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Une science naturelle de Dieu ? Édition de la Theologia naturalis de Nicolas Bonet († 1343). Histoire et enjeux de la théologie naturelle en sa première figure
L'existence et la légitimité de la discipline nommée Théologie naturelle fut considérée, jusque récemment, comme allant de soi : des générations de théologiens s'appliquèrent à démontrer par la raison l'exstence de Dieu et de sses attributs, prouvant à tout intellect tant soit peu porté sur la métaphysique la cohérence et la nécessité de l'objet divin. Or, ladite "théologie naturelle" est une invention tardive du christianisme occidental, et soumise encore à un conditionnement métaphysique, conceptuel et institutionnel déterminé : en présentant une édition critique et commentée de la Theologia naturalis du franciscain Nicolas Bonet (+ 1343), assortie d'une introduction historique et philosophique consistante, cette étude se donne pour objet de mettre en lumière le conditionnement multiple qui sous-tend cette "science naturelle de Dieu" en sa première figure, dans le détail du texte de Bonet aussi bien que dans la longue durée historique et philosophique. L'auteur de la première Theologia naturalis est aussi le premier à avoir constitué en un traité systématique une métaphysique comprise comme ontologie transcendantale, épurée de la chareg théologique qu'elle portait depuis ses origines grecques : la première science naturelle de Dieu s'établit sur les bases d'une ontologie neutre, d'une métaphysique a-thée. Un regard d'ensemble sur l'histoire de la métaphysique et de la théologie- de l'être et de(s) dieu(x), met en évidence la révolution silencieuse qui rend possible ce geste. L'objet divin s'oppose frontalement au YHWH de la Bible, et de la "théologie naturelle" est l'antithèse de la reliogiosité naturelle où se manifeste la conscience du sacré.
Thomas d’Aquin contre Grégoire Palamas. La Réfutation de la profession de foi des Athonites de Prochoros Kydonès. Édition, traduction et commentaire
Thèse non numérisée. Résumé : Grégoire Palamas (1296-1359), distinguant l’essence de Dieu imparticipable de son énergie participable, mais les considérant toutes deux comme incréées, soutient que la lumière du Christ lors de la Transfiguration est de nature divine, donc incréée, et qu’elle est participable car elle est visible pour ceux qui en sont dignes. Contre cette conception palamite qui tend progressivement à s’imposer dans l’église byzantine, des voix s’élèvent, à l’instar de Prochoros Kydonès (1333/1334-1369/1370), moine athonite, qui défend avec opiniâtreté une théologie rationnelle très inspirée par les œuvres de Thomas d’Aquin (v. 1225-1274). Prochoros Kydonès dut faire face à de nombreuses attaques ; il finit même par être chassé du monastère de Lavra et il dut défendre l’orthodoxie de ses positions face au patriarche de Constantinople Philothée Kokkinos (v. 1300-1379), tout acquis au palamisme. C’est dans ce contexte, qu’il rédigea sa Réfutation de la profession de foi des Athonites. Cet opuscule polémique – inédit – consiste en une réfutation systématique, logique et argumentée des idées maîtresses de la théologie de Grégoire Palamas. Edition critique et traduction à partir du brouillon et de la mise au net, tous deux autographes et conservés dans le Vaticanus graecus 1102, qui fait l’objet d’une notice codicologique détaillée.
