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La réglementation du marché et le contrôle du commerce à Paris et à Rome, fin XVIIe-début XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Tant à Paris qu’à Rome, à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, l’intervention étatique dans le domaine économique se fait de plus en plus grande. Une législation verticale, venant du sommet de l’Etat, va se superposer à une législation horizontale préexistante. Une grande partie de ma recherche examine l’expansion de la réglementation de l’approvisionnement dans les deux villes, ainsi que les différents mécanismes adoptés par les autorités en vue d’assurer la disponibilité de blé en toutes circonstances, le maintien du prix du blé et du pain à un niveau assez modique représentant l’objet premier de la réglementation et du contrôle du marché. Il s’agissait de maintenir bas les salaires et les coûts de production manufacturière, sans compromettre pour autant la stabilité sociale. L’expansion de la réglementation et le contrôle étatique au cours de la période considérée se produisent non seulement au détriment des pouvoirs municipaux, mais aussi contre le développement du secteur agricole. Sans la régression de l’agriculture qui en résulta, le point de vue physiocratique sur le libre commerce du blé aurait difficilement pu l’emporter au début de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Mais le régime de liberté inauguré à l’instigation des Economistes eut des conséquences désastreuses sur les conditions matérielles du peuple et sur l’ordre public.
Le singe médiéval, histoire d'un animal ambigu : savoirs, symboles et représentations
Thèse non numérisée. Résumé : Héritier des connaissances et des superstitions antiques, le Moyen Âge porte un regard ambivalent sur le singe : tiraillé entre une vision pseudo-scientifique relayée par l'Église et une attirance pour cet animal facétieux, il offre des témoignages contradictoires. Jusqu'ici, les historiens ont avant tout souligné les symboliques négatives associées au singe à l'époque médiévale. Ainsi, l'adjectif « diabolique » est celui qui revient le plus couramment pour le désigner. Nous ne pouvons cependant pas nous en tenir à un portrait tout négatif, trop réducteur, au vu des sources. En effet, ces dernières suggèrent une vision bien plus riche. L'objet de cette thèse est de présenter un apparat littéraire et iconographique le plus complet possible afin de rééquilibrer le discours tenu sur l'animal. Il s'agit donc de dresser un portrait du singe médiéval en Occident, mais un portrait tout en nuance, pour éclairer les différentes facettes de la figure simiesque : symbolique, littéraire, réelle et quotidienne.
Éclat des églises de Beauvais à la Renaissance. Décor et mobilier (1515-1574)
Thèse non numérisée. Résumé : Cette étude sur le décor et le mobilier des églises au début de la Renaissance (1515-1574) prend pour terrain d’investigation une ville, Beauvais, capitale du Beauvaisis, pour étudier ce phénomène majeur dans l’histoire de l’art qu’est l’accumulation des objets d’art dans les églises à l’époque de la Renaissance. Étudier le décor et le mobilier dans l’ensemble de ses dimensions historique, typographique et typologique permet d’éclairer non seulement les circonstances mais aussi l’impact des mutations qui traversent la création à cette époque et de saisir comment les sensibilités religieuse et artistiques se sont exprimées dans la production.
L’abbaye cistercienne de Vauclair et sa bibliothèque. Lire et écrire dans une abbaye cistercienne du Moyen Âge au XVIIIe siècle
Thèse non numérisée
Quand un prélat monte à la capitale. Tristan de Salazar et l’hôtel parisien des archevêques de Sens
Thèse non numérisée
L’hydraulique à Paris à l’époque moderne. Adductions et distribution d’eau dans la ville (v. 1612 – v. 1733)
Thèse non numérisée. Résumé : A partir de 1612, se succèdent dans la ville de Paris des grands travaux qui vont permettre à cette dernière de bénéficier d'une quantité d'eau potable jamais atteinte auparavant. Parallèlement à cette croissance, un nombre important de savoir-faire se crééent et s'améliorent, si bien que rapidement, la ville va pouvoir trouver des réponses originales aux questions difficiles de la distribution des eaux. Paris restera jusque dans les années 1730 un haut-lieu des techniques de fontainerie. Ces dernières joueront un rôle essentiel parmi le corpus de savoirs rassemblés par les ingénieurs au XVIIIe siècle pour créer un nouveau domaine : l'hydraulique.
À l’enseigne de La Cloche d’or. Les Le Guay, une dynastie de fondeurs de cloches à Paris sous l’Ancien Régime
Thèse non numérisée. Résumé : La dynastie des Le Guay représente l'une des plus illustres familles de fondeurs de cloches en France sous l'Ancien Régime. Ils sont connus de 1650 à 1472, et ont disparu comme ils étaient apparus, sans laisser de trace. Ils habitaient à Paris dans le faubourg Saint-Marcel, fondaient des cloches principalement en Ile-de-France, mais l'un d'eux, Louis Le Guay, s'installa à Abbeville au XVIIIe siècle où il acquit aussi une solide réputation. Cette thèse retrace l'histoire de cette dynastie renommée mais opnt ne connaissait presque rien. Elle s'est attachée à identifier chancun des membres de la famille, leur insertion dans la société, et le fonctionnement de leur atelier. La première génération fut marquée par une ambition sociale affichée; dans les années 1680, la famille fut dominée par la figure de Madeleine Delaistre, la veuve de Florentin Ier Le Guay. Parmi leurs enfants, on trouve un chanoine de Langres et trois fondeurs de cloches, dont Florentin II Le Guay fut le plus talentueux : il réalisa le bourdon Emmanuel de la cathédrale Notre-Dame de Paris et bien d'autres cloches encore. Caractérisée par une forte cohésion familiale, la dynastie se dispersa cependant au XVIIIe siècle tout en gardant le foyer central parisien où Florentin III Le Guay succèda à son père. Ce travail s'est également penché sur la production des Le Guay, notamment grâce aux cloches encore conservées ; quelques études de cas particuliers permettent des observations plus détaillées. Les conditions de travail, les étapes de l'entreprise commerciale et artisanale sont examinées à la lumière des archives et du patrimoine dont la transmission jusqu'à nos jours a retenu l'attention.
