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Gouverner au nom du roi entre Renaissance et guerres de Religion : la correspondance de Guy Chabot, gouverneur de La Rochelle, entre 1559 et 1572
Thèse non numérisée. Résumé : Le nom de Guy Chabot (1508-1584), baron de Jarnac, subsiste dans la mémoire collective grâce au "coup de Jarnac", habile passe d'armes qui lui valut de remporter la victoire lors du dernier duel judiciaire organisé par un roi de France, en 1547. Héritier d'un elongue tradition de service de la Couronne, courtisan élévé auprès des Valois, soldat formé par les campagnes italiennes, Guy Chabot obtint en récompense de ses services la charge de gouverneur de la Rochelle et de l'Aunis en 1559, qu'il conserva jusqu'à sa révocation en 1572. En tant que tel, il eut à affronter le déclenchement des premières Guerres de Religion et à gérer le basculement de la cité maritime dans le camp protestant, auquel il s'opposa avec détermination. Son exercice du pouvoir comme représentant de la majesté souveraine du roi éclaire les enjeux soulevés par une fonction située à mi-chemin entre le coeur de l'Etat et les réalités locales. Dans cette perspective, la correspondance du baron de Jarnac de 1559 à 1572, composée d'environ 350 lettres reçues et émises, offre à l'historien une source d'importance capitale. Editée ici pour la première fois, elle dévoile les spécificités d'un parcours singulier qui offre toutefois, dans ses dimensions à la fois sociales, politiques et religieuses, le modèle d'un gouverneur du XVIe siècle, confronté à la transition douloureuse entre Renaissance et guerres civiles.
« Soulager l’humanité souffrante ». La bienfaisance du duc de Charost en milieu rural 1770-1800
Thèse non numérisée. Résumé : Armand-Joseph de Béthune, duc de Charost (1738-1800), est un homme de son temps. Eclairé par les idéaux des Lumières, le duc appartient à cette première génération des philanthropes, moins soucieuse du salut de leurs semblables que de leur bonheur terrestre. L'étude de cette thèse se concentre sur le comportement bienfaisant qu'il adopta sur son duché-pairie en Berry. Il y tient le statut de seigneur qui lui donne, selon lui, une responsabilité et un devoir d'assistance envers ses vassaux. Le duc dépasse toutefois l'entreprise des seigneurs charitables qui se contenteraient de distribuer des aumônes. Il envisage une assistance raisonnée, proposant une solution adaptée à chaque catégorie de pauvres. Mais il entend aussi travailler en amont à la suppression de l'indigence. Une telle ambition lie nécessairerement la philantrophie à l'agronomie, dans un royaume majoritairement rural. Charost se rapproche ainsi des théories physiocratiques qui font de la terre la seule productrice de richesses. Autant investi dans l'agriculture qu'il l'est dans l'assistance, le duc essaie d'ouvrir le Berry aux innovations agricoles. La Révolution ne modère pas ses ardeurs et, malgré les changements institutionnels qui provoquent la disparition de la seigneurie, il soumet à présent des projets plus ambitieux. La place éminente de l'ancien duc dans la société parisienne lui donne une certaine audience. Charost rencontre, il est vrai de nombreux échecs, il n'en demeure pas moins l'incarnation originale d'un noble de haut rang préoccupé du sort de ses concitoyens, et soucieux de diffuser autour de lui les principes qui doivent "soulager l'humanité souffrante".