Les bibliothèques populaires du département de la Seine (1861-1945)
Thèse non numérisée. Résumé : Les bibliothèques populaires sont nées des préoccupations grandissantes des élites de la première moitié du XIXe siècle pour la lecture et l'instruction populaires. Destinées à un nouveau public récemment alphabétisé, elles ont d'abord vocation à permettre l'accès au livre des classes défavorisées de la population. Toujours considéré comme le média le plus apte à la transmission du savoir, le livre est trop cher pour les milieux populaires, alors refoulés des prstigieuses bibliothèques municipales : la tension entre un engouement réel pour la lecture et le manque de moyens qui l'empêche de le concrétiser est donc vive ; c'est pour la résoudre que sont créées ces bibliothèques associatives. Dès les années 1840 dans le département de la Seine, les catholiques fondent des bibliothèques paroissiales qui poursuivent le même but. Les premières véritables bibliothèques populaires voient ensuite le jour sous l'Empire libéral, au début des années 1860. Les associatiosn républicaines et laïques qui en sont à l'origine se donnent pour mission de concurrencer les catholiques, tout en établissant un programme complet et ambitieux d'éducation. La longue histoire de ces bibliothèques les mène ensuite de l'Empire à l'Occupation, en passant par l'Ordre moral et la République, dessinant ainsi une trajectoire riche entre compromis avec les autorités politiques et intransigeances face aux dérives estimées de la lecture que sont le roman populaire se révèle en effet rapidement un moyen de contrôler le public auquel elle s'adresse.
Confiscations en Catalogne française (1642-1652). La faveur royale loin du roi
Thèse non numérisée. Résumé : Ce travail propose d'explorer l'un des aspects les plus méconnus, paradoxalement, d'une période historique très étudiée et très sollicitée par les idéologies : la Guerra dels Segadors. Durant cette phase de la guerre franco-espagnole de 1635-1659, après s'être révoltée contre Philippe IV, la Catalogne se place sous l'obéissance de Louis XIII en 1641 et restera sous sa domination de 1642 à 1652. Le devenir pendant ces années là des élites catalanes et des institutions de la terre, théoriquement conservées par la France, a beaucoup moins été étudié que la révolte de 1640. A ce titre, la question des confiscations, souvent abordée de façon réductrice, permet un point de vue interne et profond sur cette société très particulière, fondée sur une entente entre les deux nations mais fragilisée par le contexte. Elle présente une triple importance : d'une part, la redistribution de ces biens en faveur des fidèles, souhaitée par les Catalans en premier chef, est fort épineuse. Le gouvernement français, connaissant mall a Catalogne et ses institutions, ignorait comment gérer pratiquement ces patrimoines grevés de dettes, intriquées dans des successions difficiles et surtout brigués par des coteries locales encouragées par les premiers dirigeants français pour asseoir leur propre pouvoir. L'éloignement de la cour et la minorité de Louis XIV favorisaient tous les abus. D'autre part, la diplomatie "possibiliste" de Mazarin oscille entre un projet de restituer la Catalogne à l'Espagne en échange des Pays-Bas et un discours conquérant affirmant que la province sera toujours unie à la couronne de France, et le sort des biens confisqués aux Catalans qui avaient suivi le parti de Castille reste toujours incertain, avec de nombreuses et nocives rumeurs de restitution générale. Malgré tout, autant parmi les Catalans fidèles que parmi les Français, plusieurs acteurs de premier plan ont cru sincèrement à l'idée d'une Catalogne française et ont défendu avec leur langage propre des théories pour que les confiscations soient gérées avec justice : Pierre de Marca, associé au gouvernement de la province entre 1644 et 1651, souhaitait respecter les anciennes lois et favoriser les communautés villageoises, afin de conserver l'adhésion populaire. Des gentilshommes catalans voulaient que la vieille noblesse soit privilégiée. Finalement, à cause de la difficulté des circonstances, de la pression militaire et de l'épreuve intérieure de la Fronde, les confiscations ne furent jamais des moyens de récompense et de fidélisation, mais plutôt un problème insoluble, symbole même d'une politiue pleine d'incertitudes caractéristiques de la "naissance dramatique de l'absolutisme".
