62836 documents
Clive Bell et la France « Art, love and thought » (1904-1939)
Thèse non numérisée
« Lorsque le mot Fin apparaissait dans la marguerite, la lumière se rallumait. Alors tous les yeux de l’état-major se tournaient vers Léon Gaumont » : Léon Gaumont, un pionnier méconnu du cinéma (1864-1929)
Thèse non numérisée
La banque della Casa et le Languedoc (1439-1452) : commerce et fiscalité pontificale
Thèse non numérisée
Ségurant ou le Chevalier au Dragon : roman arthurien inédit (XIIIe-XVe siècle)
Thèse non numérisée. Résumé : L’objet d’étude de cette thèse est un roman arthurien en prose, que nous appelons Ségurant ou le Chevalier au Dragon, resté inédit et inconnu jusqu’à présent. Ce roman de la fin du XIIIe siècle, écrit en français mais probablement originaire de l’Italie du Nord, présente plusieurs versions : la plus ample est conservée dans le manuscrit 5229 de la bibliothèque de l’Arsenal (XVe siècle). La première partie de l’étude définit les différentes versions d’après leur tradition manuscrite, en faisant appel aux outils de la philologie, de la paléographie et de la codicologie. La deuxième partie analyse l’univers romanesque, en s’appuyant sur la critique des sources et la théorie de la littérature. La troisième partie retrace la fortune littéraire du roman en Europe. La quatrième partie étudie les enluminures des manuscrits avec des approches stylistiques, iconographiques et pragmatiques. L’appendice retrace l’histoire du manuscrit 5229. L’édition comprend aussi bien l’intégralité de la version du manuscrit 5229 que toutes les autres versions encore inédites. Elle est accompagnée d’une analyse linguistique et codicologique du manuscrit 5229, de tableaux de la tradition manuscrite, de résumés, de glossaires, d’index et de planches
Entre liberté d’entreprendre et surveillance par l’État : les salines de Franche-Comté dans la seconde moitié du XIXe siècle (1840-1907)
Thèse non numérisée
Un administrateur éclairé au « caractère original » : le général Fornier d'Albe (1769-1814)
Thèse non numérisée. Résumé : Né en 1769 dans une famille protestante de négociants nîmois anoblis dont les réseaux courent jusque dans toute l'Europe, le général Fornier d'Albe débute sa carrière militaire peu avant la fin de l'Ancien Régime, après une éducation exemplaire. Se distinguant dans les armées méridionales révolutionnaires, il est arrêté et destitué comme noble et fédéraliste, puis réintègre l'armée comme aide de camp du général Menou qu'il suit durant l'expédition d’Égypte. Il enchaîne ensuite les fonctions administratives à l'armée du Rhin (Augsbourg, Stuttgart), au camp de Boulogne puis dans les états-majors de la Grande Armée, avant de couronner son parcours par une défense de la place prussienne de Custrin pendant 13 mois en 1813-1814. Il ramène d’Égypte et de Custrin deux journaux exceptionnels qui éclairent le rôle des administrateurs de l'époque et les conditions de vie des soldats et de la population. Mais ce travail cherche aussi à étudier les aspects intimes d'un homme au caractère complexe, qui a des relations passionnelles avec ses maîtresses et exprime la force d'une conscience pré-romantique. Derrière le manque d'activité guerrière du personnage surgissent la renaissance d'une famille, l'importance de la sociabilité civile et militaire, la profondeur d'une réflexion dans la défense des places, l'impact du gouverneur dans les rapports de force locaux et les erreurs de Napoléon en Égypte comme en Prusse
L'Opéra de la rue Le Peletier (1821-1873) : architecte, genèse, programme
Thèse non numérisée. Résumé : Lorsque l'on pense à l'Opéra de Paris au XIXe siècle, les premières images qui viennent à l'esprit sont celles des petits rats de l'Opéra dessinés ou peints par Edgar Degas à partir des années 1850, et bien sûr, celle de la façade du Palais construit par Charles Garnier de 1860 à 1875. Mais 1875, ça n'est que le dernier quart du XIXe siècle, et la réputation de la scène lyrique parisienne s'était faite bien avant cette date. De quelle salle disposait la troupe de l’opéra lors de toutes les grandes créations de la période romantique ? C’est à cette question qu’entend répondre cette thèse, en faisant à la fois œuvre de synthèse des informations disponibles à ce jour et œuvre de recherche en apportant de nouveaux éléments de connaissance sur la salle Le Peletier grâce à divers fonds d’archives. Cette thèse se présente en trois parties. La première est une biographie de l’architecte de la salle, François Debret (1777-1850), qui, malgré une carrière riche reste un personnage fort peu connu. La deuxième partie est consacrée à la genèse de l’Opéra Le Peletier, dans ses modalités administratives et architecturales. Les conditions de construction de cette salle sont des plus originales et méritaient une soigneuse description. Enfin, la troisième partie vise à décrire l’architecture de la salle et du théâtre dans son ensemble, ainsi que son programme et son fonctionnement
