur, qu’elles produisent, en particulier au sujet des donateurs. Le deuxième volet s’intéresse à la pratique de la donation pieuse aux XIVe et XVe siècles, telle qu’elle transparaît dans les sources célestines. Une étude diplomatique détaillée de la charte de donation permet de comprendre pourquoi cette forme d’acte, loin d’être détrônée par le testament, connaît un automne flamboyant : c’est qu’elle appartient à la sphère de l’acte publique et solennel, quand le testament possède davantage un caractère intime et individuel. C’est qu’en cet automne du Moyen Âge, les mentalités changent, tout comme les attentes des fidèles. Ceux-ci font ainsi constamment appel au sacré, par le moyen de petites donations en espèces pour quelques messes ou prières à l’effet très ponctuel. L’étude de la donation pieuse est donc le révélateur de mutations sociales profondes qui se laissent entrevoir ici et là dans le rapport de l’individu médiéval au sacré
Guillaume-François Joly de Fleury. (1675-1756)
Thèse non numérisée. Résumé : L’un des principaux acteurs du Parlement de Paris au XVIIIe siècle est le Procureur Général. C’est en 1705 que Guillaume-François Joly de Fleury fit son entrée au parquet, après la mort subite de son frère ainé. Il devint un conseiller indispensable pour le roi ainsi que pour les ministres. La promotion au parquet marquait un tournant essentiel pour les Joly de Fleury. Le Parlement de Paris, au XVIIIe siècle, était au centre de l’activité quotidienne du parquet, et demeurait également une cour de justice. Tout devait passer par Joly de Fleury qui répartissait les taches et donnait les ordres. Et sous sa direction, avocats généraux, substituts, secrétaires et commis assuraient un service permanent auprès des différentes chambres. Seigneur de Grigny, Bondoufle, Plessis-Pâté, La Courbe, la Mousse et La Valette, Joly de Fleury consolida sa réussite personnelle par l’établissement de ses enfants, tant par les mariages que par l’achat de charges très onéreuses, comme celle d’avocat général au parlement . En 1746, Guillaume-François Joly de Fleury laissait au parquet son fils ainé Guillaume-François-Louis, avocat général promut procureur général, et Jean Omer, son second fils, avocat général. Les Joly de Fleury conservèrent la charge de procureur général jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et ils occupèrent à partir des années 1730 une charge d’avocat général. La fin de l’Ancien Régime marquait la fin d’une époque. Les Joly de Fleury tombèrent dans l’oubli et disparurent en 1866, faute d’héritiers, à la mort du dernier de leurs représentant, Bon-Gabriel-Jean-Guillaume Joly de Fleury
Inventaires de trésors de l’époque carolingienne en Francie occidentale (VIIIe-Xe siècle)
Thèse non numérisée. Résumé : Les inventaires de trésors sont des textes exceptionnels pour la connaissance des objets, de l’art et de la langue ainsi que des pratiques liturgiques et économiques de l’époque carolingienne. Le trésor carolingien se définit surtout comme un trésor fonctionnel. Il s’agit principalement d’un ensemble d’objets réunis pour etre utilisés dans les cérémonies religieuses. Le trésor est une notion bien réelle à l’époque carolingienne. Les inventaires de trésors sont nombreux à l’époque carolingienne, mais ils ne sont pas propres à cette période, puisque le pape Grégoire le Grand et la règle de saint Benoit conseillent déjà à la fin du Vie siècle de faire régulièrement des inventaires des possessions des églises et monastères. Une des spécificités des inventaires réside dans le rôle joué par les autorités dans leur rédaction : de nombreux capitulaires préconisent l’utilisation d’inventaires à des fins de gestion, notamment ceux réglant l’action des « missi » de l’empereur envoyés pour enquêter dans les différentes parties de l’Empire. Les biens ecclésiastiques sont particulièrement soumis à l’attention des « missi » en raison de leur caractère sacré. Les inventaires sont donc fortement influencés par les règles émises par les autorités
La tradition gréco-latine de l’optique médiévale, de Calcidius jusqu’au XIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : L’objet de ce travail est de faire le point sur ce que les Occidentaux ont retenu de l’optique grecque entre la traduction du Timée par Calcidius accompagnée de son commentaire et la vague de traductions gréco- et arabo-latines du XIIe siècle. La période longue retenue, huit siècles, permet de souligner des continuités, dans l’étude des textes, dans les traditions culturelles et interprétatives, dans la persistance d’un intérêt pour l’optique, comprise comme une théorie de la vision très élargie. La vision, en effet, tout comme la nature de la lumière, atteint une résonance qui dépasse de loin les bornes du phénomène physique ou physiologique. Tout comme la vision est à la base de noétique alti-médiévale, puis plus strictement de la gnoséologie au XIIe siècle, la nature de la lumière est le nœud d’interrogations métaphysiques qui sous-tendent un discours physique latent. Ainsi, la relecture du Timée permet la réinterprétation physique d’un certain nombre de problématiques métaphysiques développées à partir de l’assimilation de Dieu à la Lumière, issues du texte biblique lui-même et encore enrichies par les Pères de l’Église. Cette relecture esquisse un programme cohérent d’interprétation de tous les phénomènes liés au visuel, qu’il s’agisse de la nature et de la propagation de la lumière, des couleurs de l’arc-en-ciel, de la réflexion sur la matière par opposition à la lumière, alors définie à partir des critères qui déterminent sa visibilité. La cohérence de cette théorie, élaborée essentiellement par Thierry de Chartres et Guillaume de Conches, lui permet de bénéficier d’un retentissement qui dépasse largement le cercle restreint de l’école de Chartres et la première moitié du XIIe siècle, puisqu’elle se ressent fortement dans la reprise de termes spécialisés dans les traductions du XIIe siècle. Il n’y a donc avec l’arrivée des traductions du grec et de l’arabe ni rupture complète avec les traditions intellectuelles du haut Moyen Âge, ni création ex nihilo d’une science, l’optique, à partir d’un corpus d’œuvres traduites.