Le ballet de l’Opéra de Paris sous le Second Empire
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« Je rêve à toi presque chaque nuit et je ne suis jamais en prison ». Lettres clandestines de prison de Paul Nothomb à sa femme (1945-1947)
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Les chasses royales sous Louis XVI et leur sort durant la Révolution : splendeur et ruine du monde des plaisirs de Sa Majesté (1774-1799)
Thèse non numérisée. Résumé : Le lien bien connu entre les Bourbons et la chasse est parfaitement illustré par Louis XVI. Le temps que ce roi y consacra se reflète dans son Journal qui ne saurait se résumer à la trop fameuse mention "Rien" du 14 juillet 1789. De ses ancres, il hérita d'un monde tout entier dédié à ses plaisirs, qui connut de profondes inflexions durant son règne. Composé de nombreux équipages, d'un personnel abondant et diversifié, de chiens et de chevaux, de bâtiments et de forêts, ce monde qui façonna jusqu'au droit de chasse d'Ancien Régime n'a été jusqu'ici étudié que par parties, sans vision d'ensemble. C'est cette vision que propose le présent travail, afin d'étudie l'univers des chasses royales dans sa globalité et l'ensemble de ses composantes, ainsi que dans ses évolutions au cours du règne de Louis XVI, en particulier lorsqu'il fut confronté à la période révolutionnaire. Loin d'être immuable, ce monde touchant à la fois la Cour et les domaines royaux, fut soumis aux goûts du souverain, aux contraintes financières de la fin de l'Ancien Régime et aux évènements de la Révolution. Le sort du monde des chasses royales fut lié tant aux décisions du roi qu'aux bouleversements législatifs, institutionnels et aux troubles populaires. Ce travail cherche à comprendre ce que devinrent les différents éléments de ce monde bâti en plusieurs siècles par et pour le roi, et jeté à bas en quelques années sans pour autant disparaître complètement : les chasses royales laissèrent malgré leur suppression des traces encore visibles de nos jours
Les Mémoires de Philippe de Vigneulles (1471-1522). Édition critique du manuscrit BNF, nouv. acq. fr. 6720
Thèse non numérisée. Résumé : Auteur d'une Chronique universelle, Philippe de Vigneulles nous a aussi laissé des Mémoires riches d'informations sur la vie quotidienne à Metz à son époque. Ce texte est ici présenté dans son intégralité, corrigé et annoté, et pourvu d'un glossaire et un index. Afin de mettre en valeur le caractère autographe du manuscrit, le choix a été fait d'une édition semi-diplomatique qui donne à voir le travail de l'auteur. Ce travail se veut aussi une ouverture sur la langue messine à l'aube de la Renaissance, ainsi qu'une solide fondation pour l'élucidation future des rapports précis entre la Chronique et les Mémoires.
Financer le service des Ponts-et-Chaussées. La gestion du trésorier général Gabriel Prévost (1748-1778)
Thèse non numérisée. Résumé : L'administration des Ponts-et-Chaussées se consolide à compter des années 1740, le contrôleur général et l'intendant des finances chargé de ce départment lancent une politique ambitieuse de travaux publics. Cette importante nouvelle accordée à l'aménagement et à l'extension du réseau routier, et à partir des années 1770, à la navigation intérieure nécessite une diotation budgétaire des Ponts-et-Chaussées adaptée aux projets de développement des infrastructures. Or l'Etat n'octroie pas dans la seconde moitié du 18ème siècle des fonds croissants à ce département, il en détourne même une partie pour être en mesure d'acuitter les dépenses militaires accrues par la Guerre de Sept Ans. Dans ce contexte, le trésorier général des Ponts-et-Chaussées chargé des exercices pairs, Gabriel Prévost, est amené à organiser autour de sa trésorerie et des caisses de ses trésoriers particuliers, qu'il est chargé d'alimenter, des circuits financiers reposant sur son crédit personnel et non plus sur les seuls fonds que lui remet la Caisse commune des receveurs généraux. A la fin des années 1760, il généralise le recours au crédit de bailleurs de fonds locaux pour assurer les rentrées financières de ses commis. Dès lors, la fiscalité directe affectée au financement des caisses des trésoriers particuliers par la monarchie ne les apprivisionne plus qu'en partie. Dans les années 1776-1777, Prévost systématise cette stratégie apuyée sur les emprunts locaux, concédés essentiellement par les receveurs généraux des fermes établis au chef-lieu des généralités d'exercice de ses commis. La mobilisation des fonds au profit des services locaux des Ponts-et-Chaussées s'articule durablement au circuit du recouvrement des impôts affermés alors même quie la monarchie retrouve les moyens d'alimenter suffisamment la trésorerie générale à la fin des années 1760. Deux logiques différentes de financement des Ponts-et-Chaussées apparaissenet, celle de la trésorerie générale instituée par la monarchie et celle des trésoriers particuliers mise en oeuvre par Prévost.
