Glossaire

  • bīja : syllabes-germes. Désigne un phonème monosyllabique dont la sonorité ou la vibration a une valeur sacrée en Inde. Le terme sanskrit correspond littéralement au "germe", car les bījas sont à la base des dhāraṇīs, ces formules sacrées mystiques ou ésotériques.

  • bodhisattva : Littéralement "être d'Éveil". Dans la tradition bouddhique indo-tibétaine, ce terme désigne un être qui a fait le vœu de s'engager dans la Voie conduisant à l'Éveil afin d'avoir les pleines capacités pour œuvrer pour le bien de tous les êtres. La "carrière" d'un bodhisattva comporte différentes étapes. Certains bodhisattvas sont de ce fait plus avancés que d'autres. On distingue traditionnellement huit grands bodhisattvas :
    Ᾱkāśagarbha
    Avalokiteśvara
    Kṣitigarbha
    Maitreya
    Mañjuśrī
    Samantabhadra
    Sarvanivaraṇa viṣkambhin
    Vajrapāṇi

  • buddha : être éveillé. Parmi l'infinité des buddhas, deux groupes sont représentés dans la tombe :
    - les cinq buddhas primordiaux : Akṣobhya, Vairocana, Amoghasiddhi, Amitābha, Ratnasambhava.
    - les 35 buddhas de purification

  • dhāraṇī : formule sacrée ésotérique. Dans la plupart des cas, dhāraṇī est équivalent au terme mantra.

  • harmika : petite plateforme carrée généralement entourée d'une balustrade. Elle est située au sommet du "ventre" (ou partie bombée) d'un stūpa. Des reliques sont souvent déposées à l'intérieur.

  • kirtīmukha : animal mythique crachant des colliers et des joyaux.

  • lantsa : écriture indienne dont l'usage fut très répandu au Népal dès le XIe siècle. Par la suite, cette écriture (aussi connue sous le nom de randja) fut également employée au Tibet et en Mongolie pour écrire le sanskrit sous une forme ornementale, notamment pour les titres d'ouvrages et pour les dhāraṇīs qui sont traditionnellement inscrites sur des éléments architecturaux comme les poutres des bâtiments.

  • Les quatre rois célestes : dans la cosmologie indienne, ce sont les gardiens des quatre directions, et dans le bouddhisme, on leur attribue en outre un rôle de protection de l'Enseignement du Buddha. Ce sont :
    - Vaiśravaṇa, le roi du Nord,
    - Virūpākṣa, le roi de l’Ouest,
    - Dhṛtarāṣṭra, le roi de l’Est,
    - Virūḍhaka, le roi du Sud

  • maṇḍalas : diagramme géométrique où sont imbriqués des cercles et des carrés concentriques qui symbolisent les différents aspects de la demeure divine d'une Déité et la Déité elle-même. Maṇḍala peut également désigner une représentation symbolique de l'univers ou une aire rituelle sacrée.

  • mudrā : littéralement "sceau", est une position codifiée et symbolique des mains. Il existe un grand nombre de mudrās. Dans la tombe sont représentés :
    - le mudrā de la prise de la terre à témoin (skt. bhumisparśa mudrā)
    - le mudrā de l’Éveil excellent (skt. bodhyaṅgi mudrā)
    - le mudrā du don de la non peur (skt. abhaya mudrā)
    - Le mudrā de l'enseignement (ou mudrā de la mise en mouvement de la roue de la Loi bouddhique) (skt. dharma cakra mudrā)
    - le mudrā de l’argumentation (skt. vitarka mudrā)
    - le mudrā du don (skt. varada mudrā)
    - le mudrā de l'absorption méditative (skt. dhyani mudrā)
    - le mudrā de la soumission (skt. karaṇa mudrā)

  • pothi : livre dont le format oblong copie celui des ouvrages indiens appelés "ôles" dont le texte est gravé à la pointe sur des feuilles de palmiers.

  • roue du Dharma : traditionnellement, l'enseignement donné par le Buddha est symbolisé par une roue comportant huit rayons qui représentent chacun un des principes importants de la Loi bouddhique. Lorsque le Buddha donna son tout premier enseignement, on dit ainsi qu'il "mit en mouvement la roue de la Loi".

  • stūpa : édifice indien dans lequel étaient enchâssées des reliques sacrées. Son architecture évolua considérablement au cours des siècles et selon les aires culturelles dans lesquelles le bouddhisme se diffusa. Il a à la fois une fonction funéraire et une fonction de commémoration du Buddha. C'est pourquoi la tradition bouddhique distingue huit grands stūpas associés chacun à un épisode important de la vie du Buddha comme par exemple la réalisation de l'Éveil. C'est ce "stūpa de l'Éveil" qui est représenté dans la tombe.

  • svastika : terme indien signifiant "bonne fortune". Il s'agit d'un symbole très ancien dont les variantes se retrouvent dans de nombreuses aires culturelles. Particulièrement diffusé en Inde, il est de ce fait extrêmement commun dans l'ensemble des traditions bouddhiques à travers l'Asie. La svastika est chargée d'une grande capacité de bénédictions, mais il existe différentes interprétations de son symbolisme. Pour les Chinois et les Mandchous, ce signe est associé à la longévité, pour les Tibétains au mouvement éternel. L'usage de la svastika fut malheureusement repris et totalement détourné de son sens originel par Hitler avec la croix gammée nazie.

  • vajra : ce terme est souvent traduit par "diamant" ou "foudre". Il symbolise l'indestructibilité. Sa forme est symétrique : deux parties, qui se terminent par des branches repliées rejoignant à leur sommet une branche centrale, flanquent une partie centrale qui est bombée ou ronde.

  • vajra āsana : un āsana est une posture du corps particulière. Vajra āsana est la posture du vajra ou posture du diamant. C'est celle qu'avait le Buddha Śākyamuni lorsqu'il réalisa l'Éveil. La posture du vajra est parfois appelée posture du lotus, padma āsana.

  • Suméru (ou Mont Méru) : montagne cosmique indienne, axe du monde.

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