La vie des monuments de l’État. Histoire administrative et patrimoniale de la Caisse nationale des monuments historiques(1912-1978)
Thèse non numérisée. Résumé : La Caisse nationale des monuments historiques fut créée en 1914 dans le climat de crise qui, pour le service des Monuments historiques, a suivi la Séparation de l’Église et de l’État, afin d’apporter compléments de ressources et souplesse budgétaire grâce à la formule en vogue de l’établissement public ; elle a connu de multiples transformations au fil des décennies. Imaginée à l’origine pour recevoir dons, legs, et ressources fiscales, la Caisse a finalement été alimentée par les droits d’entrée instaurés dans les monuments historiques après la guerre, et à partir de la fin des années 1920, par le développement d’une activité commerciale. Bas de laine discret de la direction des Beaux-Arts durant l’Entre-deux-guerres, la Caisse fait valoir à partir de Vichy les enjeux du développement touristique des monuments historiques, et l’édition de la revue Les Monuments historiques de la France illustre ce dynamisme nouveau. Après la création du ministère des Affaires culturelles, une réforme importante fait de l’établissement public en 1965 un organisme d’exploitation des monuments historiques aux attributions élargies, cherchant à rendre la vie aux vieilles pierres. La machine administrative se met en place progressivement, les rapports à la tutelle parfois tendus illustrent les enjeux nouveaux de l’action de la Caisse. L’analyse porte sur les hommes, les procédures, les moyens, les résultats, dans une perspective d’histoire administrative et patrimoniale. Le dernier chapitre s’attache à la question des domaines et châteaux possédés en propre par l’établissement public
« Tam Parisius quam alibi ». Unité et pluralité de la chancellerie royale au temps de Charles VII (1418-1461)
Thèse non numérisée. Résumé : Dans l’histoire de la chancellerie royale, la période qui s’étend de la fuite du dauphin en 1418 à la mort du roi Charles VII en 1461 est d’une importance capitale : c’est au moment de la désorganisation la plus complète du royaume, lors du « Schisme royal », que le démembrement de la chancellerie est érigé en principe. En effet, à partir de 1418, des preuves tangibles de l’existence d’au moins deux chancelleries fonctionnant simultanément, auprès du roi et auprès du Parlement, peuvent être rassemblées, tandis qu’une double série d’enregistrement est conservée à partir de 1440. Entre 1420 et 1428, puis surtout après 1444, la tripartition de la chancellerie est avérée, « tam Parisius quam alibi », puisqu’elle apparaît clairement dans les comptes de l’audience du sceau. En s’immergeant au cœur de cette réalité, il est possible de comparer l’organisation et le rayonnement de la chancellerie de la Cour et de celle du Palais et de rendre palpable l’efficacité et les avantages d’un fonctionnement bipartite ou tripartite, s’appuyant sur le corps des notaires et secrétaires, sous l’autorité du chancelier. Les démembrements de la chancellerie remettent en cause le monopole de la grâce royale car ils supposent une délégation permanente du droit de grâce, notamment au conseil établi à Paris. Pour pallier cette tendance à l’éclatement, tout est mis en œuvre pour rappeler que le roi est source de toute grâce et pour contrôler l’action des chancelleries. Le succès de la chancellerie du Palais n’est plus à démontrer : c’est sur ce modèle que sont constituées les petites chancelleries créées par les successeurs de Charles VII
Les Commissaires du quartier du Louvre (1751-1791). Contribution à une histoire de la praxis policière dans le Paris du second XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Étudier un des quarante-huit commissaires-enquêteurs-examinateurs au Châtelet de Paris au XVIIIe siècle et son activité paraissait un moyen de mieux connaître l’institution policière en s’intéressant directement à des acteurs-clé, ceux auxquels la population avait le plus souvent affaire. Qui sont-ils ? Quelle est leur formation ? À quoi ressemble leur travail quotidien ? Comment s’organisent-ils entre eux, y a-t-il un partage des tâches, une spécialisation ? Comment collaborent-ils avec les autres « policiers », inspecteurs et Guet de Paris ?Pour tenter de répondre à ces questions, il faut se pencher sur une figure précise de commissaire. Pierre Chénon, en poste de 1751 à 1791 dans le quartier du Louvre/Saint-Germain-l’Auxerrois, est un modèle de commissaire spécialisé dans la recherche des livres prohibés et la Bastille, questions sensibles pour l’administration de la capitale. Ce professionnel sortant de l’ordinaire est étudié en regard des pratiques de ses collègues du même quartier – successivement Louis Cadot, Hubert Mutel, puis son propre fils Marie-Joseph Chénon – commissaires plus généralistes
Édouard Reuss (1804-1891), Erinnerungen aus meinem Leben. Édition partielle (1846-1872) et commentaire
Thèse non numérisée. Résumé : Édouard Reuss, professeur à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, a rédigé à partir de 1850 ses Mémoires, et a poursuivi leur rédaction tout au long de sa vie. Ce texte intitulé Erinnerungen aus meinem Leben constitue la source principale pour les travaux sur Édouard Reuss, mais est aussi une source de premier plan pour l’histoire du protestantisme alsacien et l’histoire de la théologie au XIXe siècle. Dans les Erinnerungen aus meinem Leben, Édouard Reuss se fait tout à tour autobiographe, mémorialiste et auteur d’un journal intime. Ce travaille porte sur la période de 1846 à 1872, c'est-à-dire sur les tomes cinq et six du manuscrit conservé à la médiathèque protestante de Strasbourg. Édouard Reuss a été le témoin des bouleversements politiques de la Révolution de 1848 et de la guerre franco-prussienne. Comme le montre sa très riche correspondance, il a entretenu des contacts avec des universitaires, français et allemands principalement, surtout théologiens et philologues. Il a ainsi participé aux débats théologiques de son époque, marquée par le développement des sciences historiques et exégétiques. Son poids et son rôle furent importants dans la direction de l’Église de la Confession d’Augsbourg au XIXe siècle. En même temps, ses mémoires livrent un aperçu de la vie d’une famille bourgeoise à Strasbourg au XIXe siècle et de ses relations sociales.