À l’enseigne de La Cloche d’or. Les Le Guay, une dynastie de fondeurs de cloches à Paris sous l’Ancien Régime
Thèse non numérisée. Résumé : La dynastie des Le Guay représente l'une des plus illustres familles de fondeurs de cloches en France sous l'Ancien Régime. Ils sont connus de 1650 à 1472, et ont disparu comme ils étaient apparus, sans laisser de trace. Ils habitaient à Paris dans le faubourg Saint-Marcel, fondaient des cloches principalement en Ile-de-France, mais l'un d'eux, Louis Le Guay, s'installa à Abbeville au XVIIIe siècle où il acquit aussi une solide réputation. Cette thèse retrace l'histoire de cette dynastie renommée mais opnt ne connaissait presque rien. Elle s'est attachée à identifier chancun des membres de la famille, leur insertion dans la société, et le fonctionnement de leur atelier. La première génération fut marquée par une ambition sociale affichée; dans les années 1680, la famille fut dominée par la figure de Madeleine Delaistre, la veuve de Florentin Ier Le Guay. Parmi leurs enfants, on trouve un chanoine de Langres et trois fondeurs de cloches, dont Florentin II Le Guay fut le plus talentueux : il réalisa le bourdon Emmanuel de la cathédrale Notre-Dame de Paris et bien d'autres cloches encore. Caractérisée par une forte cohésion familiale, la dynastie se dispersa cependant au XVIIIe siècle tout en gardant le foyer central parisien où Florentin III Le Guay succèda à son père. Ce travail s'est également penché sur la production des Le Guay, notamment grâce aux cloches encore conservées ; quelques études de cas particuliers permettent des observations plus détaillées. Les conditions de travail, les étapes de l'entreprise commerciale et artisanale sont examinées à la lumière des archives et du patrimoine dont la transmission jusqu'à nos jours a retenu l'attention.
L’hydraulique à Paris à l’époque moderne. Adductions et distribution d’eau dans la ville (v. 1612 – v. 1733)
Thèse non numérisée. Résumé : A partir de 1612, se succèdent dans la ville de Paris des grands travaux qui vont permettre à cette dernière de bénéficier d'une quantité d'eau potable jamais atteinte auparavant. Parallèlement à cette croissance, un nombre important de savoir-faire se crééent et s'améliorent, si bien que rapidement, la ville va pouvoir trouver des réponses originales aux questions difficiles de la distribution des eaux. Paris restera jusque dans les années 1730 un haut-lieu des techniques de fontainerie. Ces dernières joueront un rôle essentiel parmi le corpus de savoirs rassemblés par les ingénieurs au XVIIIe siècle pour créer un nouveau domaine : l'hydraulique.
