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L’insoluble, huitième séquence
"L’insoluble. Huitième séquence" est le texte d’un échange entre Paul Ricœur et Jean Bazaine. Le philosophe et le peintre discutent de manière libre du problème de la référence engagé en peinture, de ce qui motive la recherche artistique, du rapport à l’art religieux, de la beauté, de la liberté, et du manque comme une source du processus créatif.
Kant, Emmanuel (1724-1804)
"Kant, Emmanuel (1724-1804)", contribution à l’"Encyclopédie du Protestantisme" publiée en 1995, revient sur la philosophie kantienne de la religion et son effort pour ne pas enfermer la question du mal dans l’inscrutabilité de laquelle dérivent la religion et la métaphysique dogmatique. Le philosophe assimile cet effort et les voies qu’il désigne à la perspective d’une "herméneutique de la religion".
Volonté
"Volonté" est un article de synthèse abordant cette thématique, tout d’abord, à travers l’histoire de la philosophie via les philosophies d’Aristote, d’Augustin, de Descartes, de Kant et de Hegel, puis, selon une perspective analytique qui est plus directement d’ordre phénoménologique. La question de la liberté est considérée comme le prolongement philosophique d’une approche de la volonté qui demeure liée à un plan psychologique.
Kant et le problème du mal
La préface à "Kant et le problème du mal" de Reboul offre à Ricœur l’occasion de revenir sur l’apport du philosophe de Königsberg à une réflexion philosophique sur le mal dans la foulée des nombreuses références à la philosophie de la religion Kant contenues dans "Le Conflit des interprétations".
Autonomie et obéissance
"Autonomie et obéissance" vise à redéfinir le sens de l’articulation entre contrainte et liberté. Ricoeur annonce que son propos n’est pas de faire part de considérations immédiatement pédagogiques, mais de retrouver l’origine d’un rapport à l’obéissance à travers une confrontation aux philosophies du soupçon et une référence à une théologie de la parole. Ce texte reprend les analyses développées dans "La parole, instauratrice de liberté" (1966), également disponible sur ce portail.
La Parole, instauratrice de liberté
"La parole, instauratrice de liberté", publié en 1966 dans les "Cahiers universitaires catholiques", vise à redéfinir le sens du lien entre parole et liberté. La parole doit être dégagée d’une gangue morale et réinscrite dans le contexte contemporain marqué par la critique marxiste, freudienne, et nietzschéenne, avant d’être envisagée, via une "théologie de la parole", comme une source de l’action indépendante de toute philosophie du choix.
Être et liberté, une étude sur le dernier Heidegger
La "Préface" à "Être et liberté. Une étude sur le dernier Heidegger" présente de manière brève une étude de Reuben Guilead. Ricœur souligne l’intérêt d’une approche de philosophie heideggérienne à partir de la question de la liberté, ainsi que la difficulté de l’entreprise.
Prospective du monde et perspective chrétienne
"Prospective du monde et perspective chrétienne" confronte la conception chrétienne (et protestante) d’un rapport au monde économique et social en évolution, avec les enjeux de la prospective et de la planification constitutifs de la politique générale des pays développés après la Seconde Guerre mondiale. Une perspective chrétienne est posée comme devant contrebalancer une prospective qui, en étant centrée sur la technique et l’économique, met en péril la capacité humaine à donner un sens à la vie et à être responsable vis-à-vis d’autrui.
Liberté et destin
"Liberté et destin" est la transcription d’une conférence faite par Ricoeur à l’église presbytérienne Saint-Luc à Montréal, le 20 octobre 1959. Si la question du destin est rapportée au cadre d’une pensée grecque ou au stoïcisme et celle de la liberté au projet émancipateur de la prédication chrétienne, Ricoeur envisage une liberté s’identifiant à la nécessité de notre responsabilité pour autrui.
Pharisiens et chrétiens
"Pharisiens et chrétiens" revient sur l’opposition entre chrétiens et pharisiens afin de la sortir de la dimension de violence qui lui est associée depuis un point de vue chrétien et à partir des Évangiles. Ricœur examine le contenu du message pharisien en affirmant la nécessité de reconnaître une évolution parallèle du judaïsme et du christianisme ; il revient sur l’expérience paulinienne d’une opposition aux pharisiens ; il réévalue le point de vue des Évangiles en rattachant le pharisianisme à une éducation par l’échec universalisable à d’autres situations, y compris au sein du christianisme.
Pour des morales par provision
La "Préface de Paul Ricœur" à "Pour des morales par provision" s’attache à reconnaître l’effort de Colas Duflo pour concevoir une morale antérieure et indépendante du formalisme kantien et qui puisse instruire une approche de l’éthique dans le contexte contemporain.
Avant la loi morale, l’éthique
"Avant la loi morale : l’éthique" expose la conception de l’éthique de Ricœur dans un cheminement allant d’une conception à la première personne pour atteindre la règle commune en passant par le rapport à autrui ; le formalisme kantien est ramené à un processus d’universalisation découlant de ce mouvement dynamique de l’éthique vers la morale.