À la découverte de l’Italie et de l’Égypte, les voyages d’André Dutertre. Carnets de dessins de l’École nationale supérieure des Beaux-arts
Thèse non numérisée. Résumé : André Dutertre (1753-1842), artiste dessinateur et graveur, fut aussi un voyageur infatigable. Ce travail replace dans la carrière de l’artiste les deux grands voyages que ce dernier a effectués, en s’appuyant sur l’inventaire de deux recueil de dessins conservés à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Le premier voyage de Dutertre, au cours duquel il découvrit l’Italie, fut entrepris en 1783. Il s’apparente à un traditionnel voyage d’étude comme nous le montrent les dessins rapportés par l’artiste, dessins qui nous livrent aussi la vision très personnelle et intime que Dutertre avait de l’Italie. Le second voyage de Dutertre l’a amené en Égypte entre 1798 et 1801. En effet, il eu la chance d’appartenir à la Commission des Sciences et des arts qui a accompagnée l’Expédition d’Égypte de Napoléon Bonaparte. Il s’est agit pour Dutertre de répondre à une commande officielle : rassembler le plus de documentation possible sur L’Égypte, ses habitants, ses mœurs, sa géographie… Cette étude revient aussi sur le professeur de fleurs et d’ornements que fut Dutertre auprès du corps des Pages de l’Empereur puis à l’École gratuite de dessin, ainsi que sur sa carrière de copiste et d’illustrateur
Rendre la justice au parlement de paris sous la ligue (1589-1594). Procédure civile et conciliation
Thèse non numérisée. Résumé : En premier lieu, la problématique de cette étude est de savoir comment le Parlement a pu, dans une période de guerres civiles, rendre la justice. Il faut pour répondre à ceci, reconstituer la procédure civile à la fin du XVIe siècle et examiner la façon dont les parlementaires rendent la justice. La procédure au Parlement se fonde sur plusieurs textes législatifs qui datent de l’époque de Saint Louis. En règle générale, le déroulement normal d’un procès est assez souvent perturbé par des voies de recours. En effet, l’intérêt des parties ayant un procès devant le Parlement est de le faire durer le plus longtemps possible. Ainsi, les parties multiplient les incidents de procédure et les voies de recours. Au début du XVIe siècle, le Parlement compte trois Chambres : la Grand Chambre ainsi que deux chambres des enquêtes. Au temps de la Ligue, le Parlement joue un rôle de régulateur. En effet, concernant les affaires matrimoniales par exemple, le Parlement ne règle pas les questions de divorce, en revanche il gère les demandes de séparation de biens et de corps entre les époux. Mais lorsque la situation prend une tournure violente, le Parlement intervient en tant que protecteur de l’ordre social : protection des individus, et notamment les femmes lorsqu’elles sont battues ; protection des familles…Ensuite, on peut se demander quelle influence la ligue a-t-elle sur les décisions prises ? Tout d’abord avec le problème particulier des offices : les conflits concernant les offices naissent à cette période dans un contexte très particulier qui favorise les tensions. Il existe donc une fermeture progressive des offices les plus importants à ceux qui ne sont pas du meme milieu que leurs détenteurs. Ainsi la tension est a son comble. C’est dans ce contexte tendu que le Parlement de Paris est censé juger les causes relatives aux offices. Ensuite, avec la question du « parti pris », question qui est difficile à trancher. En effet, la période de la Ligue oblige souvent à prendre parti
Michel Liénard, l’ornement du XIXe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Le personnage de l ornemaniste occupe une place primordiale mais rarement bien définie dans les processus de création du monde des arts décoratifs du XIXe siècle. Michel Liénard (1810 1870) est l un de ces artistes curieux de tout, engagés dans de nombreux chantiers et de multiples domaines dans lesquels s est construit l esprit du siècle, à la fois tourné vers le passé et constamment à la recherche de progrès et de nouveauté. Spécialiste du néo-Renaissance mais participant plus globalement du courant de l éclectisme, Michel Liénard a collaboré avec les grands noms de l époque et ses travaux regardent aussi bien l orfèvrerie, avec François-Désiré Froment-Meurice ou le mobilier avec la maison Grohé, la sculpture religieuse monumentale (chapelle royale de Dreux) ou mobilière (église Sainte-Clotilde, orgues de Cavaillé-Coll), la décoration d intérieur (ministère des Affaires étrangères au quai d Orsay) ou l urbanisme haussmannien. L étude biographique s accompagne du catalogue raisonné d une partie du fonds Liénard conservé au musée des Arts décoratifs de Paris, explicitant les activités de l artiste : copies de bâtiments anciens, études d ornements, de mobilier, travaux préparatoires pour des recueils de modèles gravés, etc.