Quand un prélat monte à la capitale. Tristan de Salazar et l’hôtel parisien des archevêques de Sens
Thèse non numérisée
L’abbaye cistercienne de Vauclair et sa bibliothèque. Lire et écrire dans une abbaye cistercienne du Moyen Âge au XVIIIe siècle
Thèse non numérisée
Éclat des églises de Beauvais à la Renaissance. Décor et mobilier (1515-1574)
Thèse non numérisée. Résumé : Cette étude sur le décor et le mobilier des églises au début de la Renaissance (1515-1574) prend pour terrain d’investigation une ville, Beauvais, capitale du Beauvaisis, pour étudier ce phénomène majeur dans l’histoire de l’art qu’est l’accumulation des objets d’art dans les églises à l’époque de la Renaissance. Étudier le décor et le mobilier dans l’ensemble de ses dimensions historique, typographique et typologique permet d’éclairer non seulement les circonstances mais aussi l’impact des mutations qui traversent la création à cette époque et de saisir comment les sensibilités religieuse et artistiques se sont exprimées dans la production.
Le singe médiéval, histoire d'un animal ambigu : savoirs, symboles et représentations
Thèse non numérisée. Résumé : Héritier des connaissances et des superstitions antiques, le Moyen Âge porte un regard ambivalent sur le singe : tiraillé entre une vision pseudo-scientifique relayée par l'Église et une attirance pour cet animal facétieux, il offre des témoignages contradictoires. Jusqu'ici, les historiens ont avant tout souligné les symboliques négatives associées au singe à l'époque médiévale. Ainsi, l'adjectif « diabolique » est celui qui revient le plus couramment pour le désigner. Nous ne pouvons cependant pas nous en tenir à un portrait tout négatif, trop réducteur, au vu des sources. En effet, ces dernières suggèrent une vision bien plus riche. L'objet de cette thèse est de présenter un apparat littéraire et iconographique le plus complet possible afin de rééquilibrer le discours tenu sur l'animal. Il s'agit donc de dresser un portrait du singe médiéval en Occident, mais un portrait tout en nuance, pour éclairer les différentes facettes de la figure simiesque : symbolique, littéraire, réelle et quotidienne.
La réglementation du marché et le contrôle du commerce à Paris et à Rome, fin XVIIe-début XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Tant à Paris qu’à Rome, à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, l’intervention étatique dans le domaine économique se fait de plus en plus grande. Une législation verticale, venant du sommet de l’Etat, va se superposer à une législation horizontale préexistante. Une grande partie de ma recherche examine l’expansion de la réglementation de l’approvisionnement dans les deux villes, ainsi que les différents mécanismes adoptés par les autorités en vue d’assurer la disponibilité de blé en toutes circonstances, le maintien du prix du blé et du pain à un niveau assez modique représentant l’objet premier de la réglementation et du contrôle du marché. Il s’agissait de maintenir bas les salaires et les coûts de production manufacturière, sans compromettre pour autant la stabilité sociale. L’expansion de la réglementation et le contrôle étatique au cours de la période considérée se produisent non seulement au détriment des pouvoirs municipaux, mais aussi contre le développement du secteur agricole. Sans la régression de l’agriculture qui en résulta, le point de vue physiocratique sur le libre commerce du blé aurait difficilement pu l’emporter au début de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Mais le régime de liberté inauguré à l’instigation des Economistes eut des conséquences désastreuses sur les conditions matérielles du peuple et sur l’ordre public.