Financer le service des Ponts-et-Chaussées. La gestion du trésorier général Gabriel Prévost (1748-1778)
Thèse non numérisée. Résumé : L'administration des Ponts-et-Chaussées se consolide à compter des années 1740, le contrôleur général et l'intendant des finances chargé de ce départment lancent une politique ambitieuse de travaux publics. Cette importante nouvelle accordée à l'aménagement et à l'extension du réseau routier, et à partir des années 1770, à la navigation intérieure nécessite une diotation budgétaire des Ponts-et-Chaussées adaptée aux projets de développement des infrastructures. Or l'Etat n'octroie pas dans la seconde moitié du 18ème siècle des fonds croissants à ce département, il en détourne même une partie pour être en mesure d'acuitter les dépenses militaires accrues par la Guerre de Sept Ans. Dans ce contexte, le trésorier général des Ponts-et-Chaussées chargé des exercices pairs, Gabriel Prévost, est amené à organiser autour de sa trésorerie et des caisses de ses trésoriers particuliers, qu'il est chargé d'alimenter, des circuits financiers reposant sur son crédit personnel et non plus sur les seuls fonds que lui remet la Caisse commune des receveurs généraux. A la fin des années 1760, il généralise le recours au crédit de bailleurs de fonds locaux pour assurer les rentrées financières de ses commis. Dès lors, la fiscalité directe affectée au financement des caisses des trésoriers particuliers par la monarchie ne les apprivisionne plus qu'en partie. Dans les années 1776-1777, Prévost systématise cette stratégie apuyée sur les emprunts locaux, concédés essentiellement par les receveurs généraux des fermes établis au chef-lieu des généralités d'exercice de ses commis. La mobilisation des fonds au profit des services locaux des Ponts-et-Chaussées s'articule durablement au circuit du recouvrement des impôts affermés alors même quie la monarchie retrouve les moyens d'alimenter suffisamment la trésorerie générale à la fin des années 1760. Deux logiques différentes de financement des Ponts-et-Chaussées apparaissenet, celle de la trésorerie générale instituée par la monarchie et celle des trésoriers particuliers mise en oeuvre par Prévost.
Les Mémoires de Philippe de Vigneulles (1471-1522). Édition critique du manuscrit BNF, nouv. acq. fr. 6720
Thèse non numérisée. Résumé : Auteur d'une Chronique universelle, Philippe de Vigneulles nous a aussi laissé des Mémoires riches d'informations sur la vie quotidienne à Metz à son époque. Ce texte est ici présenté dans son intégralité, corrigé et annoté, et pourvu d'un glossaire et un index. Afin de mettre en valeur le caractère autographe du manuscrit, le choix a été fait d'une édition semi-diplomatique qui donne à voir le travail de l'auteur. Ce travail se veut aussi une ouverture sur la langue messine à l'aube de la Renaissance, ainsi qu'une solide fondation pour l'élucidation future des rapports précis entre la Chronique et les Mémoires.
Les chasses royales sous Louis XVI et leur sort durant la Révolution : splendeur et ruine du monde des plaisirs de Sa Majesté (1774-1799)
Thèse non numérisée. Résumé : Le lien bien connu entre les Bourbons et la chasse est parfaitement illustré par Louis XVI. Le temps que ce roi y consacra se reflète dans son Journal qui ne saurait se résumer à la trop fameuse mention "Rien" du 14 juillet 1789. De ses ancres, il hérita d'un monde tout entier dédié à ses plaisirs, qui connut de profondes inflexions durant son règne. Composé de nombreux équipages, d'un personnel abondant et diversifié, de chiens et de chevaux, de bâtiments et de forêts, ce monde qui façonna jusqu'au droit de chasse d'Ancien Régime n'a été jusqu'ici étudié que par parties, sans vision d'ensemble. C'est cette vision que propose le présent travail, afin d'étudie l'univers des chasses royales dans sa globalité et l'ensemble de ses composantes, ainsi que dans ses évolutions au cours du règne de Louis XVI, en particulier lorsqu'il fut confronté à la période révolutionnaire. Loin d'être immuable, ce monde touchant à la fois la Cour et les domaines royaux, fut soumis aux goûts du souverain, aux contraintes financières de la fin de l'Ancien Régime et aux évènements de la Révolution. Le sort du monde des chasses royales fut lié tant aux décisions du roi qu'aux bouleversements législatifs, institutionnels et aux troubles populaires. Ce travail cherche à comprendre ce que devinrent les différents éléments de ce monde bâti en plusieurs siècles par et pour le roi, et jeté à bas en quelques années sans pour autant disparaître complètement : les chasses royales laissèrent malgré leur suppression des traces encore visibles de nos jours
« Je rêve à toi presque chaque nuit et je ne suis jamais en prison ». Lettres clandestines de prison de Paul Nothomb à sa femme (1945-1947)
Thèse non numérisée
Le ballet de l’Opéra de Paris sous le Second Empire
Thèse non numérisée
Confiscations en Catalogne française (1642-1652). La faveur royale loin du roi