Le Garde-Meuble sous la Révolution et l’Empire (1792-1815) : une institution royale en contexte républicain puis impérial
Thèse numérisée
Dans l’ombre de Napoléon : le général Bertrand après la chute de l'Empire (1815-1844)
Thèse non numérisée
Suicide et société rurale : la mort volontaire au XVIIIe siècle en Eure et en Eure-et-Loir
Thèse numérisée
La France à Venise : entre modernités et traditions, participation et représentation françaises à la Biennale de Venise (1895-1940)
Thèse non numérisée
À l'entrée du Soleil en Bélier : les prédictions astrologiques annuelles latines dans l'Europe du XVe siècle (1405-1484)
Thèse non numérisée. Résumé : Cette thèse s'intéresse au genre des prédictions astrologiques annuelles durant le premier siècle où elles sont conservées en assez grand nombre, période jusqu'alors peu étudiée. Conservés à partir du XIVe siècle, mais peut-être apparus dès le XIIe siècle, ces textes astrologiques aux caractéristiques assez bien définies dans les manuels de l'époque se généralisent sous forme manuscrite à partir de 1418 avant d'adopter la forme imprimée dès le début des années 1470. La première partie explore la dialectique interne de ces prédictions, et en particulier les méthodes astrologiques rigoureusement appliquées. Les deux parties suivantes s'intéressent plus particulièrement au contexte de production et de réception des prédictions annuelles, ainsi qu'à leur transmission jusqu'à nos jours. Un deuxième volume contient un catalogue détaillé des 87 prédictions astrologiques annuelles manuscrites recensées dans les bibliothèques publiques européennes. Enfin, l'édition critique des trois prédictions annuelles connues pour l'année 1405 figure en annexe dans le troisième volume, avec de nombreux index.
Dynamiques agraires et peuplement : modélisation et étude des graphes des registres fiscaux de Saint-Félix-de-Sorgues (Aveyron) dans la première moitié du XVe siècle
Thèse non numérisée
« Et dixit quod sic ». Communautés et pouvoir royal dans le Lauragais de la fin du XIIIe siècle. Proposition d'étude de l'affaire Breuilly-Latilly
Thèse non numérisée
Au seuil du livre : les reliures de Rose Adler (1922-1959)
L’œuvre de Rose Adler, pionnière de la reliure d'art du début du XXe siècle, est encore assez méconnu, tout comme son auteur, qui gravite pourtant dans les plus grands milieux artistiques de son époque : membre de l'entourage de Jacques Doucet et de Pierre Legrain, amie des avant-gardistes de la peinture, de l'architecture et de la littérature, admise dans les cercles les plus mondains, elle flirte avec l'Art déco au début de sa carrière avant de trouver des voies de la reliure qui lui sont propres et d'insuffler une créativité telle qu'elle offrira aux relieurs de la deuxième moitié du XXe siècle une totale liberté dans l'expression de leur art. Mais Rose Adler n'est pas que relieur : témoin de son époque, elle offre d'une plume qui sait se faire grave ou légère une chronique des années folles puis des années de crise, de guerre, de reconstruction, et du début des Trente Glorieuses. L'étude de l’œuvre ce personnage d'une grande richesse s'accompagne d'un catalogue raisonné de ses reliures conservées dans des institutions culturelles publiques ou privées
Marguerite de Hongrie : une princesse de son temps, entre Orient et Occident (v. 1176-ap. 1229)
Thèse non numérisée. Résumé : Née vers 1176 dans un pays qui regardait à la fois vers l'Occident et l'Europe orientale, Marguerite de Hongrie devient impératrice à Byzance avant même ses dix ans. Tout comme les sujets de son époux Isaac II l'Ange, elle connaît le choc de la Quatrième croisade détournée sur Constantinople et voit de ses propres yeux la chute de la capitale byzantine. Elle sait cependant très vite se fondre, par un astucieux remariage avec le chef de l'armée croisée, Boniface de Montferrat, dans l'élite occidentale catholique qui s'installe, à partir de 1204, sur le trône impérial et se partage les territoires de la Romanie. Propulsée à la tête du nouveau royaume latin de Thessalonique attribué à son second époux, Marguerite, bientôt veuve de celui-ci (1207), se maintient une quinzaine d'années dans la capitale de leur jeune fils, Dèmètrios de Montferrat, avant de regagner sa Hongrie natale pour y finir ses jours aux confins de la Serbie, non sans avoir auparavant contracté une troisième union avec un noble flamand installé en Grèce. L'écriture de la biographie d'une telle princesse, prolongée par le destin de ses différents enfants, nous invite à observer sa mobilité à travers l'espace géographique et les sociétés de son temps. Confrontée aux aléas d'une époque tourmentée où Latins et Byzantins sont amenés à cohabiter, parfois se mêlent et souvent s'affrontent, Marguerite s'adapte, prend son destin en main et défend les intérêts des fils issus de ses trois mariages, parvenant toujours à faire face à l'adversité