La guerre des glaces : étude des quartiers d’hiver de l’armée de Flandre (octobre 1711-avril 1712)
Thèse non numérisée
La Nativité de saint Jean Baptiste : culte et iconographie en France (XIIIe-XVe siècle)
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes. Résumé : Jean Baptiste est un personnage important dans l’Évangile de Luc : le récit commence par l’annonce de sa naissance. Celle-ci est donc l’objet d’une fête liturgique très solennelle, six mois avant Noël, et la naissance de Jean Baptiste fait l’objet, dans toute l’Église latine au Moyen Âge, de récits et d’images qui sont particulièrement nombreux à partir des environs de 1200. Cette production, entre le XIIIe siècle et le début du XVIe siècle en France, connaît quelques évolutions. Au XIIIe siècle, l’initiative des représentations de la naissance de saint Jean Baptiste et des récits de cet événement appartient à l’institution ecclésiastique, qui s’adresse soit aux clercs, soit à des laïcs à travers la médiation des clercs. A partir du XIVe siècle, la commande laïque, d’abord princière, puis de plus en plus populaire au XVe siècle, prend une place croissante ; cependant, à cette époque, la représentation de la naissance de Jean Baptiste semble avoir moins de succès qu’au XIIIe siècle. La naissance de Jean Baptiste, selon l’Évangile, est annoncée par un ange à son père, Zacharie, lors de son service au Temple. La représentation de cette scène affirme le plus souvent la judéité de Zacharie représenté barbu et la tête couverte ; quelques images, dans des Bibles destinées à des clercs, tendent toutefois à le christianiser un peu. Les images et les récits de la Visitation, comme la liturgie et ses commentaires, insistent sur la suprématie de la Vierge sur le Baptiste, malgré le parallèle qui peut être fait entre eux. La scène de la naissance de Jean Baptiste, tant dans les textes que dans les images, montre qu’Élisabeth, sa mère, après avoir été honorée dans ce rôle, est progressivement reléguée au second plan au profit de Zacharie qui impose le nom de son fils.
De la matérialité à la sacralité : le trésor de la cathédrale de Narbonne sous l'Ancien Régime
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes. Résumé : Le trésor de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur de Narbonne (Aude) est envisagé dans sa densité et sa dynamique historiques, institutionnelles, spatiales et esthétiques. Devant être à la hauteur du rang de la primatiale, il connaît un approvisionnement constant, mais aussi des prélèvements plus ou moins importants qui ne se résument pas à des fontes exécutées à la demande du roi aux abois en temps de guerre. Le trésor ne cesse donc de changer au fil des entrées et des sorties d’objets. Il évolue aussi au sein de l’institution du chapitre qui en est l’éminent gardien. Celui-ci en concentre davantage, à partir du XVIe siècle, la gestion entre ses mains. Le rôle, l’emplacement, la disposition et l’ameublement des différentes sacristies sont intimement liés à la fonction liturgique des objets qu’elles renferment. Le Sacraire constitue avec le sacraire du grand-autel un binôme spatial et fonctionnel réservé au culte du maître-autel. Les pièces les plus précieuses, réservées aux solennités, les reliques et les archives de valeur, sont enfermées dans le Sacraire qui est la chambre forte du trésor, tandis que le trésor des chapelles, bien plus modeste, est conservé dans des espaces moins fermés et plus vastes, bien plus accessibles aux nombreux clercs. Ces critères de hiérarchie des fêtes et des espaces se retrouvent dans l’esthétique de la liturgie, qui reste très sobre les jours ordinaires, pour devenir luxueuse, voire luxuriante, les jours de fêtes. Le faste sort même de la primatiale les jours de procession, avec un superbe cortège qui porte les différents reliquaires du trésor à travers les rues de la ville. La période médiévale, surtout le Bas Moyen Âge, avec la construction de l’édifice gothique, voit la constitution et l’enrichissement du trésor et de la liturgie dans laquelle il est exposé, voire vénéré. La période tridentine constitue la seconde période faste du trésor, avec l’application fervente et précoce de la Réforme catholique par les archevêques narbonnais.