Thèse non numérisée. Résumé : Ce travail propose d'explorer l'un des aspects les plus méconnus, paradoxalement, d'une période historique très étudiée et très sollicitée par les idéologies : la Guerra dels Segadors. Durant cette phase de la guerre franco-espagnole de 1635-1659, après s'être révoltée contre Philippe IV, la Catalogne se place sous l'obéissance de Louis XIII en 1641 et restera sous sa domination de 1642 à 1652. Le devenir pendant ces années là des élites catalanes et des institutions de la terre, théoriquement conservées par la France, a beaucoup moins été étudié que la révolte de 1640. A ce titre, la question des confiscations, souvent abordée de façon réductrice, permet un point de vue interne et profond sur cette société très particulière, fondée sur une entente entre les deux nations mais fragilisée par le contexte. Elle présente une triple importance : d'une part, la redistribution de ces biens en faveur des fidèles, souhaitée par les Catalans en premier chef, est fort épineuse. Le gouvernement français, connaissant mall a Catalogne et ses institutions, ignorait comment gérer pratiquement ces patrimoines grevés de dettes, intriquées dans des successions difficiles et surtout brigués par des coteries locales encouragées par les premiers dirigeants français pour asseoir leur propre pouvoir. L'éloignement de la cour et la minorité de Louis XIV favorisaient tous les abus. D'autre part, la diplomatie "possibiliste" de Mazarin oscille entre un projet de restituer la Catalogne à l'Espagne en échange des Pays-Bas et un discours conquérant affirmant que la province sera toujours unie à la couronne de France, et le sort des biens confisqués aux Catalans qui avaient suivi le parti de Castille reste toujours incertain, avec de nombreuses et nocives rumeurs de restitution générale. Malgré tout, autant parmi les Catalans fidèles que parmi les Français, plusieurs acteurs de premier plan ont cru sincèrement à l'idée d'une Catalogne française et ont défendu avec leur langage propre des théories pour que les confiscations soient gérées avec justice : Pierre de Marca, associé au gouvernement de la province entre 1644 et 1651, souhaitait respecter les anciennes lois et favoriser les communautés villageoises, afin de conserver l'adhésion populaire. Des gentilshommes catalans voulaient que la vieille noblesse soit privilégiée. Finalement, à cause de la difficulté des circonstances, de la pression militaire et de l'épreuve intérieure de la Fronde, les confiscations ne furent jamais des moyens de récompense et de fidélisation, mais plutôt un problème insoluble, symbole même d'une politiue pleine d'incertitudes caractéristiques de la "naissance dramatique de l'absolutisme".
Les bibliothèques populaires du département de la Seine (1861-1945)
Thèse non numérisée. Résumé : Les bibliothèques populaires sont nées des préoccupations grandissantes des élites de la première moitié du XIXe siècle pour la lecture et l'instruction populaires. Destinées à un nouveau public récemment alphabétisé, elles ont d'abord vocation à permettre l'accès au livre des classes défavorisées de la population. Toujours considéré comme le média le plus apte à la transmission du savoir, le livre est trop cher pour les milieux populaires, alors refoulés des prstigieuses bibliothèques municipales : la tension entre un engouement réel pour la lecture et le manque de moyens qui l'empêche de le concrétiser est donc vive ; c'est pour la résoudre que sont créées ces bibliothèques associatives. Dès les années 1840 dans le département de la Seine, les catholiques fondent des bibliothèques paroissiales qui poursuivent le même but. Les premières véritables bibliothèques populaires voient ensuite le jour sous l'Empire libéral, au début des années 1860. Les associatiosn républicaines et laïques qui en sont à l'origine se donnent pour mission de concurrencer les catholiques, tout en établissant un programme complet et ambitieux d'éducation. La longue histoire de ces bibliothèques les mène ensuite de l'Empire à l'Occupation, en passant par l'Ordre moral et la République, dessinant ainsi une trajectoire riche entre compromis avec les autorités politiques et intransigeances face aux dérives estimées de la lecture que sont le roman populaire se révèle en effet rapidement un moyen de contrôler le public auquel elle s'adresse.
Thomas d’Aquin contre Grégoire Palamas. La Réfutation de la profession de foi des Athonites de Prochoros Kydonès. Édition, traduction et commentaire
Thèse non numérisée. Résumé : Grégoire Palamas (1296-1359), distinguant l’essence de Dieu imparticipable de son énergie participable, mais les considérant toutes deux comme incréées, soutient que la lumière du Christ lors de la Transfiguration est de nature divine, donc incréée, et qu’elle est participable car elle est visible pour ceux qui en sont dignes. Contre cette conception palamite qui tend progressivement à s’imposer dans l’église byzantine, des voix s’élèvent, à l’instar de Prochoros Kydonès (1333/1334-1369/1370), moine athonite, qui défend avec opiniâtreté une théologie rationnelle très inspirée par les œuvres de Thomas d’Aquin (v. 1225-1274). Prochoros Kydonès dut faire face à de nombreuses attaques ; il finit même par être chassé du monastère de Lavra et il dut défendre l’orthodoxie de ses positions face au patriarche de Constantinople Philothée Kokkinos (v. 1300-1379), tout acquis au palamisme. C’est dans ce contexte, qu’il rédigea sa Réfutation de la profession de foi des Athonites. Cet opuscule polémique – inédit – consiste en une réfutation systématique, logique et argumentée des idées maîtresses de la théologie de Grégoire Palamas. Edition critique et traduction à partir du brouillon et de la mise au net, tous deux autographes et conservés dans le Vaticanus graecus 1102, qui fait l’objet d’une notice codicologique détaillée.