Le livre de raison d’Honoré de Quiqueran de Beaujeu
Thèse non numérisée. Résumé : Le livre de raison occupe une place spécifique au sein des écrits du for privé. Ceux ci connaissent un regain d’intérêt depuis quelques années. Le livre de raison est une écriture intime, un « nous » collectif, celui de la famille. Il joue un rôle primordial dans la construction et la préservation de la mémoire familiale. Un des meilleurs exemples est celui d’Honoré Quiqueran de Beaujeu, écrit entre 1655 et 1687, (conservé au Centre Historique des Archives nationales), gentilhomme arlésien. Le livre de raison est tout d’abord un moyen pour l’auteur de garder intacte la mémoire de sa famille.La famille Quiqueran de Beaujeu est solidement établie dans la ville d’Arles et est une famille d’auteurs reconnus : Pierre et Honoré de Quiqueran de Beaujeu. Pierre est le troisième enfant de François de Quiqueran de Beaujeu et de sa première femme, Jeanne de la Rivière. Honoré est le premier enfant issu du remariage de son père François avec Isabeau de Thieuloy. L’histoire du livre d’Honoré est mieux connue que celle de Pierre.Le choix de la généalogie des Quiqueran de Beaujeu est fait d’une généalogie verticale, privilégiant l’ascendance masculine, celle qui donne le nom ainsi que la noblesse. Le livre de raison d’Honoré de Quiqueran de Beaujeu dit peu de choses sur le quotidien de la famille. En revanche, il renseigne sur les pratiques de l’exploitation agricole a travers les comptes. Honoré de Quiqueran fournit dans son livre un exemple précieux pour mieux comprendre la construction d’une mémoire familiale ainsi que les évolutions de la noblesse au XVIIe siècle
Un héritage des Bonaparte : Le prix du galvanisme (1802-1815) et le prix Volta (1852-1888). L’État et l’encouragement à la recherche sur l’électricité
Cette étude porte sur deux prix scientifiques fondés l’un par Napoléon Bonaparte en 1802, l’autre par Louis-Napoléon Bonaparte en 1852, et tous les deux consacrés à la recherche sur l’électricité. Le prix du galvanisme est une des premières fondations de l’Institut ; les conditions pour participer au prix sont particulièrement souples : le prix est ouvert à tous, quel que soit le pays d’origine, etc… Toutes les conditions sont réunies pour favoriser une émulation à l’échelle européenne. Le galvanisme constitue un moment très particulier dans l’histoire de l’électricité. La Société galvanique fut fondée peu de temps après le prix du galvanisme et joua un rôle considérable dans la constitution d’un groupe de médecins, de physiciens et de chimistes. La Société devint alors un lieu renommé pour ses expertises. En 1852, Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la République, prend la décision de fonder un prix destiné à l’application la plus utile de la pile de Volta. Oublié aujourd’hui, le prix Volta connut un grand succès à l’époque de son existence. A partir des années 1880, l’électricité conquiert définitivement l’industrie. Forts de ce succès, l’avenir de la profession est désormais garanti. L’initiative des Bonaparte rencontre alors le désir de toute une communauté d’etre reconnue et encouragée pour mieux se constituer en profession : le corps des électriciens
Représentations de la table et de la commensalité (1150-1350). Dans la moitié septentrionale de la France, l’Angleterre et les Pays-Bas
Thèse non numérisée. Résumé : Cette Thèse s’inscrit au croisement de l’histoire de l’alimentation et de l’histoire des idéologies et des représentations. Les historiens de l’alimentation s’intéressent de plus en plus à la cour. En effet, l’organisation de la salle du banquet reflète la société ; le roi, les serviteurs, les jeunes, les femmes, sont mis en relief par la table à laquelle ils siègent. On s’intéresse également à l’iconographie religieuse, en particulier les repas vétéro-testamentaires et eucharistiques pour les intégrer dans le cadre des représentations de la commensalité. Le terme de commensalité se diffuse en français et en latin, au début du XVe siècle et place l’objet de la table comme le centre de la pratique conviviale. On s’intéresse à la Table de Dieu, et principalement au sujet de la cène. Au XIIIe siècle, l’image de la Cène est d’abord celle de la chute du mauvais convive. Un aspect important de la représentation de la commensalité se manifeste avec un éclat particulie dans les images de repas divins : l’importance de l’axe vertical.La Table du roi est généralement identifiée par l’étude du Lancelot en prose. La table semble avoir une véritable fonction: c’est à table que se fait la circulation des nouvelles entre les convives. Les images de la table du roi présentent l’isolement de celui-ci. Mais c’est à partir de 1300 que le roi solitaire cesse d’etre connoté négativement. Une autre question intéresse les historiens de l’alimentation, celle de la mixité conviviale. A la cour la présence de la reine est exceptionnelle ; dans la maison seigneuriale, elle est systématique.La table et l’image de table sont deux représentations qui reflètent un espace symbolique organisé
Les Travaux publics sous le ministère de Marcel Sembat (1914-1916)
Pendant la Première Guerre Mondiale, l’économie française connut de grands bouleversements. A cette époque, le Ministère des Travaux Publics est cantonné dans des domaines restreints mais importants, tels que l’organisation des transports et l’approvisionnement en charbon et fut amené à exercer un contrôle sur le marché du charbon. Avant la guerre, le Ministère des Travaux Publics comprend l’administration des Ponts et Chaussées, ainsi que celle des Mines. En 1914, suite aux bouleversements dus à la guerre, un nouveau ministre fut nommé : Marcel Sembat, socialiste et représentant le SFIO, avec son chef de Cabinet, Léon Blum. Le Ministère des Travaux publics va faire face alors à deux crises : le charbon et les transports.L’approvisionnement en combustible provient de charbon français en partie, l’autre partie venant de houille anglaise. En 1915, Marcel Sembat arrive à obtenir de la part des houillières françaises qu’elles n’augmentent pas leur prix ; en revanche celui du charbon anglais continue à monter . Face à cette situation, en automne 1915, le Ministère des Travaux Publics et la commission des Mines de la Chambre des députés élaborent un projet de loi pour y remédier.D’autre part, de grosses perturbations dans les transports ont eu lieu en 1915. Dès la fin de cette même année, les journaux parlent alors de « crise des transports ». Pour y remédier, la navigation fluviale est organisée, notamment sur la Seine, mais également dans les ports pour améliorer la circulation et les échanges. A la fin de l’année 1916, le Ministère des Travaux publics vise trois objectifs : assurer les importations de charbon pour limiter la pénurie et faire baisser les prix ; réglementer la distribution de charbon ; et enfin améliorer la production d’énergie en France. Pourtant, dès le mois de novembre, la pénurie de charbon s’installe et Marcel Sembat devient le bouc émissaire de cette situation. C’est surtout le gouvernement dirigé par Aristide Briand que l’on cherche à atteindre à travers la personne de Marcel Sembat
« Curieux idolâtres et acheteurs de statues ». Le marché de la sculpture sous la Révolution et l’Empire à Paris
Thèse non numérisée. Résumé : L histoire du marché de l art a fait l objet d un renouveau d intérêt de la part des historiens de l art depuis la parution des ouvrages fondateurs de Francis Haskell et d Antoine Schnapper. Le but de cette thèse était d envisager le marché de l art dans le domaine de la sculpture à Paris sous la Révolution et l Empire (1780-1820) : il s agissait d étudier les ventes et les achats de sculptures dans la capitale à une période de bouleversements politiques et d évolution des modes, des goûts et des savoirs. En étudiant de façon séparée le marché de la fin de l Ancien Régime, puis le marché de la période révolutionnaire et impériale, l accent a été mis sur les sculptures dispersées lors des ventes aux enchères, dont le contenu est bien connu grâce aux nombreux catalogues de ventes répertoriés pour la période, sur les collections de sculptures saisies à la Révolution par les Commissions révolutionnaires et sur la façon dont elles ont été redistribuées entre les musées et le marché de l art, et enfin sur quelques personnalités d amateurs de sculpture redécouverts à la faveur des catalogues et des inventaires.