La France et la fortune de la mer du Sud : contacts, flux et échanges commerciaux dans le Pacifique espagnol (1695-1725)
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Communauté et identité individuelle dans la France préindustrielle. Villedieu-les-Poêles, bourg industriel normand (1680-1740)
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De Rome à la Réforme : le chapitre Saint-Thomas de Strasbourg (1523-1549)
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Les relations diplomatiques entre la France et la Savoie (1559-1580)
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Jacques-Guillaume Legrand (1753-1807) : pratique, théorie et histoire de l'architecture à la fin du XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Jacques-Guillaume Legrand (1753-1807) fut à la fois architecte, théoricien et historien de l’architecture. Formé à l’École des ponts et chaussées, élève de Jacques-François Blondel puis de Charles-Louis Clérisseau, il mena une première partie de carrière prospère dans les années 1780, en association avec l’architecte Jacques Molinos. Il travaillait alors au service de riches particuliers ainsi qu’à celui de la municipalité parisienne, dans le quartier des halles. La construction de la charpente de la halle au blé de Paris fit sa renommée. Sa carrière prit un nouveau tournant à partir de la Révolution. Legrand, tout en continuant ponctuellement à travailler pour une clientèle privée, s’orienta vers une carrière dans l’administration des Bâtiments civils. Parallèlement à ses activités au sein de l’administration, il se consacra dès lors à des recherches et publications relevant de la théorie et de l’histoire de l’architecture. Cette étude, effectuée à partir de nombreuses sources largement inédites, est la première monographie consacrée à cet architecte méconnu. Outre la remise en lumière de ses réalisations, aujourd'hui quasiment toutes disparues, ces recherches ont permis de redécouvrir une personnalité du monde de l'architecture intéressante par le regard de théoricien et d'historien qu'il portait sur son art. Legrand apparaît en effet comme le représentant d'une réflexion qui fait la transition entre la pensée néoclassique de la seconde moitié du XVIIIe siècle et l'évolution qui se fit jour, au début du XIXe siècle, vers une architecture se dégageant peu à peu de l'unique référent antique.
Michel Villedo et Cie : entreprise et expertise à Paris au XVIIe siècle
Thèse non numérisée
« Arripui calamum… » : les épîtres métriques latines de Giovanni Moccia. Édition et traduction
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La mémoire du prince : la Chronique anonyme d'Alençon. Édition et commentaire
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David II Gradis (1742-1811) et son entourage : écritures. Édition critique et commentaire
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La popularité de Lafayette aux États-Unis et en France de 1824 à 1834
Rares sont les hommes à avoir été autant adulés et admirés que le général Lafayette, dont la gloire repose sur ses jeunes années, lorsqu’il était le « héros » de la guerre d’indépendance américaine. De part et d’autre de l’Atlantique, il a joui de son vivant d’une popularité et d’une renommée considérables, qui font de lui l’emblème de la lutte libérale et révolutionnaire. En France, durant ses dix dernières années, loin d’être aimé de tous, son image est pourtant régulièrement ternie par de virulentes critiques qui émanent des deux bords politiques. Aux États-Unis, à l’inverse, son image reste intacte jusqu’à sa mort et au-delà jusqu’à nos jours. Dans les deux pays, Lafayette se soucie en permanence de soigner son image auprès de ses contemporains, en particulier par la publication de nombreuses biographies, de poèmes, de chants, d’articles élogieux, mais aussi par des créations d’artefacts, de médailles, de sculptures, de peintures ou encore de gravures, qui traduisent autant qu’ils entretiennent sa popularité. On peut ainsi parler d’une véritable « propagande », de « campagnes médiatiques » autour de Lafayette, face auxquelles les quelques publications critiques ne font pas le poids, bien qu’elles écorchent son image. Malgré une propagande active en sa faveur, c’est en définitive une image plus nuancée et complexe qui se construit dans l’opinion publique.