Une science naturelle de Dieu ? Édition de la Theologia naturalis de Nicolas Bonet († 1343). Histoire et enjeux de la théologie naturelle en sa première figure
L'existence et la légitimité de la discipline nommée Théologie naturelle fut considérée, jusque récemment, comme allant de soi : des générations de théologiens s'appliquèrent à démontrer par la raison l'exstence de Dieu et de sses attributs, prouvant à tout intellect tant soit peu porté sur la métaphysique la cohérence et la nécessité de l'objet divin. Or, ladite "théologie naturelle" est une invention tardive du christianisme occidental, et soumise encore à un conditionnement métaphysique, conceptuel et institutionnel déterminé : en présentant une édition critique et commentée de la Theologia naturalis du franciscain Nicolas Bonet (+ 1343), assortie d'une introduction historique et philosophique consistante, cette étude se donne pour objet de mettre en lumière le conditionnement multiple qui sous-tend cette "science naturelle de Dieu" en sa première figure, dans le détail du texte de Bonet aussi bien que dans la longue durée historique et philosophique. L'auteur de la première Theologia naturalis est aussi le premier à avoir constitué en un traité systématique une métaphysique comprise comme ontologie transcendantale, épurée de la chareg théologique qu'elle portait depuis ses origines grecques : la première science naturelle de Dieu s'établit sur les bases d'une ontologie neutre, d'une métaphysique a-thée. Un regard d'ensemble sur l'histoire de la métaphysique et de la théologie- de l'être et de(s) dieu(x), met en évidence la révolution silencieuse qui rend possible ce geste. L'objet divin s'oppose frontalement au YHWH de la Bible, et de la "théologie naturelle" est l'antithèse de la reliogiosité naturelle où se manifeste la conscience du sacré.
Le Libellus de notitia orbis de Jean, Archevêque de Sultanieh
Thèse non numérisée
Vivre hors du cloître. L'habitat canonial à Metz au Bas Moyen Âge (1200-1530)
Thèse non numérisée. Résumé : Le monde clérical médiéval est assez peu connu au-delà des thématiques proprement religieuses. Le public autant que les chercheurs oublie souvent que derrière des bâtiments, des institutions, des commandes artistiques, se cachent des personnalités dont la position sociale n'est pas aussi bien connue qu'on ne le pense. L'objet de cette thèse est de combiner les méthodes de l'histoire traditionnelle et celles de l'histoire de l'art pour dégager une vision, aussi claire que possible, de ce qu'est un membre d'un chapitre cathédral et des composantes qui définissent son mode de vie. Le choix de la ville de Metz pour cadre offre un exemple instructif en ceci que la cité accueille la plus ancienne communauté de chanoines de la Chrétienté, et qu'elle a développé au Bas Moyen Âge une culture originale imputable à sa position dans un espace charnière. L'exploitation des archives capitulaires de la fin du Moyen Âge et leur confrontation avec les éléments subsistants de l'habitat canonial permet de mettre en lumière un réel statut social privilégié, justifié par la mission pastorale qui est celle du chapitre cathédral, toujours imprégné au xiiie siècle d'une culture encyclopédique d'origine romane, mais en prise directe et croissante avec les milieux nobiliaires et la culture laïque émergente. L'examen des maisons canoniales in situ ou sur plan, ainsi que l'analyse d’œuvres conservées dans les collections publiques, autorisent également à poser la question de l'homogénéité entre les résidences des chanoines et celles des laïcs, et à revoir les théories de l'historiographie locale sur la structure de l'habitat et les influences extérieures que celui-ci a pu subir.
Maximilien Rubel, éditeur de Marx dans la Bibliothèque de la Pléiade (1955-1968)
En 1960, Robert Gallimard confie à Maximilien Rubel (1905-1996), le soin d'éditer Marx dans la prestiguieuse Bibliothèque de la Pléiade ; en 1996 paraît le dernier tome d'une édition en quatre volumes laissée inachevée. Anti-marxiste et anticommuniste, Rubel mène une carrière de chercheur au CNRS consacrée à Marx, dont l'essentiel paraît dans sa revue, les Etudes de marxologie. L'édition de Rubel s'organise autour de principes éditoriaux audacieux : le rejet des écrits d'Engels et de son travail d'éditeur des manuscrits de Marx, notamment sur les livres II et III du Capital, la tripartition thématique des écrits de Marx entre économie, philosophie et politique, mais aussi la mise à disposition de matériaux parfois inédits, à partir des manuscrits de Marx déposés à l'IISG d'Amsterdam et le projet de rendre, par un travail éditorial scientifique et historicocritique, la pensée de Marx dans son inachèvement, qui la rend par essence rétive à toute mise en système. A ce titre, Marx fut, aux yeux de Rubel, le meilleur critique du marxisme, pour reprendre le titre d'un de ses recueils d'articles. Communiste des conseils et anti-autoritaire, Rubel affirma toute sa vie, que s'il écrit son ouvrage sur l'Etat, Marx aurait prôné sa disparition. Malgré leurs divergences, incontestablement d'ordre politique, les critiques s'attachent bien plus à contester le caractère scientifique de l'édition. L'édition des écrits de Marx proposée par Rubel ne saurait donc être l'édition de référence qui manque toujours en langue française, malgré le rôle joué par la figure de Marx dans la vie intellectuelle et politique française.
