Représentations de la table et de la commensalité (1150-1350). Dans la moitié septentrionale de la France, l’Angleterre et les Pays-Bas
À propos
Thèse non numérisée. Résumé : Cette Thèse s’inscrit au croisement de l’histoire de l’alimentation et de l’histoire des idéologies et des représentations. Les historiens de l’alimentation s’intéressent de plus en plus à la cour. En effet, l’organisation de la salle du banquet reflète la société ; le roi, les serviteurs, les jeunes, les femmes, sont mis en relief par la table à laquelle ils siègent. On s’intéresse également à l’iconographie religieuse, en particulier les repas vétéro-testamentaires et eucharistiques pour les intégrer dans le cadre des représentations de la commensalité. Le terme de commensalité se diffuse en français et en latin, au début du XVe siècle et place l’objet de la table comme le centre de la pratique conviviale. On s’intéresse à la Table de Dieu, et principalement au sujet de la cène. Au XIIIe siècle, l’image de la Cène est d’abord celle de la chute du mauvais convive. Un aspect important de la représentation de la commensalité se manifeste avec un éclat particulie dans les images de repas divins : l’importance de l’axe vertical.La Table du roi est généralement identifiée par l’étude du Lancelot en prose. La table semble avoir une véritable fonction: c’est à table que se fait la circulation des nouvelles entre les convives. Les images de la table du roi présentent l’isolement de celui-ci. Mais c’est à partir de 1300 que le roi solitaire cesse d’etre connoté négativement. Une autre question intéresse les historiens de l’alimentation, celle de la mixité conviviale. A la cour la présence de la reine est exceptionnelle ; dans la maison seigneuriale, elle est systématique.La table et l’image de table sont deux représentations qui reflètent un espace symbolique organisé