Une histoire du jeu vidéo en France : l'objet vidéoludique et ses réseaux de distribution (1974-1988)
Thèse non numérisée
L'œuvre des haras, entre amélioration animale et création architecturale : l'implantation du dépôt d'étalons de Cluny (premier quart du XIXe siècle)
Thèse non numérisée
Eustache-Antoine Hua (1759-1836) : mémoires et papiers privés d'un magistrat et député
Eustache-Antoine Hua (1759-1836) était un avocat et magistrat originaire de Mantes qui a vu se succéder l'Ancien régime, la Révolution, le Consulat et l'Empire, les Cent-Jours et la Restauration. Il est principalement connu pour ses mémoires : député à l'Assemblée législative, il s'est donné pour buts de rapporter et d'analyser les événements historiques s'étant produits durant son mandat, et de relater l'histoire de sa vie personnelle et professionnelle, de sa formation d'avocat à 1827. Son petit-fils Eustache-Maur François Saint-Maur (1825-1901) les a par la suite partiellement édités en 1871. Un premier axe de cette thèse est consacré à l'étude des Mémoires, de leur rédaction à leur parution, et un second à celle des écrits du for privé du fonds Hua (Archives nationales, 621 AP), et aux informations qu'ils renferment sur l'auteur et son temps. Cette thèse comprend donc les biographies de Hua et de son petit-fils, ainsi que l'édition critique complète des Mémoires, sur laquelle viennent s'appuyer l'analyse du processus éditorial d'un écrit du for privé par un membre de la famille de l'auteur (censure, sauvegarde de la mémoire familiale), et celle des différentes facettes du personnage de Hua (notable, voyageur, père,...), que donnent à voir tous les écrits du for privé conservés dans ce fonds : mémoires, lettres, journaux de voyage. Ces documents constituent en outre des sources de premier ordre concernant la société française au début du XIXe siècle, en particulier dans les domaines de la famille et des voyages, ce qui fait l'objet d'un dernier chapitre
Rapporter, discuter, diffuser : information et opinion à Saint-Affrique en Rouergue à la fin du Moyen Âge (c. 1380-c. 1480)
Thèse non numérisée
Le texte et la voix : l’interjection dans l’ancienne farce française
Thèse non numérisée. Résumé : Cette thèse vise à interroger l'interjection dans l'ancienne farce française (XIVe-XVIe siècles) et à répondre plus particulièrement à trois interrogations fondamentales : de quelle(s) manière(s) les interjections ont-elles été créées ? Dans quels buts sont-elles proférées ? Comment agissent-elles dans le discours ? Après une défintion des principales notions et l'établissement d'un corpus d'un millier d'interjections repérées sur les vingt farces choisies, nous avons mené dans un premier temps une analyse lexicologique et sémantique d'une quinzaine de formes jugées les plus représentatives. Ce premier travail nous a permis de mettre en lumière non seulement les différentes voies de création du phénomène interjectif mais aussi d'observer que le rôle des occurrences se répartissait sur les six pôles dégagés par R. Jakobson (fonctions référentielle, émotive, conative, poétique, métadiscursive et phatique). La seconde grande partie de cette thèse consiste en une analyse pragmatique et conversationnelle de l'interjection : si nous avons pris pour modèle dans un premier temps la théorie de la pertinence de D. Sperber & D. Wilson, il est apparu qu'un retour à l'oeuvre de Grice à l'aide de la théorie des implicatures conversationnelles généralisées de S. Levinson était plus à même de fournir une base explicative plausible. Ces analyses pragmatiques nous ont permis de mettre à jour le fonctionnement en discours du phénomène interjectif et d'appréhender ses spécificités. Enfin, après avoir dégagé les obstacles qui pouvaient s'opposer à l'application de l'analyse de conversation dans le domaine de l'écrit, nous avons pu observer que cette voie semblait extrêmement prometteuse pour replacer l'interjection (et en particulier les interjections phatiques) dans une économie du discours, à la fois au niveau des paires adjacentes et de l'organisation des tours conversationnels. Dans ce travail, nous espérons avoir pu montrer que loin de devoir être catégorisée comme morphème « naturel », l'interjection se devait plutôt d'être appréhendée comme un ensemble linguistique visant des buts variés et servant, dans le contexte théâtral, des fins à la fois linguistiques et extra-linguistiques (ainsi notre notion d'« acte narratif implicite »).