Édition critique du Trialogue Quiéret (1461)
Thèse non numérisée. Résumé : Le Trialogue Quiéret est un texte écrit par un noble picard en 1461, au moment où il apprend la mort de Charles VII et l'avènement de Louis XI. Ce traité politique, sous forme de prosopopée, met en scène trois allégories : France, Prouesse et Bonne Renommée. France, conformément à la tradition des complaintes funéraires, se lamentent de la mort de son roi, et se trouve désemparée face aux difficultés qui assaillent son royaume. Après l'avoir réconfortée, Prouesse et Bonne Renommée entreprennent de répondre à ses inquiétudes, en lui prodiguant des conseils politiques. Ceux-ci portent autant sur la guerre des Deux-Roses en Angleterre et sur le conflit entre la Maison d'Anjou et la Maison d'Aragon copncernant la souveraineté du royaume de Naples et de Sicile, que sur des aspects de politique intérieure. L'objectif premier est de ramener l'ordre au sein du territoire français, afin de pouvoir affirmer sa puissance à l'étranger. Au-delà des conseils politiques, l'un des enjeux principaux est la redéfinition de la chevalerie au milieu du XVe siècle, à un moment où ses valeurs et ses traditions contrastent avec les évolutions de l'Etat monarchique qui préparent l'Etat moderne.
Dieu, le roi et la France. Prier pour le roi sous Philippe le Bel (1285-1314)
Thèse non numérisée. Résumé : Cette thèse s'intéresse à l'entretien et au renouvellement de la prière pour le roi sous le règne de Philippe le Bel, petit fils de saint Louis, selon ses modalités et ses conséquences, spécialement à travers l'étude des lettres qu'envoient certains monastères ou églises pour promettre leurs suffrages. À travers ce prisme de la communion spirituelle des chrétiens dans la prière pour le souverain, il est ainsi possible d'entrevoir l'étendue géographique de la présence spirituelle des Capétiens dans leur royaume, ainsi que les contaminations réciproques de la liturgie et de l'idéologie royale, la présence symbolique du roi sur son territoire. Après avoir établi une typologie archivistique et documentaire des moyens employés pour établir ou pérenniser l'intercession royale, à l'initiative du roi ou des religieux, la thèse étudie les modalités de cette intercession liturgique, avant de dégager les aspects propres de la dynastie capétienne au XIIIe siècle, et enfin d'interroger les représentations royales induites par la célébration liturgique en terme de symbolique et d'extension géographique et sociale, pour conclure sur le caractère assez étroit mais plus consensuel que volontariste de la mémoire capétienne.
Das ist der stat Strassburg ordenunge irs fussvolckes. L’organisation d’une armée communale au XVe siècle : l’exemple de Strasbourg
Thèse non numérisée. Résumé : La fin du Moyen âge voit de nombreuses évolutions, sinon des révolutions, dans le domaine de la guerre. Le développement du mercenariat, de l'armée permanente, des armes à poudre, ainsi que la hausse des effectifs des armées, en augmente considérablement les coûts. Ce poids est de plus en plus difficile à supporter pour les acteurs politiques régionaux, à commencer par les villes d'Empire, qui disposent de ressources, humaines et financières, limitées. Le cas de Strasbourg, à travers l'étude des documents qui ont servi à recruter, équiper, commander, ravitailler ses troupes, nous dévoile les rouages d'une armée municipale, essentiellement composée de miliciens, qui reste efficace pour les guerres de siège, en attaque ou en défense, grâce notamment à la puissante artillerie de la ville, mais qui peine à briller lors de batailles rangées. Des expéditions punitives contre les châteaux des Raubritter, les "chevaliers brigands", aux guerres de Bourgogne; qui nécessitent un effort de guerre sans commune mesure avec les précédents affrontements, le XVe siècle est riche de défis que Strasbourg, bon gré mal gré, a relevés militairement pour continuer à assurer la prospérité de son commerce, la paix de ses habitants, et la survie de son indépendance.
Les premières lois imprimées. Étude des actes royaux imprimés de Charles VIII à Henri II (1483-1559)
Les premières impressions d'actes royaux à la fin du XVe et au début du XVIe siècle s'inscrivent dans le cadre de l'affermissement du pouvoir monarchique. Le roi de France renforce alors son intervention dans l'ordre juridique du royaume par la promulgation croissante de lettres palentes. Celles-ci commencent à être mises sous presse à l'unité au début de la décennie 1490. Si l'initiative revient d'abord aux seuls imprimeurs-libraires, les institutions monarchiques s'aperçoivent des bénéfices de la reproduction massive des décisions royales. Elles amorcent la régulation de ce marché par l'attribution de privilèges de librairie. La protection accordée à des imprimeurs-libraires choisis se double du contrôle d'une activité qui touche à une prérogative essentielle du roi, celle de faire loi. Dès lors, l'imprimerie ne reste pas sans effet sur le processus législatif lui-même. Elle engendre notamment des évolutions diplomatiques. Ainsi, le formulaire des lettres patentes intègre désormais leur diffusion imprimée. Les caractères externes sont également affectés, notamment par l'expérimentation des originaux imprimés. La très grande majorité des actes royaux imprimés reste néanmoins constituée de simples copies privées à destination d'un public de juristes professionnels et d'érudits. A partir de la fin du règne de François Ier, l'impression des lois s'intensifie, avant de connaître une croissance exponentielle durant la seconde moitié du XVIe siècle. Le phénomène permet alors le développement d'un mode non institutionnel de diffusion et de conservation par la formation de collections d'actes royaux imprimés, qui assurent encore aujourd'hui une meilleure connaissance de la législation d'Ancien Régime.