L’ordre du Saint-Esprit sous louis XIV : un instrument au service du pouvoir (1643-1715)
Thèse non numérisée. Résumé : L'Ordre du Saint-Esprit a été fondé en 1578 par Henri III pour rassembler la noblesse autour du trône dans une époque marquée par les divisions religieuses. Composé de cent membres, l'ordre impose à ses novices de faire la preuve de leur foi catholique et de quatre degrés de noblesse. A son avènement, Louis XIV se réapprprie cette distinction devenue la plus prestigieuse du royaume. Il célèbre trente promotions durant son règne,nommant près de deux cents chevaliers et commandeurs ecclésiastiques selon une chronologie révélatrice. La majorité est en effet nommée lors de deux cérémonies célébrées à des moments-clés du règne, en 161 et 1688. Ces dates témoignent de l'utilisation politique que Louis XIV fait de l'ordre. En 1661, le roi affirme son désir de gouverner sans principal ministre et récompense la fidélité des nobles qui l'entourent. Peu à peu, l'ordre du Saint-Esprit prend un caractère militaire plus marqué. En 1688, quelques mois après le début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le roi distingue des militaires haut-gradés et des gouverneurs de places frontalières. Les nombreuses petites promotions de la fin du règne honorent également des officiers militaires et des héros de guerre. Destiné à récompenser la fidélité, il lui permet également d'honorer le mérite; et notamment le mérite militaire. En rassemblant autour de lui la meilleure noblesse du royaume lors de cérémonies somptueuses, Louis XIV met l'ordre au service de la majeté royale. Il s'en sert aussi comme soutien financier de la monarchie, s'appuyant sur lui dans les moments difficiles du règne. L'odre du Saint-Esprit devient ainsi, entre les mains du roi, un instrument au service de l'absolutisme.
« L’intérêt est normand, et l’honneur est gascon ». Le Tribunal des maréchaux de France : agent régulateur du comportement et du crédit des nobles et militaires au XVIIIe siècle
Thèse non numérisée. Résumé : Le Tribunal du point d'honneur fut créé par Henri IV afin de concilier les querelles entre nobles et militaires et éviter ainsi les duels. A partir du règne de Louis XIV, les maréchaux dotent leur juridiction de règlements qui organisent la procédure. Des agents, de plus en plus nombreux à Paris comme dans les provinces, sont mis à leur service par le roi. Souvent liés aux milieux militaires, ces hommes jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement et dans l'évolution de l'institution. Inclus dans les réseaux de sociabilité des justiciables du tribunal- les nobles et le smilitaires français- , les membres de la compagnie du prévôt général de la Connétablie et maréchaussée de France sont de véritables intendants du crédit nobiliaire et militaire. Ils participent en outre à la formalisation d'un code juridique de l'honneur par le tribunal. Au départ impératif moral et social, l'honneur devient un principe juridique. Fort de celui-ci, le Tribunal du point d'honeur apparaît dans cette étude comme un agent régulateur du comportement des nobles et militaires mais aussi d'une forme de crédit qui leur était réservée. Seuls aptes à prouver une promesse de remboursement, les billets d'honneur sont les supports d'un régime privilégié de crédit régulé par le Tribunal des maréchaux et n'ayant cours qu'entre ses justiciables. Cette forme originale d'engagement ne reposant que sur l'honneur fut attaquée par les juristes et parlementaires. Les querelles institutionnelles qui ont eu lieu sont alors à comprendre et étudier au sein d'une vaste querelle de l'honneur et de l'intérêt caractéristique d'une "seconde modernité de l'honneur", du milieu XVIIe à la fin du XVIIIe siècle.