Le discours des missionnaires français en Corée (1831-1886). Correspondance et relations
Thèse non numérisée. Résumé : Entre 1831 et 1886, les missionnaires français présents en Corée rédigent des lettres qui reflètent leur mode de vie. Cette étude analyse trois types d’écrits missionnaires : la pénétration dans le pays ; l’exercice clandestin des activités missionnaires ; et la mort en Corée. Tous les missionnaires rédigent une relation de voyage destinée à la maison-mère. Le plus souvent ces lettres se composent de deux parties : le récit du trajet et les premières impressions sur la Corée . Les Français sont les premiers Européens qui soient arrivés en Corée de leur propre volonté, et pendant près de trente ans (de 1836 à 1866), ils rédigent une multitude d’écrits. L’hostilité des autorités coréennes à l’égard de la religion chrétienne entraine la mort de nombreux missionnaires et Coréens. Cette persécution suscite une riche production écrite consacrée aux martyrs. Le récit de martyre peut mêler l’expérience propre de l’auteur et les témoignages qu’il a recueillis. Ce récit se compose de deux grandes parties : la notice biographique du martyr, qui sert donc de préambule, et la relation de son martyre, qui est la partie essentielle du récit, et qui présente un affrontement entre les « bourreaux » (les mandarins) et les « témoins de la foi » (les missionnaires français). Une fois rédigé, le récit de martyre est imprimé à plusieurs reprises. Un texte missionnaire est donc avant tout un écrit organique, construit au cœur des évènements que le missionnaire vit. Il fournit également des données ethnographiques. Enfin, il sert à ré-évangéliser la foi des populations occidentales
Architecture et liturgie. Étude d’une interaction spatiale et mémorielle à Saint-Denis à l’époque gothique
Thèse non numérisée
L’administration d’Alphonse de Poitiers en Poitou et en Saintonge. (1241-1271)
Thèse non numérisée. Résumé : Alphonse de Poitiers est le quatrième fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, et est le frère du roi Louis IX. Les historiens ont, pour la plupart, gardé l’image d’Alphonse de Poitiers comme celle d’un prince effacé, sous l’autorité de son frère. Alphonse de Poitiers est pourtant a la tête du plus vaste ensemble territorial du royame après le domaine royal.L’histoire de l’administration d’Alphonse de Poitiers peut se résumer en un jeu de séduction qu’il entreprend envers une large partie de la noblesse et notamment en direction des barons saintongeais qui formèrent, encore en 1242, le dernier bastion des Plantagenêts au nord de la Gascogne.Alphonse Poitiers réussit à les couper de leur ancien seigneur. Grâce à toutes ces conditions favorables, le comte put entreprendre une politique plus énergique. Ainsi, Alphonse de Poitiers met en place les conditions d’une meilleure gestion du territoire grâce à sa reprise de politique seigneuriale mais également à sa professionnalisation de son administration centrale. En effet, commissaires et enquêteurs vont se multiplier et représenter une certaine systématisation du prélèvement extraordinaire
Le livre d’heures en Italie septentrionale. Diffusion d’un instrument dévotionnel de l’Europe du Nord
Thèse non numérisée. Résumé : Le livre d’Heurs, un livre de prières à l’usage des fidèles laïques, a été un objet dévotionnel très répandu dans les pays de l’Europe septentrionale à partir du XIIIe siècle, mais plus rare dans les pays de l’Europe méridionale. Cette thèse étudie d’une part, le rôle et la fonction dévotionnelle du livre d’Heures et d’autre part, la description générale de la structure textuelle et iconographique. Une nouvelle forme de dévotion se répandit à partir du XIIIe siècle. Au service de cette foi, la prière devint le moyen indispensable pour communiquer avec Dieu et pour obtenir son aide. En Italie et contrairement aux pays d’Europe septentrionale, le fidèle n’exerce pas sa religiosité d’une manière pleinement intime et individuelle. La vie religieuse continua donc à être animée par les clercs. L’usage du livre d’heures se répandit en Italie à l’instar des modes françaises. L’arrivée de Blanche de Savoie à la cour lombarde introduisit l’usage du livre d’heures pour la récitation quotidienne des prières. Dès lors, le livre d’heures connut un certain succès auprès des princesses de la famille Visconti, ainsi que la famille Gonzague. Les commanditaires appartenaient donc à des familles nobles. Le premier groupe qu’on trouve à l’ouverture du livre d’heures en Italie est formé par un calendrier et par l’ »Office de la Vierge Marie ». Le calendrier contient la célébration des saints, tels que saint François, sainte Claire, saint Bernardin de Sienne, saint Bonaventure et saint Antoine de Padoue. Après l’ »Office de la Vierge Marie », on observer un deuxième groupe de textes regroupant les « Sept psaumes de la Pénitence », les « Litanies » et l’ »Office des Morts ». Le troisième groupe est formé de l’ »Office de la Croix » et l’ »Office de la Passion ». La vie religieuse du fidèle italien fut marquée par la diffusion du message franciscain. En effet saint François avait souligné l’importance de consacrer régulièrement une partie de la journée à la méditation et à la contemplation.