Les Elle « Ferdinand », la peinture en héritage. Un atelier parisien au Grand Siècle (1601-1717)
Thèse non numérisée. Résumé : Les Elles, dits "Ferdinand", sont une famille de peintres d'origine flamande établis à Paris puis à Rennes au XVIIe siècle. Ils ont pour spécialité le portrait. Le premier d'entre eux, Ferdinand Elle (vers 1580-1637), est attesté à Fontainebleau en 1601. Devant la difficulté de mener carrière en France sous son patronyme, qui se confond avec le pronom féminin de la troisième personne du singulier, il se fait connaître sous son seul prénom, Ferdinand. Ses fils Louis (1612-1689) et Pierre Elle (1617-1665)conservent cette habitude, tout comme son petit-fils, Louis Elle le Jeune (1649-1717), qui s'installe à Rennes en 1696. La dynastie des Elle se perpétue ainsi de 1601 à 1717, la formation des fils étant assurée par leurs pères. Autour d'eux gravitent élèves et compagnons, gendres et beaux-frères, formant un atelier à la clientèle prestigieuse établi pendant près d'un siècle entre la rue de Seine et la rue Mazarine. En 1648, Louis Elle le Père est l'un des membres fondateurs del'Académie royale de peinture et de sculpture, où son fils est admis en 1681. Calvinistes et néerlandophones, les Elle entretiennent des liens commerciaux, artistiques et familiaux avec les pays protestants tout au long de leur carrière française. La révocation de l'édit de Nantes et des difficultés financières croissantes conduisent le dernier d'entre eux, Louis Elle le Jeune,à quitter la capitale pour Rennes, où il fait valoir sa qualité d'académicien pour remporter des commandes prestigieuses, à l'image du plafond de la chambre des Enquêtes du Parlement de Bretagne. Avec lui, s'interrompt, en 1717, une lignée de trois générations de peintres dans la France du Grand Siècle.
Un recueil d'exempla franciscain méridional du XIIIe siècle. Édition critique du manuscrit BNF, lat. 3555
Thèse non numérisée. Résumé : Les Exempla sont une source majeure de l'anthropologie médiévale, en particulier pour l'histoire des croyances et de la prédication. Le recueil anonyme inclus dans le manuscrit latin 3555 de la Bibliothèque nationale de France, daté de la seconde moitié du XIIIe siècle, nous offre 244 récits exemplaires, dont environ la moitié sont à ce jour inédits. La visée de cette thèse est double : fournir une édition complète du recueil, incluant les diverses sources des Exempla ainsi que leur postérité éventuelle, pour en réaliser une étude codicologique, littéraire et historique. Le compilateur, un franciscain vraisemblablement originaire de Montpellier, effectue un important travail d'adptation des textes afin de permettre une prédication populaire efficace, grâce notamment à une réécriture tant des nouveaux récits que des Exempla tirés des oeuvres de grands auteurs et prédicateurs. Il nous livre également sa propre vision de la société médiévale : au fil des exmpla, la culture savante et le dgme chrétien se mêlent aux croyances et aux pratiques populaires pour déboucher au final sur un portrait idéalisé, à la fois religieux et moral, de la communauté des fidèles.
Les activités à caractère culturel dans les établissements pénitentiaires français (de la Libération aux années 1980)
Thèse non numérisée. Résumé : Le premier protocole d'accord Culture/Justice est co-signé le 25 janvier 1986 par Jack Lang et Robert Badinter. Faisant suite au premier colloque international sur la culture en prison (mai-juin 1985), ce texte vient officialiser la politique interministérielle d'intervention culturelle en détention menée pendant la première moitié des années 1980. Cependant, il existe des activités à caractère culturel dans les établissements pénitentiaires français dès la Libération. De la chorale à l'atelier théâtre en passant par les concerts, elles sont tantôt qualifiées d'éducatives, de socio-culturelles, de récréatives ou de culturelles. D'abord menées par les assistantes sociales, ces activités deviennent ensuite le quasi monopole des éducateurs, nouveau corps de personnel pénitentiaire créé par la réforme Amor en 1946. Elles sont alors réservées à quelques rares établissements et sont menées dans le but d'éduquer, d'amender et d'observer le détenu. Dans les années 1970, suite à la crise pénitentiaire, une nouvelle réforme les transforme en outil de réinsertion et de décloisonnement. Le début des années 1980, avec l'intervention du ministère Lang vient bouleverser ce paysage. De nouvelles activités apparaissent. Elles sont désormais animées par des artistes, associations et institutions proches du monde de la création dans l'optique d'assurer le droit à la culture des personnes détenues. Les éducateurs doivent alors se reconvertir en coordinateurs. Dès lors, les activités dépendent des liens tissés entre la détention et le tissu culturel local. L'administration pénitentiaire doit donc se réorganiser afin de prendre en compte ces nouvelles interaction
Souvenirs et impressions du siège de Paris. Édition critique et commentaire
Thèse non numérisée
Partition pour flûtes sur fond de mer. L'intégration des flûtes hollandaises dans la marine française, 1595-1815
Thèse non numérisée
Verre et verriers à Paris dans la seconde moitié du XVIe siècle (1547-1610)
Thèse non numérisée. Résumé : Malgré une foisonnante bibliographie consacrée au verre français de la Renaissance (dont un certain nombre de monographies régionales), aucun ouvrage n'avait été spécifiquement dédié au verre dans le cadre parisien. Pourtant, les fouilles archéologiques menées à Paris ces dernières années ont révélé de très nombreux verres de cette époque et la plus célèbre des verreries du XVIe siècle, celle de Saint-Germain-en-Laye n'était située qu'à quelques kilomètres de Paris. La présente thèse a pour but d'identifier et d'étudier les différents centres de production du verre dans la région parisienne, on s'interrogera également sur le commerce du verre à Paris, aussi bien qu'à l'omniprésence du matériau verre dans la vie quotidienne du parisien de la seconde moitié du XVIe siècle, à une époque où l'art du verre vénitien, bénéficiant de la faveur des monarques exerçait une forte influence sur les verriers français. Pour cela, nous nous appuierons sur les sources archivistiques mais aussi l'iconographie, les trouvailles archéologiques et les pièces de musées.