La correspondance entre Ismaÿl Urbain et Frédéric Lacroix (janvier 1861-10 octobre 1863). Analyse et édition critique
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L'Institut de psychologie de l'université de Paris (1920-1970)
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Le texte et la voix : l’interjection dans l’ancienne farce française
Thèse non numérisée. Résumé : Cette thèse vise à interroger l'interjection dans l'ancienne farce française (XIVe-XVIe siècles) et à répondre plus particulièrement à trois interrogations fondamentales : de quelle(s) manière(s) les interjections ont-elles été créées ? Dans quels buts sont-elles proférées ? Comment agissent-elles dans le discours ? Après une défintion des principales notions et l'établissement d'un corpus d'un millier d'interjections repérées sur les vingt farces choisies, nous avons mené dans un premier temps une analyse lexicologique et sémantique d'une quinzaine de formes jugées les plus représentatives. Ce premier travail nous a permis de mettre en lumière non seulement les différentes voies de création du phénomène interjectif mais aussi d'observer que le rôle des occurrences se répartissait sur les six pôles dégagés par R. Jakobson (fonctions référentielle, émotive, conative, poétique, métadiscursive et phatique). La seconde grande partie de cette thèse consiste en une analyse pragmatique et conversationnelle de l'interjection : si nous avons pris pour modèle dans un premier temps la théorie de la pertinence de D. Sperber & D. Wilson, il est apparu qu'un retour à l'oeuvre de Grice à l'aide de la théorie des implicatures conversationnelles généralisées de S. Levinson était plus à même de fournir une base explicative plausible. Ces analyses pragmatiques nous ont permis de mettre à jour le fonctionnement en discours du phénomène interjectif et d'appréhender ses spécificités. Enfin, après avoir dégagé les obstacles qui pouvaient s'opposer à l'application de l'analyse de conversation dans le domaine de l'écrit, nous avons pu observer que cette voie semblait extrêmement prometteuse pour replacer l'interjection (et en particulier les interjections phatiques) dans une économie du discours, à la fois au niveau des paires adjacentes et de l'organisation des tours conversationnels. Dans ce travail, nous espérons avoir pu montrer que loin de devoir être catégorisée comme morphème « naturel », l'interjection se devait plutôt d'être appréhendée comme un ensemble linguistique visant des buts variés et servant, dans le contexte théâtral, des fins à la fois linguistiques et extra-linguistiques (ainsi notre notion d'« acte narratif implicite »).
Rapporter, discuter, diffuser : information et opinion à Saint-Affrique en Rouergue à la fin du Moyen Âge (c. 1380-c. 1480)
Thèse non numérisée
Eustache-Antoine Hua (1759-1836) : mémoires et papiers privés d'un magistrat et député
Eustache-Antoine Hua (1759-1836) était un avocat et magistrat originaire de Mantes qui a vu se succéder l'Ancien régime, la Révolution, le Consulat et l'Empire, les Cent-Jours et la Restauration. Il est principalement connu pour ses mémoires : député à l'Assemblée législative, il s'est donné pour buts de rapporter et d'analyser les événements historiques s'étant produits durant son mandat, et de relater l'histoire de sa vie personnelle et professionnelle, de sa formation d'avocat à 1827. Son petit-fils Eustache-Maur François Saint-Maur (1825-1901) les a par la suite partiellement édités en 1871. Un premier axe de cette thèse est consacré à l'étude des Mémoires, de leur rédaction à leur parution, et un second à celle des écrits du for privé du fonds Hua (Archives nationales, 621 AP), et aux informations qu'ils renferment sur l'auteur et son temps. Cette thèse comprend donc les biographies de Hua et de son petit-fils, ainsi que l'édition critique complète des Mémoires, sur laquelle viennent s'appuyer l'analyse du processus éditorial d'un écrit du for privé par un membre de la famille de l'auteur (censure, sauvegarde de la mémoire familiale), et celle des différentes facettes du personnage de Hua (notable, voyageur, père,...), que donnent à voir tous les écrits du for privé conservés dans ce fonds : mémoires, lettres, journaux de voyage. Ces documents constituent en outre des sources de premier ordre concernant la société française au début du XIXe siècle, en particulier dans les domaines de la famille et des voyages, ce qui fait l'objet d'un dernier chapitre
L'œuvre des haras, entre amélioration animale et création architecturale : l'implantation du dépôt d'étalons de Cluny (premier quart du XIXe siècle)
Thèse non numérisée
Une histoire du jeu vidéo en France : l'objet vidéoludique et ses réseaux de distribution (1974-1988)
Thèse non numérisée