La Notomia de Anric de Mondavilla,traduction occitane de l’Anatomia d’Henri de Mondeville. Édition critique et étude du vocabulaire scientifique
Thèse non numérisée. Résumé : Henri de Mondeville, chirurgien normand, travailla au service de Philippe Le Bel et enseigna la chirurgie à Montpellier et à Paris. Il entreprit de rédiger un traité complet sur la chirurgie au début du XIVe siècle, comprenant cinq livres, mais dont la fin du troisième et le quatrième ne furent jamais écrits. La Notomia est une version occitane du premier livre. Henri de Mondeville fut l un des précurseurs d une nouvelle école de chirurgie créée à Boulogne au XIIe siècle. Il travailla notamment sur la méthode sèche du traitement de la plaie qui consiste à la cicatrisation immédiate de la plaie et du nettoyage au vin. Les historiens de la médecine ont fait de Henri de Mondeville le héros de l antisepsie. Puisqu il reste peu de textes médicaux occitans et que très peu sont consacrés à l anatomie, la Notomia offre souvent la première attestation connue des termes médicaux et anatomiques.
Les lettres de cachet pour affaires de famille en Franche-Comté au XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Les lettres de cachet, érigées en symbole de l arbitraire monarchique par l historiographie révolutionnaire puis républicaine, restent dans la mémoire collective le symbole de l Ancien Régime, à la fois objet de haine et de fascination, incarnation d une puissance royale aveugle frappant des innocents. La lecture des dossiers de lettres de cachet conservés en Franche-Comté nous renvoie une image toute autre de cette institution. Expression de la justice retenue du roi, de sa volonté directe et souveraine, les lettres de cachet sont acceptées comme telles par les sujets qui les considèrent comme l une des prérogatives naturelles du monarque absolu de droit divin. Au XVIIIe siècle, elles se sont même banalisées et démocratisées par le biais de la lettre de cachet pour affaires de famille, réclamée par les familles pour sauvegarder leur honneur et éloigner de la société un fils libertin, une épouse infidèle ou un frère aliéné. Le recours à l autorité paternelle du roi devient alors de plus en plus fréquent, encouragé par le développement de l administration royale, mais aussi par l Etat monarchique qui juge la préservation de l ordre familial fondamentale puisque garante de l ordre public. Illustration des tensions qui déchirent les familles, les lettres de cachet reflètent également la destinée et la condition d hommes et de femmes détenus dans des couvents, des hôpitaux ou des prisons d Etat, victimes de leurs excès ou de leurs aspirations à une certaine indépendance, voire de sordides calculs pécuniaires ou de rancoeurs et d animosités secrètes. Cette source souvent encore inédite et peu exploitée éclaire d un jour nouveau le rapport unissant l Etat et la société ou plus précisément le roi et la structure sociale de base que représente la famille; elle offre la possibilité de saisir la complexité de cette relation privilégiée dans laquelle la place de l individu pose question.
Imprimer et illustrer le théâtre sous Louis XIV. Étude sur les frontispices des Éditions de france, des pays-bas et des provinces-unies
Cette thèse s’attache à l’étude du frontispice, qui est l’une des parties liminaires d’un livre imprimé. Il consiste en une illustration peinte ou gravée, placée en vis-à-vis du titre. Cette étude cherche à dresser un portrait de la production de pièces de théâtre illustrées, en se concentrant sur les acteurs impliqués dans cette production. L’insertion d’une image en tête de livres remonte à l’apparition du Codex . D’abord purement ornementale, la peinture, puis la gravure initiale sert rapidement à, mettre en valeur le titre. A partir des années 1630, le théâtre devient peu à peu un genre imprimé. Très peu d’auteurs ne s’impliquent dans l’édition de leurs œuvres, à l’exception de Pierre Corneille, qui en 1660, contrôle la publication de ses Œuvres, en trois volumes. Le cas de Molière est fort différent de celui de Corneille : longtemps il s’est refusé à faire imprimer ses pièces afin de conserver leur exclusivité. La quasi-totalité des frontispices ornant les pièces de théâtre a été réalisée à l’eau-forte. En effet cette technique (plus rapide, plus souple, plus simple) permet la réalisation par des artistes peu expérimentés d’images rapidement exécutées. Peu d’illustrateurs ont pu etre identifiés, à part Franz Ertinger, Jacob Harrewijn, Pierre Brissart, Sauvé ou encore François Chauveau. Le frontispice tient donc une place de choix dans la succession de pièces liminaires qui séparent le lecteur de la première page du texte. Il est toujours là pour séduire le lecteur, et vise également à faire acheter l’ouvrage
La place du manuscrit Plut. 32 sin. IV de la Biblioteca Medicea Laurenziana dans la tradition du De Sanctis de Jacques de Voragine
Jacques de Voragine, dominicain du 13e siècle, a écrit de nombreux textes dont la Légende dorée et les sermons De Sanctis. Le manuscrit Plut 32 sin 4 de la bibliothèque Laurentienne à Florence contient une version de cette œuvre plus longue que celle connue jusqu'alors. Jacques de Voragine a justement laissé entendre dans la Chronique de Gênes qu'il en avait écrit deux versions : le manuscrit de Florence est-il un témoin de la seconde, inconnue jusque là ? Après l'analyse codicologique de l'exemplaire, la thèse rapproche les deux traditions et met en évidence les similitudes structurelles du recueil et des textes. En outre, le style des phrases et la construction des sermons ont beaucoup de points communs avec les autres œuvres de Jacques de Voragine. S'il en est bien l'auteur, et après comparaison avec l'ensemble des textes qui lui sont attribués, il semble que cette version ait été composée après la courte, par ajout de nouvelles idées et remodelage de sermons. Cette conclusion est confirmée par la découverte d'autres témoins lacunaires de la version longue non étudiés en détail dans cette thèse. Cette analyse est suivie d'une édition partielle de sermons.