De la sépulture à la sainteté. Tombes privilégiées et émergence de cultes de saints à l’époque romane
Thèse non numérisée. Résumé : A l'époque romane, parmi la multitude des défunts qui ont rejoint l'anonymat du cimetière, une poignée de privilégiés – prélats, princes ou nobles dames – virent leur sépulture admise dans un lieu d'inhumation plus à même d'entretenir leur mémoire pour l'éternité. Il s'agit le plus souvent de monastères. À proximité des saints des premiers temps, la mémoire de certains personnages évolue peu à peu jusqu'à partager le même état de sainteté. Il s'agit là du point d'aboutissement d'un long processus entourant le défunt privilégié dont on assure l'immortalité de la mémoire par divers moyens (obituaire, épitaphe, tombeau, célébrations liturgiques, prières...). Ce processus de sanctification est le plus souvent engagé par la communauté qui a accueilli la sépulture, et peut être plus ou moins abouti selon les cas. Notre étude se porte dans un premier temps sur le phénomène de l'inhumation privilégiée dans les églises à l'époque romane, puis dans un second temps sur les raisons qui poussent les communautés religieuses à créer des saints à partir de ces défunts privilégiés et les différences ou similitudes que l'on trouve entre ces derniers et les saints des premiers siècles. Enfin nous nous sommes attardé sur quelques cas particuliers de personnages s'étant vu – ou non – reconnaître le titre de saint, à travers lesquels nous avons tenté de mettre en lumière différentes facettes de ce phénomène à la fois social et anthropologique qu'est la sainteté.
Le rôle de l’Homme pécheur. (BnF, MS., Naf 6514) - Édition critique
Thèse non numérisée. Résumé : Conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France sous la cote NAF 6514, découvert et édité en partie par Mme Estelle Doudet et MM. Darwin Smith et Giovanni Matteo Roccati au début des années 2010, le rôle de l'Homme Pécheur est un manuscrit surprenant à bien des égards. Manuscrit dit « de rôle », il contient le texte d'un seul des personnages d'une pièce de théâtre. Depuis l'historien du théâtre Louis Petit de Julleville, cette pièce est rattachée au genre de la moralité et connue sous le nom de L'Homme pécheur ; elle est attestée dans diverses sources, notamment imprimées, à la fin du XVe siècle. Le texte a été édité et annoté intégralement ; il est précédé d'une introduction qui contient notamment le résumé de la pièce réplique par réplique, ainsi que d'une notice et suivi d'un glossaire, et de compléments de lecture : table des citations, résumé de la pièce contenue dans l'une des éditions imprimées, table des répliques du manuscrit, table des didascalies. L'introduction ouvre quelques pistes de réflexion quant à certains des nombreux problèmes soulevés par ce « rôle » : sa datation, sa provenance, ses caractéristiques codicologiques et les rapports entre le texte qu'il contient et celui qui nous est parvenu par les sources imprimées. Elle se consacre ensuite aux aspects plus linguistiques du rôle : citations, lexique, mais aussi phonétique, morphologie, traits de syntaxe marquants et caractéristiques graphiques du manuscrit.
Luc Estang, Journal (1940-1955). Édition critique
Thèse non numérisée. Résumé : En présentant l’édition de deux cahiers d’un journal intime qui en compte quatre, cette étude entend mettre à jour une figure aujourd’hui tombée dans un oubli relatif, mais qui a joué un rôle certain dans le monde intellectuel et littéraire de la seconde moitié du XXe siècle. Le parcours de Luc Estang (1911-1992), critique littéraire de La Croix et écrivain revendiquant la qualité de catholique, permet d’entrer dans le milieu, encore trop méconnu, des intellectuels catholiques, et d’étudier l’engagement de l’un d’entre eux dans cette période troublée, où la littérature ne peut bien souvent pas échapper à la politique. L’intérêt de la figure de Luc Estang s’accroît du fait que, loin d’être entièrement représentatif de cette catégorie de « l’intellectuel catholique » où on le classe de prime abord un peu rapidement, son itinéraire présente plusieurs particularités, la plus frappante d’entre elles étant la condamnation de sa trilogie romanesque Charges d’âmes par les autorités romaines en 1950 et son départ forcé de La Croix, journal où il avait effectué sa carrière depuis 1934, en 1955. Enfin, cette étude, outre l’évocation du milieu intellectuel des années 40-50 et d’une personnalité ambiguë, permet également d’aborder des questions intéressant la littérature, et plus spécifiquement les rapports qu’elle peut entretenir avec la religion.