L'Institut de psychologie de l'université de Paris (1920-1970)
Thèse non numérisée
La correspondance entre Ismaÿl Urbain et Frédéric Lacroix (janvier 1861-10 octobre 1863). Analyse et édition critique
Thèse non numérisée
La popularité de Lafayette aux États-Unis et en France de 1824 à 1834
Rares sont les hommes à avoir été autant adulés et admirés que le général Lafayette, dont la gloire repose sur ses jeunes années, lorsqu’il était le « héros » de la guerre d’indépendance américaine. De part et d’autre de l’Atlantique, il a joui de son vivant d’une popularité et d’une renommée considérables, qui font de lui l’emblème de la lutte libérale et révolutionnaire. En France, durant ses dix dernières années, loin d’être aimé de tous, son image est pourtant régulièrement ternie par de virulentes critiques qui émanent des deux bords politiques. Aux États-Unis, à l’inverse, son image reste intacte jusqu’à sa mort et au-delà jusqu’à nos jours. Dans les deux pays, Lafayette se soucie en permanence de soigner son image auprès de ses contemporains, en particulier par la publication de nombreuses biographies, de poèmes, de chants, d’articles élogieux, mais aussi par des créations d’artefacts, de médailles, de sculptures, de peintures ou encore de gravures, qui traduisent autant qu’ils entretiennent sa popularité. On peut ainsi parler d’une véritable « propagande », de « campagnes médiatiques » autour de Lafayette, face auxquelles les quelques publications critiques ne font pas le poids, bien qu’elles écorchent son image. Malgré une propagande active en sa faveur, c’est en définitive une image plus nuancée et complexe qui se construit dans l’opinion publique.
David II Gradis (1742-1811) et son entourage : écritures. Édition critique et commentaire
Thèse non numérisée
La mémoire du prince : la Chronique anonyme d'Alençon. Édition et commentaire
Thèse non numérisée
« Arripui calamum… » : les épîtres métriques latines de Giovanni Moccia. Édition et traduction
Thèse non numérisée
Michel Villedo et Cie : entreprise et expertise à Paris au XVIIe siècle
Thèse non numérisée
Jacques-Guillaume Legrand (1753-1807) : pratique, théorie et histoire de l'architecture à la fin du XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Jacques-Guillaume Legrand (1753-1807) fut à la fois architecte, théoricien et historien de l’architecture. Formé à l’École des ponts et chaussées, élève de Jacques-François Blondel puis de Charles-Louis Clérisseau, il mena une première partie de carrière prospère dans les années 1780, en association avec l’architecte Jacques Molinos. Il travaillait alors au service de riches particuliers ainsi qu’à celui de la municipalité parisienne, dans le quartier des halles. La construction de la charpente de la halle au blé de Paris fit sa renommée. Sa carrière prit un nouveau tournant à partir de la Révolution. Legrand, tout en continuant ponctuellement à travailler pour une clientèle privée, s’orienta vers une carrière dans l’administration des Bâtiments civils. Parallèlement à ses activités au sein de l’administration, il se consacra dès lors à des recherches et publications relevant de la théorie et de l’histoire de l’architecture. Cette étude, effectuée à partir de nombreuses sources largement inédites, est la première monographie consacrée à cet architecte méconnu. Outre la remise en lumière de ses réalisations, aujourd'hui quasiment toutes disparues, ces recherches ont permis de redécouvrir une personnalité du monde de l'architecture intéressante par le regard de théoricien et d'historien qu'il portait sur son art. Legrand apparaît en effet comme le représentant d'une réflexion qui fait la transition entre la pensée néoclassique de la seconde moitié du XVIIIe siècle et l'évolution qui se fit jour, au début du XIXe siècle, vers une architecture se dégageant peu à peu de l'unique référent antique.
