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La souffrance n’est pas la douleur
"La souffrance n’est pas la douleur" est le texte d’une conférence publiée dans "Revue de psychiatrie française" en 1992. La distinction entre souffrance et douleur correspond à un idéal-type permettant de différencier les signes du souffrir au plan physique de ceux relevant du plan éthique et moral. Réarticulant le souffrir à sa conception de l’agir humain, Ricœur veut toutefois identifier dans notre capacité à endurer la souffrance ce qui peut nous permettre de surmonter la douleur, voire de lui donner un sens.
L’éthique, le politique, l’écologie : entretien avec Paul Ricœur
"L’éthique, le politique, l’écologie. Entretien avec Paul Ricœur" effectue un tour d’horizon des problèmes relatifs aux discours écologiques dans l’époque contemporaine. Entre la question plus philosophique impliquant la prise en compte de la place réelle de l’homme dans la nature et celle sur le rôle des partis politiques écologiques, Ricœur plaide pour un équilibre entre l’appartenance de l’homme à la nature et son exceptionnalité.
Connaissance de l’homme par la littérature du malheur
"Connaissance de l’homme par la littérature du malheur" propose une lecture d’une sélection de livres d’après-guerre, qui démontre leur capacité collective de révéler l’éventail complet des possibilités humaines.
Enjeux philosophiques de l'intervention
Les textes parus dans "Intervenir ? Droits de la personne et raisons d’État" soulèvent des enjeux éthiques, politiques et juridiques posés par les interventions humanitaires, armées ou visant à contrer l’exclusion sociale. Ces enjeux surgissent dans l’intervalle qui s’ouvre entre les deux pôles fondamentaux du problème que constituent la souffrance des victimes à secourir ou soutenir et la violence potentielle inhérente à la réalisation du secours. Ricœur suggère que la légitimité morale, politique et juridique d’une intervention dépend de la manière dont elle tient compte tout à la fois du droit d’accès aux victimes qui appellent au secours, du devoir d’assistance que cet appel impose comme un impératif aux témoins de la souffrance, de la souveraineté des États et du caractère potentiellement violent et intrusif des interventions. En l’absence d’une règle stricte et universelle permettant de trouver l’équilibre entre ces différents critères et de déterminer ainsi quelle intervention est légitime dans une situation donnée, l’exercice de la sagesse pratique (phronêsis) s’avère chaque fois nécessaire.