Voyage au continent américain par un François en 1777, et réflexions philosophiques sur ces nouveaux républicains (BnF, ms. fr. 14695). Édition critique
Thèse non numérisée
Le clan Bochetel : servir la couronne de France au XVIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Villeroy, ce nom évoque une figure influente de puissant secrétaire d’État, le premier en charge des Affaires étrangères, à la fin du XVIe siècle. De même que Villeroy a voulu oublier ses ancêtres marchands de poissons, on oublie souvent l’origine modeste de sa puissance, pourtant contenue dans le nom de son épouse poétesse, Madeleine de L’Aubespine. Cette origine, c’est le clan Bochetel dont l’initiateur est un homme peu connu, Guillaume Bochetel, l’un des quatre premiers secrétaires d’État sous Henri II, qui, par le jeu des alliances matrimoniales, s’attache à construire, sous Henri II, un clan familial, détenant les secrétariats d’État et quelques-uns des postes les plus prestigieux de la diplomatie résidente naissante. Ce clan, parmi d’autres hommes oubliés, tel le secrétaire d’État Jacques Bourdin, compte des hommes dont la postérité a retenu le nom, comme Claude de L’Aubespine, père de Madeleine, son frère Sébastien ou Jean de Morvillier, tous trois conseillers influents de Catherine de Médicis pendant les guerres de Religion. Ce clan de pouvoir s’élabore sous l’égide des Bochetel entre le XVe siècle, date d’émergence de la famille Bochetel à Bourges, et 1577, lorsque meurt l’un des derniers hommes du clan originel, Jean de Morvillier. Grâce aux sources locales sur la famille Bochetel, et à la correspondance des Bochetel et de leurs alliés, il est possible d’étudier ce clan familial. Gentilshommes mécènes, secrétaires d’État lettrés, conseillers expérimentés du souverain, ou diplomates, unis par les liens du sang, ils forment un milieu de hauts serviteurs de la couronne de France, qui accompagnent la construction de la monarchie française au XVIe siècle en un État moderne.
Bière ou « vin de grain » ?. La communauté des brasseurs parisiens au XVIIIe siècle
Les travaux réalisés sur les communautés de métiers parisiennes ont délaissé jusqu'ici une profession pourtant implantée de longue date dans la capitale : les brasseurs. Il apparaît en effet qu'au xviiie siècle, les contemporains considèrent la consommation de bière à Paris comme un phénomène fort peu répandu, essentiellement pour des motifs culturels. Or, la communauté des brasseurs est riche et présente les mêmes logiques de fonctionnement que les autres métiers parisiens, entre défiance envers le pouvoir royal et crises internes au milieu du siècle. Nous allons donc tenter de résoudre ce paradoxe, notamment en reconstituant la chaîne de production de la bière et ses contraintes. Sa commercialisation ainsi que les règlements la concernant ont des conséquences sur les maîtres, tout d'abord à l'échelle individuelle, par l'utilisation courante mais parfois dangereuse du crédit, ensuite à l'échelle collective car cet arsenal juridique provoque tensions et conflits avec d'autres communautés de métiers mais également entre les maîtres, parfois en désaccord pour gérer les importantes sommes issues de la fiscalité pesant sur le produit. L'étude plus précise de cette fiscalité prouve par ailleurs que la consommation de bière est un phénomène plus massif que ne le croient les contemporains. Suffisamment massif en tous cas pour permettre à certains maîtres et veuves d'artisans de vivre dans l'aisance, grâce à leur commerce mais aussi à l'entretien de relations familiales et professionnelles judicieuses. Leur succès est loin de concerner tous les membres de la profession, parfois incapables de faire face aux importantes dépenses que génère le commerce de brasserie.
L’arbre et le livre au Moyen Âge. Encyclopédies et herbiers : les arbres dans le savoir botanique occidental (XIIIe – XVe siècle)
Thèse non numérisée. Résumé : Le Moyen Âge nous a légué de nombreux ouvrages dans le domaine de l’histoire naturelle. Les plantes n’ont pas échappé aux entreprises de compréhension du monde menées par les savants médiévaux, dont les connaissances nous sont parvenues par le biais des encyclopédies et des herbiers. Longtemps déconsidérée, la science botanique médiévale fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt. Un travail de recherches portant sur l’arbre s’inscrit dans cette logique et nous nous proposons d’aborder sa place dans le savoir naturel médiéval, du XIIIe au XVe siècle. La confrontation de sources diverses permet d’en dresser une image la plus précise possible, et d’illustrer l’intérêt croissant du Moyen Âge pour le végétal, au-delà de ses aspects utilitaires. Après un retour sur les sources qui fondent la botanique médiévale, l’étude se penche sur la définition et les caractères constitutifs de l’arbre en tant que catégorie du monde végétal, tant dans les textes savants que dans l’iconographie des herbiers. Les naturalistes médiévaux cherchent en effet à circonscrire l’identité même de l’arbre, ainsi qu’à ordonner les nombreuses essences qui composent le monde des arbres. Les propriétés botaniques de certains arbres sont en outre source de développements symboliques et moraux qui donnent au végétal toute sa place dans l’histoire culturelle. La botanique médiévale apparaît même indissociable de l’histoire des mentalités puisqu’à travers le prisme du savoir livresque, il s’avère possible de lire en filigrane certaines représentations collectives formées autour d’une essence en particulier.