Les relations diplomatiques entre la France et la Savoie (1559-1580)
Thèse non numérisée
De Rome à la Réforme : le chapitre Saint-Thomas de Strasbourg (1523-1549)
Thèse non numérisée
Communauté et identité individuelle dans la France préindustrielle. Villedieu-les-Poêles, bourg industriel normand (1680-1740)
Thèse numérisée
La France et la fortune de la mer du Sud : contacts, flux et échanges commerciaux dans le Pacifique espagnol (1695-1725)
Thèse non numérisée
De la matérialité à la sacralité : le trésor de la cathédrale de Narbonne sous l'Ancien Régime
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes. Résumé : Le trésor de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne (Aude) est envisagé dans sa densité et sa dynamique historiques, institutionnelles, spatiales et esthétiques. Devant être à la hauteur du rang de la primatiale, il connaît un approvisionnement constant, mais aussi des prélèvements plus ou moins importants qui ne se résument pas à des fontes exécutées à la demande du roi aux abois en temps de guerre. Le trésor ne cesse donc de changer au fil des entrées et des sorties d’objets. Il évolue aussi au sein de l’institution du chapitre qui en est l’éminent gardien. Celui-ci en concentre davantage, à partir du XVIe siècle, la gestion entre ses mains. Le rôle, l’emplacement, la disposition et l’ameublement des différentes sacristies sont intimement liés à la fonction liturgique des objets qu’elles renferment. Le Sacraire constitue avec le sacraire du grand-autel un binôme spatial et fonctionnel réservé au culte du maître-autel. Les pièces les plus précieuses, réservées aux solennités, les reliques et les archives de valeur, sont enfermées dans le Sacraire qui est la chambre forte du trésor, tandis que le trésor des chapelles, bien plus modeste, est conservé dans des espaces moins fermés et plus vastes, bien plus accessibles aux nombreux clercs. Ces critères de hiérarchie des fêtes et des espaces se retrouvent dans l’esthétique de la liturgie, qui reste très sobre les jours ordinaires, pour devenir luxueuse, voire luxuriante, les jours de fêtes. Le faste sort même de la primatiale les jours de procession, avec un superbe cortège qui porte les différents reliquaires du trésor à travers les rues de la ville. La période médiévale, surtout le Bas Moyen Âge, avec la construction de l’édifice gothique, voit la constitution et l’enrichissement du trésor et de la liturgie dans laquelle il est exposé, voire vénéré. La période tridentine constitue la seconde période faste du trésor, avec l’application fervente et précoce de la Réforme catholique par les archevêques narbonnais.
La Nativité de saint Jean Baptiste : culte et iconographie en France (XIIIe-XVe siècle)
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes. Résumé : Jean Baptiste est un personnage important dans l’Évangile de Luc : le récit commence par l’annonce de sa naissance. Celle-ci est donc l’objet d’une fête liturgique très solennelle, six mois avant Noël, et la naissance de Jean Baptiste fait l’objet, dans toute l’Église latine au Moyen Âge, de récits et d’images qui sont particulièrement nombreux à partir des environs de 1200. Cette production, entre le XIIIe siècle et le début du XVIe siècle en France, connaît quelques évolutions. Au XIIIe siècle, l’initiative des représentations de la naissance de saint Jean Baptiste et des récits de cet événement appartient à l’institution ecclésiastique, qui s’adresse soit aux clercs, soit à des laïcs à travers la médiation des clercs. A partir du XIVe siècle, la commande laïque, d’abord princière, puis de plus en plus populaire au XVe siècle, prend une place croissante ; cependant, à cette époque, la représentation de la naissance de Jean Baptiste semble avoir moins de succès qu’au XIIIe siècle. La naissance de Jean Baptiste, selon l’Évangile, est annoncée par un ange à son père, Zacharie, lors de son service au Temple. La représentation de cette scène affirme le plus souvent la judéité de Zacharie représenté barbu et la tête couverte ; quelques images, dans des Bibles destinées à des clercs, tendent toutefois à le christianiser un peu. Les images et les récits de la Visitation, comme la liturgie et ses commentaires, insistent sur la suprématie de la Vierge sur le Baptiste, malgré le parallèle qui peut être fait entre eux. La scène de la naissance de Jean Baptiste, tant dans les textes que dans les images, montre qu’Élisabeth, sa mère, après avoir été honorée dans ce rôle, est progressivement reléguée au second plan au profit de Zacharie qui impose le nom de son fils.
La guerre des glaces : étude des quartiers d’hiver de l’armée de Flandre (octobre 1711-avril 1712)
Thèse non numérisée