François Sublet de Noyers (1589-1645). Ad majorem regis et Dei gloriam
La famille Sublet trouve ses origines à Blois où Jean Sublet, greffier du bailliage, donne naissance à dix-huit enfants. C est une famille unie, vivant aux XVIe et XVIIe siècles, dans le même quartier parisien, le Marais. Un des enfants, François Sublet de Noyers, naît en 1589. Il est d abord commis de son oncle, Jean Bochart, surintendant des finances, puis intendant des finances. Il épouse en 1613 Isabelle le Sueur. La parenté avec Jean Bochart, cousin éloigné du cardinal de Richelieu, le place dans l orbite de ce dernier et sous la protection de Marie de Médicis. Le cardinal de Richelieu lui confie, au début des années 1630, l intendance des armées de Champagne et de Picardie. Les années 1630 marquent alors un tournant dans la vie de François Sublet de Noyers. C est ainsi qu il succède à Abel Servien dans le poste de secrétaire d Etat de la guerre. Il devient alors une créature de Richelieu , notion qui sous-entend un lien privilégié avec le cardinal. François Sublet de Noyers lui doit sa fortune, son prestige. Il joue en particulier un rôle d intermédiaire entre le roi et le cardinal. Louis XIII éprouve peu d affection pour Sublet de Noyers, mais il finit par se servir de celui que l on considère comme une âme damnée du cardinal. En tant que secrétaire d Etat de la guerre, Sublet de Noyers doit avant tout gérer le aspects administratifs des guerres menées par le roi Louis XIII de 1636 à 1643. Le secrétaire d Etat de la guerre va entreprendre une série de réformes qui visent à mettre en place une armée à la dimension des ambitions royales. Il se rend alors indispensable et est couvert d honneur par le roi qui le fait en 1638 surintendant des Bâtiments. Il devient alors un haut et puissant seigneur protecteur dont on recherche les faveurs mais également le protecteur des religieux, et en particulier des Jésuites . François Sublet de Noyers est à l apogée de son pouvoir en 1642. La mort du cardinal de Richelieu lui laisse entrevoir la possibilité de devenir le principal ministre de Louis XIII. Sublet de Noyers meurt en 1645 dans la disgrâce. Mais sa réussite sociale est représentative de la symbiose qui existe entre famille
Cartographier la Louisiane française au XVIIIe siècle
Thèse non numérisée
Négocier avec la Grande-Bretagne, round III. Pompidou, Heath, les administrations nationales et l’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun (1969-1972)
Thèse non numérisée. Résumé : L’entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun, phénomène majeur de la construction européenne, répond à plusieurs nécessités. Epreuve de plus en plus inéluctable, aux yeux des responsables anglais et français, l’entrée britannique s’inscrit dans une lecture à la fois structurelle – candidatures britanniques multiples et vetos français répétés depuis 1961, adaptation des administrations nationales au fait européen depuis la fin de la seconde guerre mondiale – et conjoncturelle – accélération des choix politiques en France comme en Grande-Bretagne entre 1969 et 1972. C’est donc à la rencontre de ces deux impératifs que se situe ce moment privilégié de la vie politique européenne, où France et Grande-Bretagne tiennent à nouveau les premiers rôles. Le cas des administrations en charge du dossier européen dans les deux pays est particulièrement intéressant : de part leur spécificité et leur originalité, les organes administratifs en jeu sont à la fois facteurs de continuité des politiques européennes et outils des dirigeants
Photographes et photographies de la Libération. Le Service cinématographique de l’armée, du débarquement de Provence à Berchtesgaden (août 1944-mai 1945)
Thèse non numérisée. Résumé : Le Service cinématographique de l’armée est un organisme hybride au sein de l’administration militaire, à mi-chemin entre l’agence de presse et l’institution de propagande. Il s’agit de la réponse apportée par l’armée française aux enjeux liés à la construction d’un imaginaire collectif de guerre. En d’autres termes, l’institution militaire choisit d’intervenir directement dans la production d’images fixes et animées durant les mois cruciaux de la Libération, d’août 1944 avec le débarquement de Provence, à avril 1945 et l’arrivée des chars de la 2e DB en Autriche à Berchtesgaden, afin d’instaurer durablement l’idée d’une armée rénovée, principal pilier de la nation et acteur essentiel de l’événement. Le SCA, tiraillé entre une influence venue du monde civil, propre au fonctionnement d’une agence d’images soumise aux lois du marché, et une immersion totale dans l’univers fortement hiérarchisé et codifié de l’armée, essaie tant bien que mal de concilier deux traditions rigoureusement différentes. Cette ambivalence se retrouve au niveau de son personnel, composé d’éléments civils appelés, intégrés dans le Service en vertu de leurs compétences dans le domaine de l’audiovisuel et du photoreportage, mais assimilés à de véritables soldats de l’armée française. Malgré un postulat de départ plutôt vague, marqué par l’absence de consignes précises et la difficulté d’imposer une spécificité claire du Service au sein de l’armée, la production photographique du SCA à la Libération est considérable. Les opérateurs aux armées n’étaient en effet pas contraints par une exigence de rentabilité commerciale, mais au contraire stimulés par la nature documentaire de leur mission, ou comment les images photographiques deviennent autant de preuves des hauts faits de l’armée française
La religion du roi. Lieux et expression de la dévotion à la cour de Louis XIV (1643-1682).