Liberté
"Liberté" est un article publié dans "l’Encyclopædia Universalis". La question de la liberté est abordée à travers un discours d’ordre descriptif sur l’action libre, un discours d’ordre moral et politique concernant une liberté sensée, et un discours cherchant à déterminer le cadre ontologique de la liberté.
Le paradoxe de la liberté politique : commentaire de Paul Ricœur
"Le paradoxe de la liberté politique. Commentaire de Paul Ricœur" rapporte la question de la liberté politique à une situation contemporaine devant nécessairement tirer des leçons des conceptions de la liberté issues du libéralisme et du socialisme.
Structures philosophiques du péché originel
Commencements de la créature
Fondements de l'éthique
"Fondements de l’éthique" est issu d’un exposé présenté par Paul Ricœur au Centre protestant de l'Ouest lors d'une session sur "Éthique et politique" qui s’est tenue en juillet 1983. Il procède à une construction de ce que Ricœur appelle "l’intention éthique" à partir des trois instances grammaticales du "je" (position de la liberté), du "tu" (face à face avec autrui) et du "il" (médiation des institutions).
Nature et liberté
Ce texte prend pour le fil conducteur la notion de liberté pour comprendre la nature humaine. La première partie du texte retrace le mouvement régressif de la notion de liberté, selon lequel la nature apparaît de plus en plus comme un autre de la liberté. Le point culminant de ce mouvement est un concept de l’homme comme "Je pur", qui nie toute nature en lui et hors lui. Dans la seconde partie du texte, Ricœur essaie de retrouver la nature comme médiation de la liberté. Ayant recours à la notion de l’être en tant qu’acte et désir, l’auteur montre que la liberté affirmative, réelle et puissante, s’exerce en effet comme une seconde nature en l’homme.
Il cammino della libertà : fenomenologia, ermeneutica, ontologia della libertà nella ricerca filosofica di Paul Ricœur
La "Préface" à Chiodi salue, synthétise et discute la lecture par Maurizio Chiodi de l’ensemble de l’œuvre de Ricœur sous le signe de la liberté, tout en la situant par rapport à "Soi-même comme en autre".
Les monothéismes à la recherche d’un nouvel humanisme [contribution de P. Ricœur suivie d’une discussion avec R. Rémond, J. Ellul et d’autres]
Dans "Les monothéismes à la recherche d’un nouvel humanisme", Ricœur interroge la place de l’Église dans la fondation d’un nouvel humanisme. Il re-sémantise ses réflexions passées sur les liens ténus entre Église et politique, et annonce, dans son étude de la morale, Soi-même comme un autre.
Philosophie et religion chez Karl Jaspers
"Philosophie et religion chez Karl Jaspers" (1957) reprend et synthétise l’exposé aussi bien que les critiques que Ricœur adressait (dans Karl Jaspers et la philosophie de l’existence, 1947) à la philosophie de Jaspers lorsqu’elle appréhende les questions de la transcendance et de la religion.
Phénoménologie existentielle
"Phénoménologie existentielle" est la contribution de Paul Ricœur à l’"Encyclopédie française" parue en 1957, présentant la phénoménologie existentielle comme un courant philosophique qui se situe "au confluent de la méthode phénoménologique issue de Husserl et la problématique existentielle reçue de la philosophie post-hégélienne". L’article traite notamment des analyses faites par la phénoménologie existentielle, autour de trois "cellules mélodiques" : le corps propre, la liberté, et l’autre.
L'expérience psychologique de la liberté
Ce texte Ricœur propose une "description" de "l’expérience psychologique de la liberté" autour du "sentiment de la responsabilité" en tant qu’il se tourne vers le passé, vers l’avenir et vers autrui.
Discerner pour agir
"Discerner pour agir", daté de 1950, propose une interrogation sur l’articulation entre la foi et la dimension profane de notre vie (économique, sociale, politique et culturelle), en quatre "tonalités" : (1) la liberté chrétienne, (2) l’engagement chrétien, (3) la vitalité chrétienne, (4) la résistance chrétienne.
Note sur l'existentialisme et la foi chrétienne
"Note sur l'existentialisme et la foi chrétienne" relève des écrits chrétiens du philosophe. Ricœur s’y interroge, en tant que chrétien, sur les leçons à tirer de l’existentialisme dans la perspective de la "prédication chrétienne", car il lui apparaît que les différents existentialismes de Sartre, Marcel, Camus permettent de mettre à nouveau à nu la spécificité du message évangélique.
Notre responsabilité dans la société moderne
"Notre responsabilité dans la société moderne" aborde la question du rôle des Églises protestantes dans la société occidentale contemporaine, marquée par la dimension dominante de la technique. Toute l'intervention repose sur l'hypothèse qu’"une société hautement rationalisée est une société où l'homme est beaucoup plus responsable".
Pour un christianisme prophétique
"Pour un christianisme prophétique", publié en 1948, vise à interpréter le rapport entre christianisme et politique en général comme un rapport d’inspiration et d’intention, à condamner le totalitarisme comme étant la maladie spirituelle de l’homme moderne et à affirmer la nécessité, pour une politique inspirée par la foi chrétienne, d’aborder les questions du prolétariat et du fédéralisme global.