Confiscations en Catalogne française (1642-1652). La faveur royale loin du roi
Thèse non numérisée. Résumé : Ce travail propose d'explorer l'un des aspects les plus méconnus, paradoxalement, d'une période historique très étudiée et très sollicitée par les idéologies : la Guerra dels Segadors. Durant cette phase de la guerre franco-espagnole de 1635-1659, après s'être révoltée contre Philippe IV, la Catalogne se place sous l'obéissance de Louis XIII en 1641 et restera sous sa domination de 1642 à 1652. Le devenir pendant ces années là des élites catalanes et des institutions de la terre, théoriquement conservées par la France, a beaucoup moins été étudié que la révolte de 1640. A ce titre, la question des confiscations, souvent abordée de façon réductrice, permet un point de vue interne et profond sur cette société très particulière, fondée sur une entente entre les deux nations mais fragilisée par le contexte. Elle présente une triple importance : d'une part, la redistribution de ces biens en faveur des fidèles, souhaitée par les Catalans en premier chef, est fort épineuse. Le gouvernement français, connaissant mall a Catalogne et ses institutions, ignorait comment gérer pratiquement ces patrimoines grevés de dettes, intriquées dans des successions difficiles et surtout brigués par des coteries locales encouragées par les premiers dirigeants français pour asseoir leur propre pouvoir. L'éloignement de la cour et la minorité de Louis XIV favorisaient tous les abus. D'autre part, la diplomatie "possibiliste" de Mazarin oscille entre un projet de restituer la Catalogne à l'Espagne en échange des Pays-Bas et un discours conquérant affirmant que la province sera toujours unie à la couronne de France, et le sort des biens confisqués aux Catalans qui avaient suivi le parti de Castille reste toujours incertain, avec de nombreuses et nocives rumeurs de restitution générale. Malgré tout, autant parmi les Catalans fidèles que parmi les Français, plusieurs acteurs de premier plan ont cru sincèrement à l'idée d'une Catalogne française et ont défendu avec leur langage propre des théories pour que les confiscations soient gérées avec justice : Pierre de Marca, associé au gouvernement de la province entre 1644 et 1651, souhaitait respecter les anciennes lois et favoriser les communautés villageoises, afin de conserver l'adhésion populaire. Des gentilshommes catalans voulaient que la vieille noblesse soit privilégiée. Finalement, à cause de la difficulté des circonstances, de la pression militaire et de l'épreuve intérieure de la Fronde, les confiscations ne furent jamais des moyens de récompense et de fidélisation, mais plutôt un problème insoluble, symbole même d'une politiue pleine d'incertitudes caractéristiques de la "naissance dramatique de l'absolutisme".
La noblesse d’Aunis sous Louis XIV. Des recherches de faux nobles aux conséquences de la Révocation (1661-1715).
Thèse non numérisée. Résumé : Sous Louis XIV, la noblesse d Aunis compte une centaine de familles. Elles sont connues notamment grâce aux recherches des faux nobles menées par les intendants Barentin en 1667 et Bégon entre 1696 et 1700. Ces sources ont été complétées par le dépouillement des minutes de cinquante-six notaires entre 1680 et 1690, de registres de baptêmes, mariages et sépultures catholiques et protestants et de la correspondance de l intendant Arnoul, intendant de la marine de Rochefort de 1683 à 1688. La noblesse d Aunis se caractérise dans les années 1660 par une forte proportion de protestants et d anoblis par les charges municipales. Les nobles possèdent généralement un domicile à La Rochelle et une maison noble ou un château sur leurs terres ; les inventaires après décès et les rôles d imposition montrent une grande disparité des revenus, la richesse médiane étant assez faible. Les recherches de noblesse sous Louis XIV confirment la grande majorité des nobles dans leur état ; en revanche, la révocation de l édit de Nantes provoque une mutation de la composition de la noblesse, car certains protestants s exilent tandis que des nobles catholiques s installent à La Rochelle. Un dictionnaire prosopographique accompagne cette étude
Stratégie familiale et société nobiliaire dans la chevalerie d’Empire de Franconie au XVIIIe siècle : l’exemple de Christoph Ludwig von Seckendorff (1709-1781)
Thèse non numérisée
La noblesse dans le diocèse de Carcassonne, du XVIe siècle à la Révolution
Thèse numérisée
Les notables de l’élection de Carentan (1670-1790)
Thèse numérisée
La vie des nobles en Cornouaille à la fin de l’Ancien Régime
Thèse numérisée
Les bibliothèques des nobles parisiens à la fin du XVIIIe siècle
Thèse numérisée
Itinéraire intellectuel et réussite nobiliaire au siècle des Lumières : Emmanuel de Croÿ (1718-1784)
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes
Les comtes de Forez et la frontière auvergnate de leur comté (1173-1372)
Thèse en accès restreint, consulter l'Ecole nationale des chartes
Le duché de Montpensier (1539-1789)
Thèse non numérisée
Des comtes du palais
Thèse numérisée
De l’ost et de la chevauchée, ou du service militaire des fiefs nobles en France pendant les XIe, XIIe et XIIIe siècles
Thèse numérisée