Thèse non numérisée. Résumé : Prenant la suite d'un travail universitaire consacré à la Chapelle royale, institution en charge de la musique sacrée à la cour de Louis XIV, cette étude appréhende la dévotion royale dans toute l'étendue de ses manifestations, de la messe quotidienne aux pèlerinages de la cour, sans oublier l'architecture des chapelles à l'intérieur des résidences royales. En effet, si la famille royale constitue par nature un modèle de piété largement diffusé par la Gazette de France, la première partie du règne de Louis XIV (1643-1682) présente certaines caractéristiques, dont il s'agit ici de retracer l'évolution.Durant la régence d'Anne d'Autriche, les activités pieuses de la famille royale sont largement dominées par la reine mère, véritable figure mariale du XVIIe siècle. Cette période est également celle de la présence de la cour à Paris ; le réseau des églises et couvents de la capitale joue un rôle fondamental dans la construction du modèle de dévotion qu'incarne Anne d'Autriche.Après la mort de cette dernière et le départ de la cour à Saint-Germain-en-Laye en 1666, les modes de représentation de la dévotion royale se modifient en profondeur. L'action pieuse du monarque se concentre désormais à l'intérieur de l'enceinte royale et une pompe propre à la Chapelle royale se développe peu à peu autour du genre musical du motet.Versailles, où la cour s'installe en 1682, est l'aboutissement de cette évolution, qui fait de la dévotion royale l'une des composantes essentielles du cérémonial de cour.
Les parcheminiers de Paris au XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Les parcheminiers de Paris représentent une communauté de métier originale dans le paysage des métiers à Paris du XVIIIe siècle, à la fois très semblable aux autres communautés de métier dans sa structure, mais pourvue de quelques éléments originaux qui viennent complexifier l’analyse de son fonctionnement. En effet, de par son histoire, elle est rattachée à l’Université de Paris, et non pas exclusivement à la monarchie. Bénéficiant de deux protecteurs aussi puissants, la communauté a eu les moyens de subsister jusqu’à la Révolution. Mais la chute de la monarchie et la refonte des institutions ne laissent pas de place à une communauté qui a du lutter tout au long de son histoire contre toute atteinte à ses privilèges afin de maintenir son commerce. Cette étude a tenté de donner des éléments d’explication à son maintien jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, tout en exposant son mode de fonctionnement très commun mais qui laisse entrevoir quelques surprises
Au service de Henri II. Jean Du Bellay à Rome à travers sa correspondance (1547-1560)
Thèse non numérisée
La place de l’imprimé dans la guerre entre François Ier et Charles Quint (1542-1544)
Thèse non numérisée
Pierre Gringore (v. 1475-v. 1538), homme de lettres, de théâtre et de cour. Être auteur au XVIe siècle
Thèse numérisée
Le sceptre contre la crosse. La production favorable à la régale (1673-1682)
Thèse numérisée
Naissance et affirmation d’une collégiale. Notre-Dame de Saint-Omer, du début du IXe au début du XIIIe siècle
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes. Résumé : Au début du IXe siècle, l’abbé Fridugise opère dans le monastère mérovingien de Sithiu une divisio entre une communauté de moines et une communauté de chanoines ; il signe ainsi l’acte de naissance de l’abbaye de Saint-Bertin et celui de la collégiale Notre-Dame de Saint-Omer. Aux yeux des chroniqueurs bertiniens et de nombreux historiens jusqu’à encore récemment, cette divisio fut considérée comme le début d’une rivalité devenue proverbiale entre les deux établissements. Mais, à observer de plus près des sources jusqu’alors peu étudiées, il apparaît que les liens entre eux sont plus complexes : ainsi, moines et chanoines restent jusqu’à la fin du IXe siècle sous l’autorité d’un seul abbé et gardent des possessions communes. Pourtant, à la fin du XIe siècle, la communauté audomaroise semble avoir acquis une certaine indépendance : un prévôt apparaît à sa tête et la collégiale est désormais dotée de privilèges pontificaux et a ses archives propres. Ses possessions sont également bien repérées pour les XIIe et XIIIe siècles. Il semble donc qu’entre le IXe et le XIIe siècle un changement se soit opéré qui ait modifié la donne entre les deux communautés de Sithiu. Plus généralement, cette situation pose la question des relations entre ordre monastique et ordre canonial. Il s’agit dès lors, en s’appuyant sur le cas audomarois, d’une part, de distinguer un éventuel « moment » où s’est affirmée une collégiale, de l’autre, de définir la place de cette collégiale : son environnement monastique, son contexte d’apparition relativement ambigu ont-ils fait de la communauté canoniale de Saint-Omer un établissement particulier ou est-elle devenue une collégiale comme les autres ? Ces questions sont abordées sous trois angles d’attaque : celui de son statut, celui de son temporel, celui de son identité
La seigneurie du Mont-Cassin et son peuplement grec du XIe au XIIIe siècle d’après les sources écrites et archéologiques
On a étudié le sud-ouest de la Terra sancti Benedicti, particulièrement une zone désertique appelée Foresta, où une quinzaine de sites illustrent l'histoire du peuplement et de la mise en valeur de la seigneurie. Deux monastères grecs, San Pietro et de San Paolo della Foresta, fondés à l'extrême fin du Xe siècle et passés sous la domination cassinésienne dans le dernier quart du XIe siècle, ont retenu notre attention. Ils illustrent la stratégie d'expansion territoriale du Mont-Cassin dans une direction précise, le sud-ouest, et s'insèrent dans le réseau du monachisme grec : ils sont un exemple de sa diffusion en Campanie. L'étude a été menée en suivant deux axes : d'une part, la documentation écrite tirée du fonds de San Pietro della Foresta, pour la période 1030-1075, qui fournit quantité de renseignements ; d'autre part, un travail de repérage topographique. Les sites, répartis de façon homogène sur la Terra, correspondent à une organisation raisonnée du peuplement. L'étude systématique montre de grandes similitudes de construction et de disposition générale, ce qui accrédite l'idée d'une vaste opération de fortification, réfléchie et menée dans un laps de temps relativement restreint, entre la moitié et la fin du XIe siècle